Le mythique club des Glasgow Rangers a été exclu du championnat pour de larges difficultés financières. L’emblématique équipe d’Ecosse est peut-être amenée à disparaître après 14 décennies de bons et loyaux services. Dommage, hommage.

Au mois d’août dernier, j’ai eu la chance de partir pendant trois semaines dans la capitale écossaise dans le cadre d’une excursion scolaire. Toute personne normalement constituée et non familière du football me plaindrait pour cela.  Et je ne vous accablerais pas. Il est évident que passer 21 jours au fin fond du Royaume-Uni, dans un environnement bondé de rouquins aux accents aussi inaudibles que nuisibles semble être un calvaire pour tout homme normalement constitué.

Figurez-vous que l’expérience fût un véritable succès bordé d’épanouissement. Au-delà du fait que nous étions entre amis, j’ai également eu la chance de vivre une rencontre de chaque coté de Glasgow : chez les verts, et chez les bleus.

Je ne connais pas de rivalité plus ardente que celle qui existe entre le Celtic Glasgow et les Glasgow Rangers. Ainsi, j’ai voulu tester l’ambiance des deux stades, les chants des deux camps, et le jeu des deux équipes.

Du coté des Rangers

Fin juillet 2011, les Glasgow Rangers doivent affronter l’équipe suédoise de Malmo pour un match de Ligue des Champions ! Tour préliminaire, certes, mais Champions League tout de même !

Dans l’unique but  de trouver l’Ibrox, stade des Rangers, je décide d’errer dans les zones industrielles de Glasgow qui font offices de rues. Au détour d’une passerelle, je croise deux péquins qui portent le maillot de l’équipe hôte. Eureka, je leur demande alors la situation du stade dans un anglais perfectible : « Ibrox, ouais Risite ?  Plize ». Après avoir fait semblant de comprendre de quoi ces deux supporters parlaient, je me suis dirigé vers ce que je croyais être la direction du stade, en tout cas la direction que prenaient les bras agités du duo. De cette traversée, je ne retiendrais qu’une chose : il faut préférer les routes plutôt que les champs et ne pas avancer qu’en fonction de la visibilité du stade. Même si j’ai pu ramasser un maillot de Chelsea en coupant à travers un genre de pré, il ne s’agît pas forcément d’arriver au stade avec de la boue jusqu’aux genoux.

Propre ou non, je suis arrivé à bon port. Et malheureusement, j’ai vu un match terne des Rangers qui, au-delà de m’avoir fait perdre de l’argent sur un pari sportif dont ils partaient largement favoris, a livré un jeu terne, non digne d’une équipe championne d’Ecosse. Tous les ballons partaient sur l’attaquant Jelavic, mal habile de ses pieds, en tout cas ce jour là. Un kick and rush décidément peu sexy. L’attaquant bosnien me paraît plus heureux avec ses pieds du coté de Liverpool où il fait actuellement les beaux jours d’Everton. Un but de Daniel Larsson juste après le premier quart d’heure aura suffit à la valeureuse équipe suédoise pour l’emporter. Je suis sorti de ce match un peu déçu.

Plus tard dans la semaine, j’ai eu la chance de visiter l’enceinte. The Ibrox Stadium. La salle des trophées, le couloir menant à la pelouse, les tribunes présidentielles… Dans ce stade, tout m’a fait rêver, même la pipe de dans la pièce réservée aux gloires du club.

You’ll Never Walk Alone

Fort d’un constat mitigé sur le club des Rangers, je me décide de me faire ma propre opinion sur l’ennemi juré, le Celtic Glasgow. C’est à un match de championnat face au Dundee United que je décide de me rendre. D’emblée en arrivant au stade, la ferveur n’est pas tout à fait similaire. Si pour les deux clubs, l’ambiance est familiale et très populaire, il y avait en revanche beaucoup plus de monde au Celtic Park, et surtout les chants ! Les chants de supporters qui n’ont cessé de rendre l’atmosphère encore plus chaude qu’elle ne l’était déjà. Les buts s’enchaînant comme les perles d’un pétomane, le spectacle était bel et bien là.

Six buts plus tard, ma conclusion était faite, je préfère véritablement le Celtic Glasgow au Glasgow Rangers. Et pour cette raison, je ne vais pas m’éterniser sur The Celts, afin que ce billet ne soit pas considéré comme un coup de marteau supplémentaire sur la tête des Rangers.

En attendant que les deux clubs se ré-affrontent éventuellement en Premier League, souhaitons leur une large domination face à des clubs qui accueillent 800 supporters de moyenne. Rappelons que l’Ibrox peut accueillir près de 51 000 personnes…

Morgan Lecouflet

Morgan, frêle et longiligne athlète d'un quart de siècle observe le football anglais comme il mange du regard les menus McDo. Il foule les rectangles verts dès son plus jeune âge mais raccroche les crampons à 12 ans, après six exercices de bons et loyaux services.

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