Le Danemark sur le front du hooliganisme
13 décembre 2012Le phénomène prend de l’ampleur depuis le début des années 90 dans ce petit pays nordique, jusque là seulement dérangé par des actualités aussi dramatiques que la disparition de la tête de la sirène de Copenhague. Certains avancent une origine parallèle au premier engagement militaire du Danemark dans les Balkans en 1994. Avec une équipe nationale en berne, boudée par les principales chaînes du pays au profit de sports plus rentables comme le handball, la DBU (fédération danoise de football), avait besoin d’une toute autre publicité.
En 2007 par exemple, un match qualificatif pour l’Euro 2008 entre le Danemark et la Suède a été arrêté suite à l’agression de l’arbitre par un hooligan danois. Le Danemark avait alors perdu sur tapis vert.
Fin novembre dernier, les supporters de Brondby n’ont pas aidé les finances de leur club, déjà endetté à hauteur de 33M€ et dans le fond du classement en championnat, lors des jets de fumigènes et de l’envahissement du terrain contre le FC Copenhague lors du quart de finale de la Coupe nationale. Les supporters de Brondby ont en effet provoqué les Yankees, supporters de Copenhague, et voulaient en découdre plus durement. Les forces de l’ordre ont mis de longues minutes à rétablir le calme. Les supporters de Copenhague ont ainsi arraché pour 40K€ de sièges dans la tribune visiteurs. En avril dernier, la précédente confrontation entre les deux clubs avait provoqué plus de 160K€ de dégats. Nordsjælland était aussi touché par ce phénomène pratiquement au même moment.
Autre grande nouveauté, les faits reprochés au supporters danois hors des frontières du pays pourraient leur valoir une interdiction de stade à leur retour. Retrouvez l’intégralité de ces mesures dans ce document, en danois.
Les interdictions de stade touchent pour le moment 66 personnes au Danemark. Ce plan pourrait multiplier par 5 ce chiffre.
Une question : que feront les personnes qui ne seront pas au stade à ce moment-là ? Personne n’a jamais réussi à répondre à la question, trop content de ne plus avoir de cas difficile à gérer dans sa zone de responsabilité.
Crédits : politiken.dk











Sébastien Couix





