C’est bien connu, quand on aime le foot, on veut à tout prix imiter ses idoles. On rêve tous de fanfaronner devant un virage en fusion après avoir marqué le but de la victoire. On rêve tous de finir en slibard au milieu du terrain, dépouillé par ses supporters complètement hystériques après l’obtention d’un titre. On rêve tous de déclarer qu’ Al Rayyan est notre club de cœur et que l’argent n’est pas une priorité. On rêve tous…

Bien plus qu’un rêve, n’oublions pas que le football est aussi un apprentissage permanent, une école de la vie.

Le foot mieux que la géographie

« Tiens toi le p’tit nouveau, cite moi une ville en Turquie ? – Galatasaray m’dame » Le foot a complètement changé notre rapport aux villes et à la géographie en général. Le nom des clubs remplaçant très souvent le nom des villes ou de certains quartiers. Ainsi le footeux ne sait absolument pas que la Fiorentina est en fait la ville de Florence. Quand il part en vacances, ses destinations se nomment Bayern, Real, Atalanta, Arsenal. Normal de se payer un 0 en contrôle de géographie lorsque l’on place des noms de clubs un peu partout sur une carte. La ligue Europa, la coupe de France et les éliminatoires sont aussi l’occasion de découvrir tout un tas de charmants noms de villes et pays : Bate Borisov, Schiltigheim, Iles Féroé…

Environ 99 % des Français ignorent l’existence de l’Azerbaidjan. Pas nous, car nous étions devant la télé pour jubiler du score de baby infligé par les bleus. Même Desailly avait planté.

Enfin, petit hommage à Michel Platini qui a décidé d’ouvrir la Champions aux « petits championnats ». Désormais au baccalauréat, au moment de donner un nom de villes/pays pour la lettre Z, vous pourrez vous la péter en sortant Zilina.

Le foot mieux que les mathématiques

Si Lens gagne par deux buts d’écart, qu’Auxerre ne marque pas plus de 16 buts, et que dans le même temps Marseille fait au moins match nul si et seulement si Lyon ne perd pas… Tous les ans, en ligue des champions ou en championnat, nous avons le droit aux petits tableaux de probabilité pour déterminer qui sera champion, qui sera relégué, qui sera cocu. Véritable casse-tête pour les non-initiés, ces exercices sont d’une facilité déconcertante pour nous. Très franchement, le prof peut aller se rhabiller avec son train qui part à 14h50 et qui roule à une vitesse constante de 200 km/h.

Vous seriez très surpris d’apprendre que de très célèbres mathématiciens ont pu donner naissance à des théorèmes, des lois et des formules grâce au foot. Pythagore était un fervent supporter de l’AEK Athènes et ne séchait aucun match de son équipe à domicile. Thalès n’avait d’yeux que pour le Pana et Einstein aurait donné sa vie pour assister à un sacre du VFB Stuttgart. Ce dernier aurait très bien pu intégrer le groupe pro, mais un problème récurrent au ménisque l’en empêcha. C’est cette passion pour leur club et leur attachement aux résultats qui leur permirent d’être connus et reconnus dans le monde des mathématiques.

Le foot mieux que le management

Notre passion pour le football se décline bien sûr en jeux vidéo. « J’ai pris Calais la, après trois montées successives, j’en suis déjà à deux Ligues des Champions » L’entraîneur, Football Manager, Roger Lemerre, Guy Roux manager… autant de titres qui nous ont permis d’acquérir des méthodes managériales des plus pointues. Avec sept heures de pratique quotidienne et quelques manettes explosées plus tard, nous pouvons logiquement revendiquer une équivalence dans une grande école de commerce, les frais annuels en moins. Etre à la tête d’une entreprise du CAC 40 serait aussi simple que de rendre Barcelone champion d’Europe. Gérer un groupe et ses humeurs, faire tourner, recruter un jeune prodige, recadrer un joueur, équilibrer les comptes, calmer les supporters… sont autant d’aptitudes que nous maîtrisons. Les plus fous n’hésitent pas à mener de véritables conférences de presse aux toilettes ou dans leur douche : « Mais tu parles tout seul ? – Pas du tout, je faisais un point presse sur mon avenir ! »

Le foot mieux que l’orthophoniste

Rabesandratana, Schweinsteiger, Ibrahimovitch, Jankulovski… Le football est remplis de noms de joueurs à rallonge et imprononçables. Les intendants des clubs s’arrachent les cheveux au moment de caser le nom de la dernière recrue ukrainienne. S’il est un exercice difficile de caser 32 lettres sur un dos de maillot, on pourrait croire que prononcer leurs noms relève du miracle. Détrompez-vous. Nous, amoureux du ballon rond, pouvons les prononcer sans sourciller, avec pour contrainte supplémentaire un morceau brûlant de pizza dans la bouche et une bière à la main. Une personne lambda passerait plus d’une heure avant d’accoucher la compo d’équipe du Shaktar ou du CSKA. Tandis que nous, habitués à tous ces noms barbares, pouvons nous targuer de posséder une élocution des plus claires et ainsi briller lors de nos nombreux discours et débats.

Peut-être qu’un jour le Football sera proposé comme matière à l’école et que nous obtiendrons un BAC F (comme Football) option repli défensif.

Le Foot, mieux que tout ?

Ces jeunes ont tout compris, ils regardent déjà les meilleures vidéos sur PKFoot

Eric Espinosa

Eric n'a alors que 7 ans quand il découvre le Football. Il passe le plus clair de son temps à imiter ses idoles : Raï, Loko, Cavéglia. N'ayant pas le talent pour embrasser une carrière professionnelle, il décide alors d'écrire sur l'actualité du ballon rond.

Eric Espinosa
  • http://twitter.com/tuxboard Alexandre

    Excellent, et carrément pas faux du tout !

    Niveau sportif, faudrait peut-être leur apprendre de meilleures choses, notamment au niveau du fairplay, parce que le foot n’est pas meilleur que les autres dans ce cas.

  • Morgan

    waw +1

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Voilà des mots qui en feront certainement parler plus d’un. Relever les fautes évidentes de français proposées par les joueurs ...