Depuis le 1er juin, date d’ouverture du marché des transferts, chacun des mordus de football rafraîchit la page d’accueil des sites sportifs, au moins 132 fois par jour, et ce pour être premier au fait d’un nouveau mouvement.

Nous pouvons remarquer que l’été s’annonce houleux en termes de recrutement. Même les clubs français les plus radins, d’habitude très proches de leurs comptes, se mettent à réaliser quelques emplettes. C’est le cas, par exemple, du Stade Malherbe de Caen, qui a déjà commencé sa liste de courses. Après avoir fait les bonheurs des grands clubs français, notamment l’Olympique Lyonnais, le LOSC profite de son excellente gestion des années précédentes pour acquérir des bons joueurs de Ligue 1 dans le but de confirmer cette saison 2010-2011.

La capitale française risque fort de reprendre quelques couleurs grâce au rachat du Paris Saint Germain par un milliardaire de la famille princière qatarie. Si les plus grands noms ont étés évoqués, Eto’o et Berbatov, ce n’est pour le moment que Bisevac qui reste la rumeur la plus chaude. Toutefois, ce sont bien ces mêmes parisiens qui effectuent pour le moment le plus gros coup du mercato, en ayant enrôlé l’attaquant international français Kevin Gameiro, qui va faire beaucoup de bien au collectif.

Quid des directeurs du football outre-manche ?

Si le mercato estival des plus grands clubs européens est plus actif que les années précédentes, ce n’est pas le fruit du hasard. En effet, les transferts à coup de dizaine de millions d’euros vont être amenés à disparaître. La réforme de Platini oblige les dirigeants à équilibrer les comptes de leurs entreprises footballistiques. Lorsque nous savons qu’un club comme Manchester United tente de faire face à une dette colossale d’environ 800 millions d’euros, nous comprenons mieux la stratégie de recrutement de Sir Alex Fergusson qui consiste à acheter des jeunes très prometteurs, et tant pis s’ils sont chers. Pour preuve : vingt billets d’un million d’euro ont dû être sortis pour acquérir le jeune Ashley Young, qui a pourtant réalisé une piètre saison avec Aston Vila.

Du coté de la Mersey, le club ennemi, nous pouvons remercier les nouveaux investisseurs qui ont déjà réussi un gros coup au mercato hivernal, en achetant deux espoirs du football européen, Andy Caroll et Luis Suarez pour la somme récoltée par les ventes de Fernando Torres et de Ryan Babel. ACTIF = PASSIF, place au recrutement estival :

En un mois, les reds ont déjà enregistré deux recrues intéressantes et ne souhaitent pas s’arrêter en si bon chemin, Charlie Adam, le meilleur joueur de Blackpool FC ainsi que Jordan Henderson, le milieu polyvalent de Sunderland, international anglais ont plié bagages et les ont déposés au Nord Ouest de l’Angleterre. Le club souhaite encore recruter des joueurs pour compenser son coté gauche défaillant, Stewart Downing et Aly Cissokho sont cités pour rejoindre les liverpuldiens.

Et l’adaptation ?

Jamais un club de football européen ayant enregistré un grand nombre de recrues en une période si limitée n’a pu réussir l’année suivante. Dans le sport de haut niveau, l’adaptation des nouveaux éléments est primordiale sur la qualité intrinsèque de l’athlète. Manchester City, riche de ses petrodollars, exerce un recrutement intelligent mais trop conséquent. Finalement, ils ne parviennent à décrocher une quatrième place qualificative pour la Ligue des Champions qu’en deux ans. Après plusieurs promotions successives, Arles-Avignon a commis cette même erreur, pensant ne pas disposer d’un effectif suffisamment bon pour se maintenir en Ligue 1. Le résultat est sans appel, embaucher une dizaine de nouveaux joueurs et un nouvel entraîneur ne fait qu’envenimer une situation déjà compliquée.

Nous ne sommes pas dans FM98 !

Invitons donc nos amis dirigeants des plus grands clubs du ballon rond à rester sage malgré les enveloppes confiées. Certes, je conviens qu’il est très excitant de savoir que untel portera les couleurs de son ancien club, que X s’enfoncera dans un nouveau championnat, que Y tente un grand retour en Italie. Mais si nous ne voulons pas de football trop champêtre à la rentrée, gageons plutôt sur un recrutement intelligent et compensatoire plutôt qu’une razzia madrilène destinée à nourrir le banc et la démotivation des plus grands joueurs.

Après la valse des entraîneurs, celle des joueurs

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Morgan Lecouflet

Morgan, frêle et longiligne athlète d'un quart de siècle observe le football anglais comme il mange du regard les menus McDo. Il foule les rectangles verts dès son plus jeune âge mais raccroche les crampons à 12 ans, après six exercices de bons et loyaux services.

Morgan Lecouflet
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