Il y a environ un an, la rédaction de PKFoot faisait état d’un écart d’attractivité entre la Ligue 1 et la Premier League Anglaise. A l’époque, nous vous parlions déjà des différences entre les jeux pratiqués, les noms de stades, les WAG et nous tirions également la sonnette d’alarme sur le fossé qui demeure entre les deux pays, concernant les moyens financiers.

Aujourd’hui, nous mettons l’accent sur le surnom des équipes. Vous comprendrez que le championnat anglais n’est  qu’une sombre histoire de chasse entre différents êtres qui résident au beau milieu d’une forêt sauvage. Nous allons vous le prouver par le biais de cette petite histoire digne des plus grands castors.

Il était une fois dans la forêt de Sherwood, une petite famille de chasseurs provenant de la capitale. Ces camarades décidèrent il y a peu de s’organiser une petite sauterie pour fêter l’anniversaire d’un des leurs. Quoi de mieux qu’une session de tirs pour se créer des souvenirs entre potes ? C’est en tout cas ce que pensait la fratrie des Gunners comme ils aimèrent se faire appeler.

La journée commença par une série de tirs sur cible presque non mouvante. L’ainé de la famille eut, en effet, la bonne idée d’emporter des animaux vieillissants dans sa remorque afin que lui et ses frères s’entraînent. Les pauvres Black cats, à peine enthousiastes à l’idée de sortir de ce guet apens n’eurent même pas le temps d’amorcer une once de course que les frangins fusillèrent déjà leurs jolis minois.

L’heure du déjeuner approchant,  les trois frères, dépourvus de sandwich au beurre de cacahuète, se décidèrent à manger du chat. Le plus jeune de la famille, mais certainement le plus fou, compta sur ses Hammers pour dépecer et cuisiner les félins. En guise de desserts, il fallu compter sur un soupçon de bon sens, les Toffees apportés par le timide cadet furent dévorés en deux minutes.

Le climat typiquement anglais et la densité de la forêt nous amènent à penser qu’il est déjà la fin de journée tant il fait sombre à certains endroits. Dans le mille, les chasseurs Gunners n’ont pas vu le temps passer et il est déjà 6 pm ! La légende dit que cette forêt abrite de nombreux brigands de grand chemin, mais la fratrie l’ignore… Ils décidèrent, heureux, d’arpenter cet espace naturel, bien décidés à ne pas rentrer bredouille.

Soudain, les buissons remuent, les branches tremblent : c’est une meute ! Les chasseurs, naïfs, croient voir des matous et voient en cette aubaine l’occasion de ramener de la viandasse. Grossière erreur puisqu’il s’agît en fait de Wolves affamés de leurs décennies de disette. Les veinards de Gunners, pourtant bien soûls trouvèrent le temps d’armer leurs fusils et d’abattre ces loups, bien trop inoffensifs et peu enclin à courir pour grappiller quelque chose pour leur maintien.

« La peur de ma vie » s’exclama le benjamin, qui arborait pourtant sa fierté de marteler des chats quelques heures plus tôt. « Quand est-ce qu’on rentre » demanda le cadet. L’ainé fît preuve de beaucoup d’autorité lorsqu’il tapa du poing sur la… terre comme pour montrer qu’il ne partirait pas de cette forêt sans avoir découvert le secret dont elle est munie. Il semblait surtout avoir trop abusé des bouteilles et se sentait désormais en mission.

Les Gunners repartirent à l’aventure, un peu plus frileux qu’auparavant. Seul l’ainé restait fier, sûrement grâce à son taux d’alcoolémie. Son cœur n’a fait qu’un tour lorsqu’il crût apercevoir une ombre à quelques pieds d’où il se trouvait. Ses deux frères, cachés et déjà remplis de frousse dans leur caleçon, l’invitèrent  à rebrousser chemin. Nenni, Robin, le Gunner  le plus fou, et sûrement le plus talentueux, était bien décidé à retourner le bois pour y voir plus clair.

Se rapprochant de l’endroit suspect, Robin se fait âprement attaqué par ce qui n’était autre que des Wanderers et des Rovers, ceux là même censés voler le butin des concurrents. Les collègues de l’ainé s’armèrent de courage pour défendre leur grand frère. Travaillant d’arrache-pied pour venir à bout de ces étranges vagabonds. Mais ces errants se font de plus en plus nombreux, les trois frangins croient apercevoir des Cottagers à cinquante mètres plus loin. Ils prirent donc la fuite vers ces habitations voisines, qui, les accueillirent à bras ouverts malgré l’odeur nauséabonde de la vinasse.

Ainsi se trama la légende des origines des surnoms des clubs anglais. Assez décriée, cette version est pourtant narrée de père en fils depuis des décennies. PKFoot compte sur vous pour en faire de même !

L’origine des surnoms des clubs anglais

Oui, ce mec est bien John Utaka

Morgan Lecouflet

Morgan, frêle et longiligne athlète d'un quart de siècle observe le football anglais comme il mange du regard les menus McDo. Il foule les rectangles verts dès son plus jeune âge mais raccroche les crampons à 12 ans, après six exercices de bons et loyaux services.

Morgan Lecouflet
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