L’édito décalé

On se fait la belle ?

Un non-match ou une défaite écrasante, cela arrive malheureusement à de nombreux clubs. Dans notre Ligue 1 2014/15, Reims ou Rennes, défaits 0-4 et 0-3 par Marseille et Toulouse lors de la dernière journée, aimeraient probablement avoir le droit de rejouer la partie.

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Les Portugais et les Russes sont plus forts que nous

10-0, c’était le score du match France-Azerbaïdjan en septembre 1995. 19 ans après, Saint-Etienne arrache un nul 0-0 grâce à un très bon Stéphane Ruffier chez le Qarabag Agdam. Christophe Galtier avait pourtant aligné la meilleure équipe possible. Il n’y a donc plus de petites équipes en Europe ou est-ce la France qui stagne, voire régresse ?

L’important n’est pas de participer mais de ne pas perdre. Telle pourrait être la devise des entraîneurs de Ligue 1. Notamment celle de René Girard qui a bâti une équipe solide et solidaire à Lille, une formation suffisamment forte pour s’installer sur le podium du championnat. Au niveau européen, cela ne suffit pas car les adversaires sont aussi solides et rigoureux tout en ayant un niveau technique largement supérieur. Cela s’était vu logiquement contre Porto, un habitué des joutes en Ligue des Champions, et peut-être de manière un peu plus surprenante contre Krasnodar.

Le point commun entre les Russes et les Portugais ? Avoir des internationaux du pays et des sud-américains virevoltants capables de jouer vite, de combiner, d’éliminer. Pour inverser la tendance ou au moins freiner la décadence des résultats des clubs français en Europe, la L1 manque peut-être plus d’idées que de pétrole. Plus que le manque d’envie de bien faire, nos clubs doivent essayer de perdre la peur de mal faire, se libérer et essayer de former/recruter des profils plus techniques.

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Le football est-il si prévisible ?

Paris, Lille et l’OM sur le podium de L1, voici les prévisions de l’Observatoire du football, un groupe de recherche faisant partie du Centre International d’Etude du Sport basé en Suisse. S’appuyant sur différentes données comme le statut des joueurs, la cohésion de l’effectif et l’ambition des clubs, il annonce aussi les futurs rélégables : Nice, Caen et Lens en France. Que faut-il penser de ces analyses qui sacrent également Chelsea, le Barça et la Roma dans leurs championnats respectifs ?

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La fin du mercato, c’est pas trop tôt !

Enfin, la période estival des transferts est terminée. Après quatre journées de championnat en France et les barrages de Coupe d’Europe, les effectifs vont enfin se stabiliser… pour quatre mois, jusqu’au mercato hivernal.

Durant cet été où les agents s’en mettent plein les poches et où les joueurs changent de club de cœur à chaque nouveau 0 sur le chèque, les coachs tremblent de perdre leur star ou piaffent d’impatience de piquer celle du rival. Et dans ce torrent de chiffres (plus de 3 milliards d’euros pour 1164 transactions) où la hype et l’appât du gain prennent le pas sur la logique sportive, quelques clubs ont fait très forts.

Citons le dernier à avoir marqué l’ultime journée : Manchester United qui s’est fait prêter Falcao tout en prêtant son supersub Hernandez au Real et en vendant son jeune international, formé au club, Welbeck au rival d’Arsenal. Un raisonnement implacable, comme celui du Real Madrid qui vend un de ses meilleurs joueurs de la saison (Angel Di Maria… à MU) pour recruter la hype du Mondial, James Rodriguez. Et il y a ceux aussi qui en profitent pour faire la grande braderie à l’image de Monaco chez qui tout devait disparaître ou encore de Lyon qui a été moins performant en perdant seulement deux joueurs importants (Gomis et Briand), sans même faire semblant d’essayer de recruter pour les remplacer.

On en viendrait presque à souhaiter que plus de clubs se retrouvent dans le cas de Lens, dans l’impossibilité de recruter, pour donner un peu plus de stabilité au paysage footballistique.

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Didier Deschamps et le gala mérité des mondialistes

Quand Didier Deschamps a annoncé la liste des joueurs sélectionnés pour les rencontres face à l’Espagne (4 septembre au Stade de France) et la Serbie (7 septembre à Belgrade), ma première réaction a été :  » Quoi ! Encore Patrice Evra alors que son niveau est déjà discutable et qu’il aura 35 ans en 2016 ? Steve Mandanda sélectionné malgré son opération portes ouvertes dans le but marseillais ? Et que font ces joueurs remplaçants en club (Bacary Sagna, Mamadou Sakho) ou qui n’ont pas repris la compétition (Paul Pogba)… » Puis Didier Deschamps s’est exprimé. Il a reconduit son groupe des Mondialistes, sans Mickaël Landreau (retraité) et Olivier Giroud (blessé), logiquement remplacés par Mandanda et Alexandre Lacazette qui étaient dans les 30 pré-convoqués.

Alors on peut voir le verre de la Coupe du Monde à moitié plein (défaite en quarts contre les Champions du Monde) ou à moitié vide (service minimum en battant des adversaires moyens), toujours est-il qu’il est impossible de nier que ce séjour brésilien a fait du bien au football français. C’est donc logique de permettre à ce groupe de communier avec son public pour acter la réconciliation à la maison. Avec des matchs amicaux jusqu’à l’Euro 2016, Didier Deschamps aura tout le temps de peaufiner son groupe. Mais par contre, il sert à quoi le deuxième match en Serbie ?

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OL, ASSE : l’Europa League ne les intéresse pas

Une compétition qui rapporte peu (le vainqueur gagne autant que les pires équipes de la phase de groupe de la Ligue des Champions) et qui coûte beaucoup d’énergie avec ces matchs exotiques le jeudi soir. Voilà ce que pensent sans doute la plupart des clubs français de l’Europa League. Au diable le prestige européen et le parfum de joutes de haut niveau pour lesquelles il faut souvent attendre et atteindre les huitièmes, voire les quarts de finale. Saint-Etienne s’est incliné 1-0 chez Karabükspor en barrage, ce qui n’est pas dramatique en soit mais les Stéphanois s’étaient aussi inclinés 4-3 à Ejsberg l’an dernier… avant de perdre à nouveau à Geoffroy-Guichard au retour. Les Verts ont été éliminés comme Nice contre l’Apollon Nicosie la même année et peut-être comme Lyon cette saison. Les Lyonnais ont été surpris à la maison (1-2) par une modeste équipe roumaine (FC Astra). Le plus inquiétant pour ces deux rivaux, c’est d’avoir perdu avec la meilleure équipe possible. Allez, et même s’ils renversent la vapeur au retour, feront-ils mieux que Bordeaux (2013/14), Marseille (2012/13) et Paris (2011/12) qui n’ont pas daigné franchir les groupes ? Sur les quatre dernières saisons, les performances de Lille (16e de finale contre le PSV) et de Paris (1/8e contre Benfica) en 2011, de Bordeaux (1/8e contre Benfica) en 2013 et de Lyon en (1/4 contre la Juventus) en 2014 font presque figure d’exceptions.

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Retraite forcée pour Nasri et Ribéry

Deux internationaux encore actifs dans des grands clubs ont pris leur retraite. Ils ont choisi d’annoncer la nouvelle mais en réalité, ce choix avait déjà été fait, mais pas par eux. Et ce n’est pas une perte importante pour l’Equipe de France. Passons rapidement sur Samir Nasri qui réussit une belle carrière en Angleterre (Arsenal puis Manchester City) mais qui a toujours déçu en sélection (41 apparitions sous le maillot bleu, 5 buts) alors qu’il a eu sa chance en meneur de jeu (trop perso pour faire jouer ses partenaires) ou sur l’aile (pas assez percutant). De ses insultes lors de l’Euro 2012 à une prestation catastrophique (comme d’autres) au match aller contre l’Ukraine, difficile de garder ne serait-ce qu’un bon souvenir de Samir Nasri.

A l’inverse, c’est le match retour contre l’Ukraine qui aurait pu symboliser la rédemption de Franck Ribéry en équipe nationale, mais sa blessure l’a empêché d’aller au Brésil. Le troisième du dernier Ballon d’Or compte tout de même 81 sélections (16 buts) mais sa meilleure prestation en compétition internationale est sa première participation quand il a apporté de la fraîcheur dans le groupe France lors de la Coupe du Monde 2006. Entre temps ? Rien ou presque avec un Euro 2008 raté, une part importante dans le fiasco de Knysna puis un Euro 2012 sans éclat. Au final, son histoire en sélection a été mouvementée et son impact sportif plus que limité. Symboliquement, le Mondial 2014 a permis à l’équipe de France de retrouver de l’allant et du collectif grâce à l’absence du Munichois qui vampirisait le jeu tricolore. Mathieu Valbuena a brillé avec les clés du jeu, Antoine Griezmann s’est révélé dans un rôle d’électron libre en soutien de l’attaquant et Olivier Giroud a prouvé qu’il pouvait être utile en pointe en décalant Karim Benzema à la place de Ribéry. Rien ne dit que Ribéry et Nasri auraient été rappelés par Didier Deschamps pour être des titulaires en puissance lors de l’Euro 2016. Ils ne laissent pas la place aux jeunes avec le sentiment du devoir accompli, ce sont les jeunes qui les poussent dehors. Leurs déclarations sonnent plutôt comme une épine enlevée du pied de l’Equipe de France. La page est routournée.

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Benzema, l’anti-star du Real Madrid

235 matchs, 111 buts, une Liga, une Coupe et une Ligue des Champions. Le bilan des cinq années de Karim Benzema au Real Madrid est tout à son honneur. Recruté à 22 ans comme une futur star, il a résisté à la concurrence d’un attaquant moins talentueux mais plus buteur que lui (Gonzalo Higuain) avant d’être aujourd’hui au service de Cristiano Ronaldo et Gareth Bale. Plus qu’un partenaire, il est avant tout là pour les aider à marquer le plus de buts possibles. On le voit en Equipe de France, l’ancien lyonnais est un bon manieur de ballons mais il n’a pas cet instinct, cette grinta, cette envie de marquer toujours plus.

En pointe sur le papier mais en réalité en 9 et demi, sous les projecteurs de la surface mais plutôt dans l’ombre de ses équipiers, Karim Benzema utilise sa technique pour se fondre dans le collectif madrilène. De quoi donner envie à son club de prolonger l’aventure jusqu’en 2019, de quoi aussi faire réfléchir sur son rôle en sélection nationale. Les talents sont certes moins nombreux en France qu’à Madrid mais c’est justement pour cela qu’il faudrait éloigner Karim Benzema de la surface adverse en espérant que celui-ci prenne autant de plaisir à faire marquer Olivier Giroud ou Antoine Griezmann.

Et si Didier Deschamps lui rendait service, ainsi qu’aux Bleus, en lui ôtant cette pression d’être le 9 du pays à qui l’on demande de marquer ? Et si l’on pouvait enfin accepter l’anti-star du Real pour ce qu’il devrait être : un très bon joueur de football sans être le sauveur de la nation ?

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On ne prête qu’aux riches !

Louis Van Gaal fera-t-il mieux que David Moyes à Manchester United ? Les détracteurs de l’Ecossais diront qu’il ne peut pas faire pire. Avec un peu plus de recul, on peut aussi se dire que l’effectif mancunien était en fin de cycle (Evra, Vidic, Rio Ferdinand viennent de quitter le club ; fin de carrière de Giggs et Scholes) avec une seule recrue d’envergure, Fellaini, qui a raté sa saison. Au point qu’il était déjà trop tard quand MU a sorti le chéquier pour arracher Juan Mata à Chelsea au mercato hivernal. Louis Van Gaal vient à peine de prendre ses fonctions officiellement que le club a déjà recruté le prometteur arrière gauche Luke Shaw (34 M€) et du milieu espagnol Ander Herrera (36 M€). Et ce n’est pas fini puisque l’ex-sélectionneur néerlandais en veut plus. Cavani ? Hümmels ? Robben ?

L’argent n’est pas un problème à Manchester United mais pourquoi Van Gaal parvient à faire sortir le chéquier là ou Moyes s’est adapté ? Quand un entraîneur est « bankable », il peut tout se permettre. C’est un peu un cercle vertueux quand on a fait ses preuves, c’est évidemment le cas du Néerlandais qui a gagné avec l’Ajax, le Barça, le Bayern… Il a prouvé qu’il pouvait gagner s’il en a les moyens donc il les obtient. José Mourinho avait la même aura en arrivant à Chelsea en 2004 et a recruté Drogba, Robben, Cech, Thiago, Carvalho… Idem pour Roberto Mancini qui a rejoint City en 2009 et obtient, contre quelque 150 M€, les arrivées de Tevez, Adebayor, Santa Cruz, Barry, Lescott, Kolo Touré…

Le palmarès, l’assurance, le charisme d’un coach lui ouvre toutes les portes et toutes les bourses. Encore faut-il confirmer ensuite ses caprices de star par le succès.

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Ezequiel Lavezzi peut être la clé pour l’Argentine

En deux minutes hier soir, nous nous sommes rappelés au bon souvenir de la demie-finale Brésil/Allemagne. Sur une passe en profondeur hollandaise, le Brésil a montré bon nombre de ses travers : un placement approximatif, un physique défaillant et une mauvaise gestion de la pression. Au passage, Thiago Silva n’a failli revenir jouer que les quelques premières minutes de ce match de classement.

De ce Brésil, on ne retiendra que l’organisation de la compétition et la fête qui accompagnait chaque match. Sa sélection nationale n’était pas à la hauteur de l’événement. Pas sûr non plus que le pays ait pu se qualifier pour l’événement s’il ne l’était pas avec son statut d’organisateur.

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