L’édito décalé

Et pourquoi on n’achèterait pas l’organisation du Mondial ?

Le foot est une affaire de fric. Pour qu’un club gagne, il doit être riche et s’il gagne, il s’enrichit… On achète ou plutôt on y loue des êtres humains pendant quelques années, le temps d’un contrat ou d’un retournement de veste… Les stades portent maintenant des noms de sponsors, les agents poussent les joueurs à changer de club pour toucher une commission…

On parie légalement de l’argent sur ce sport, on ne compte plus les affaires de matchs truqués, les diffuseurs luttent à coups de millions pour acheter les droits TV… Et pour organiser une grande compétition internationale, ce petit monde exige des infrastructures de qualité et la FIFA veille à entretenir sa poule aux œufs d’or. Dans ce contexte, n’est-ce pas hypocrite de s’étonner de soupçons de corruptions sur l’attribution du Mondial au Qatar ?

Pourquoi l’organisation du Mondial ou de l’Euro ne serait-elle pas mise aux enchères après tout ? Cela permettrait de faire grossir les parts du gâteau et de redistribuer les miettes à la promotion du sport et du foot amateur… Et après tout, n’est-ce pas injuste que le Qatar ne soit pas en mesure de gagner son Mondial ? A quand l’autorisation pour un pays de recruter des internationaux ? En ces temps de disette financière, pas sûr que Bercy refuserait un chèque du Qatar pour s’acheter Karim Benzema…

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Violences dans le football : ce n’est pas MON sport

Dimanche passé, nous avons assisté en Espagne à un triste événement, la mort d’un « supporteur » suite à une bataille organisée en pleine rue de Madrid. Ces imbéciles qui veulent véhiculer leurs idéaux, utilisent comme moyen de communication le football et ce dernier en ressort sali.

De la Grèce Antique jusqu’à nos jours, le sport a toujours été repris par la politique. Les Jeux Olympiques d’été à Berlin et d’hiver à Garmisch-Partenkirchen en 1936 exposent le nazisme au monde entier. De même, la qualification « arrangée » du Chili pour la coupe du monde 1974 sous la dictature de Pinochet qui a indigné un grand nombre d’amateurs du ballon rond. Plus récemment, à Belgrade, durant le match entre la Serbie et l’Albanie, où un drone survole la pelouse portant le drapeau albanais, voulant dénoncer les problèmes Kosovars.

On pourrait raconter maintes histoires de ce genre, tant le sport et la politique sont entremêlés. Toutefois, on devrait vraiment, une bonne fois pour toute, punir sévèrement ces actes violents liés à la propagande politique. Le problème étant que nos dirigeants en sont les précurseurs et cela en est d’autant plus incompréhensible. Le sport est universel, il n’a pas de frontière, il n’a ni religion, ni couleur, ni idéaux… Il a pour but de véhiculer le rassemblement, la fraternité, la laïcité, la tolérance, le tout mélangé à la notion d’effort et au dépassement de soi.

Dimanche dernier, les affrontements entre « supporteurs » de l’Atletico et du Depor n’étaient que politiques, avec le football pour excuse et en toile de fond… Mais que l’on soit bien tous d’accord : ceci n’est pas MON sport !

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Thierry Henry, t’étais le meilleur en 2002-2004

Avec une fin de carrière internationale en déconfiture avec une piètre élimination à l’Euro 2008 puis sa main contre l’Irlande et Knysna 2010, on aurait tendance à oublier que Thierry Henry est Champion du Monde 98 et d’Europe en 2000. Deux compétitions où ses coéquipiers, Zidane et Trezeguet lui ont volé la vedette. Malgré ses 51 buts en 123 sélections, c’est bien en club qu’il a bâti sa légende.

Plus précisément du temps de sa superbe, en 2002-2004, une période à laquelle il aurait mérité le Ballon d’Or (Ronaldo l’a eu juste pour le Mondial en 2002, Nedved et Sheva l’ont eu grâce au bloc de l’Est en 2003-04) mais il ne termina que 2e en 2003, malgré son statut de meilleur attaquant du monde. Champion d’Angleterre et meilleur buteur en 2002 et 2004 (30 buts, son record personnel en championnat), deuxième en 2003, vainqueur de la Cup en 2002 et 2003, le Français était la star d’Arsenal. Il était invincible, comme le club londonien, invaincu en 2003-2004 (jusqu’à 49 matchs sans défaite). Le canonnier des Gunners était aussi un passeur, le meilleur de Premier League même en 2003 (23).

Encore éliminé en playoff avec les New-York Red Bulls, Thierry Henry va peut-être arrêter sa carrière, à 37 ans. Un âge auquel il est encore un des meilleurs joueurs de son championnat mais s’il décide de ne plus jouer, personne ne pourra dire qu’il a fait la saison de trop.

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CAN : Ebola a déjà des répercussions

Le Maroc refuse d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations ? Disqualifié. Le principe de précaution a primé dans ce pays même si, au-delà des risques sanitaires, les répercussions économiques ont aussi pu jouer dans cette décision.

Autre équipe déjà affaiblie par la prévention, le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang, retenu par son club de Dortmund à l’occasion du déplacement en Angola. Résultat ? Un score vierge et une première place perdue au profit du Burkina Faso. Si le club allemand avance aussi des retards dans la convocation de son joueur, il ne cache pas ses craintes quant à la santé d’un joueur impliqué dans 14 buts en 17 matchs joués.

Finalement, seule la Guinée équatoriale en profite pour le moment, elle qui va organiser une compétition dont elle avait été disqualifiée pour avoir fait jouer un footballeur camerounais dans ses rangs en éliminatoires… Espérons pour eux et tout le continent africain que l’épidémie sera endiguée d’ici au 17 janvier 2015 et que ni le pays, ni la confédération africaine de football ne regretteront ce choix…

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Affaire Willy Sagnol : ni tout noir ni tout blanc

L’entraîneur de Bordeaux a fait preuve de maladresse en s’exprimant sur les joueurs africains qui vont partir en sélection pendant la CAN et ainsi manquer à son effectif. Il aurait caricaturé le joueur noir en individu costaud, bon à courir, tactiquement et techniquement limité. Certes, il ne faut évidemment pas en faire une généralité, mais de là à crier au racisme et à déformer sa pensée ?

J’ose à peine employer le terme de statistiques mais d’aucuns suiveurs de la Ligue 1 s’accorderont à dire qu’historiquement notre championnat comporte plus de profils africains à la Diawara, Essien, Diabaté que des joueurs de 1,70 m à la mode espagnole. Ce ne me semble pas une injure de le constater même s’il faut préciser que physique et technique ne sont pas antinomiques à l’image de stars comme Drogba ou Yaya Touré qui cumulent les qualités.

Surtout, il ne faut pas sortir cette petite phrase de son contexte, celui d’un entraîneur déçu justement de devoir composer son 11 sans certains cadres de son équipes (Sané, son capitaine sénégalais et Diabaté, son buteur malien par exemple) en cas de Coupe d’Afrique des Nations cet hiver – c’est donc qu’il les apprécie. C’est donc autant d’un point de vue « diversité des profils » de ses joueurs que pour des raisons de calendrier international que Willy Sagnol s’est exprimé sur ce sujet. Et le fond du problème vient de là, malgré le faible coût initial des joueurs venus d’Afrique, la CAN empêche mathématiquement un club d’en recruter trop sous peine de se retrouver sans équipe une année sur deux en pleine saison. Et ne pas oublier aussi la fin de son avis :  » Une équipe de foot, c’est comme la vie, c’est comme la France, c’est un mélange… des rapides, des grands, des petits, des techniques… »

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Peut-on encore parler de concurrence dans le football ?

La semaine dernière, les joueurs de Huesca (3ème division espagnole) ont explosé de joie en apprenant le tirage de Barcelone au prochain tour de la Copa del Rey. Une effusion de joie qui est belle à voir mais qui embarasse la logique sportive. Comment une équipe peut espérer remporter une confrontation aussi importante (beaucoup de clubs de petites divisions espagnoles parient sur la coupe nationale pour renflouer les caisses) en réfléchissant déjà à l’échange de maillots avec Messi et ses copains ?

Si certains joueurs auront la possibilité de se montrer dans un stade de 5500 places chauffé à blanc, on est loin des tirages qui laissaient présager une lutte acharnée pour « Goliath rendant visite à David ». Sans compter les abonnés habituels de Huesca qui porteront sans doute le maillot de Barcelone ce 3 décembre. Leur chant « Qu’est-ce que j’ai peur d’être de Barcelone et de venir à Huesca » n’y changera rien, c’est avec des yeux d’enfant qu’il verront les Catalans enchaîner les passes.

> Pour voir la célébration

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Clubs français : le french flair au cimetière

5 matchs européens cette semaine pour nos clubs, 1 but pour, 0 contre. Le romantisme de Séville 82, le jeu à la nantaise des années 90… ces vestiges du football spectaculaire à la française ont disparu. Aujourd’hui, le foot tricolore est bien loin de mériter le surnom attribué autrefois au style de l’équipe de France de rugby.

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Le désespoir de nos enfants stars

« C’était onze hommes contre onze enfants. (…) En football, ce n’est pas le tout de bien jouer au ballon. Il faut gagner des titres ». Cette citation célèbre de Patrice Evra après le succès de United contre Arsenal en demi-finale de la Ligue des Champions 2009 peut tout aussi bien s’appliquer aux Espoirs tricolores. Sur le papier, les Bleuets avaient pourtant de quoi faire rêver, autant que la génération éliminée en Norvège 5-3 il y a deux ans (quelques jours après la fameuse virée nocturne qui provoqua la suspension de M’Vila, Griezmann…) qui comprenait aussi Varane, Mangala, Corchia, Guilavogui, Cabella ou encore Lacazette.

Battus en Suède 4-1 après avoir gagné 2-0 à domicile, les Bleuets ne verront pas l’Euro 2015. Tant pis pour cette énième génération dorée composée de joueurs déjà aguerris à la L1 (Thauvin, N’tep, Imbula, Kondogbia, Umtiti, Areola…) ou même à la Liga (Laporte). Impossible de remettre en cause le talent individuel de gamins tous promis à un bel avenir, mais comment ne pas pointer du doigt leur manque de maturité, d’intelligence de jeu et de mental. Notre formation forme, a priori, de bons footballeurs mais peut-être pas des hommes bons. Celui qui symbolise cette fois les critiques, c’est Kurzawa, clairement coupable sur le premier but encaissé mais auteur de la réduction du score à 3-1 à la 87e et qui s’est permis de chambrer des adversaires, qui lui ont rendu la pareille deux minutes plus tard… Sans aller à le qualifier de « débile » comme l’a fait Raymond Domenech, expert en coaching de joueurs irréprochables, quelque chose cloche chez nos jeunes et il serait bien de leur dégonfler le melon. Histoire de ne pas gâcher la réconciliation nationale opérée par leurs aînés.

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PSG : le syndrome Montpellier 2012

Tout réussit à l’Olympique de Marseille en ce moment. Les Olympiens caracolent en tête de la Ligue 1 avec 7 points d’avance sur Paris. Un PSG déjà distancé donc alors que les grandes échéances européennes n’ont pas encore commencé. En 2012 déjà, le nouveau riche avait eu à faire à une équipe en pleine bourre : le Montpellier de René Girard, Olivier Giroud, Younes Belhanda et Henri Bedimo

A l’époque, d’aucuns pensaient que la surprenante équipe héraultaise allait flancher. Elle n’était pas taillée pour tenir la cadence et résister à la pression. Et pourtant, Montpellier a tenu pendant que le PSG ne sortait même pas des poules de l’Europa League et n’avait plus que la L1 à disputer.

Qui peut penser alors que cette année les Marseillais vont craquer, eux qui un effectif pour jouer l’Europe tout en n’ayant que la Ligue 1 à assurer ? Visiblement, les Parisiens commencent à murmurer que l’écart de sept points commence à leur donner des sueurs froides. Et ils ont bien raison, alors qu’ils sont plus ambitieux que jamais à l’échelle européenne, car battre deux fois Marseille ne leur serait même pas suffisant si les deux équipes conservent le même rythme.

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On se fait la belle ?

Un non-match ou une défaite écrasante, cela arrive malheureusement à de nombreux clubs. Dans notre Ligue 1 2014/15, Reims ou Rennes, défaits 0-4 et 0-3 par Marseille et Toulouse lors de la dernière journée, aimeraient probablement avoir le droit de rejouer la partie.

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