L’édito décalé

CAN : Ebola a déjà des répercussions

Le Maroc refuse d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations ? Disqualifié. Le principe de précaution a primé dans ce pays même si, au-delà des risques sanitaires, les répercussions économiques ont aussi pu jouer dans cette décision.

Autre équipe déjà affaiblie par la prévention, le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang, retenu par son club de Dortmund à l’occasion du déplacement en Angola. Résultat ? Un score vierge et une première place perdue au profit du Burkina Faso. Si le club allemand avance aussi des retards dans la convocation de son joueur, il ne cache pas ses craintes quant à la santé d’un joueur impliqué dans 14 buts en 17 matchs joués.

Finalement, seule la Guinée équatoriale en profite pour le moment, elle qui va organiser une compétition dont elle avait été disqualifiée pour avoir fait jouer un footballeur camerounais dans ses rangs en éliminatoires… Espérons pour eux et tout le continent africain que l’épidémie sera endiguée d’ici au 17 janvier 2015 et que ni le pays, ni la confédération africaine de football ne regretteront ce choix…

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Affaire Willy Sagnol : ni tout noir ni tout blanc

L’entraîneur de Bordeaux a fait preuve de maladresse en s’exprimant sur les joueurs africains qui vont partir en sélection pendant la CAN et ainsi manquer à son effectif. Il aurait caricaturé le joueur noir en individu costaud, bon à courir, tactiquement et techniquement limité. Certes, il ne faut évidemment pas en faire une généralité, mais de là à crier au racisme et à déformer sa pensée ?

J’ose à peine employer le terme de statistiques mais d’aucuns suiveurs de la Ligue 1 s’accorderont à dire qu’historiquement notre championnat comporte plus de profils africains à la Diawara, Essien, Diabaté que des joueurs de 1,70 m à la mode espagnole. Ce ne me semble pas une injure de le constater même s’il faut préciser que physique et technique ne sont pas antinomiques à l’image de stars comme Drogba ou Yaya Touré qui cumulent les qualités.

Surtout, il ne faut pas sortir cette petite phrase de son contexte, celui d’un entraîneur déçu justement de devoir composer son 11 sans certains cadres de son équipes (Sané, son capitaine sénégalais et Diabaté, son buteur malien par exemple) en cas de Coupe d’Afrique des Nations cet hiver – c’est donc qu’il les apprécie. C’est donc autant d’un point de vue « diversité des profils » de ses joueurs que pour des raisons de calendrier international que Willy Sagnol s’est exprimé sur ce sujet. Et le fond du problème vient de là, malgré le faible coût initial des joueurs venus d’Afrique, la CAN empêche mathématiquement un club d’en recruter trop sous peine de se retrouver sans équipe une année sur deux en pleine saison. Et ne pas oublier aussi la fin de son avis :  » Une équipe de foot, c’est comme la vie, c’est comme la France, c’est un mélange… des rapides, des grands, des petits, des techniques… »

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Peut-on encore parler de concurrence dans le football ?

La semaine dernière, les joueurs de Huesca (3ème division espagnole) ont explosé de joie en apprenant le tirage de Barcelone au prochain tour de la Copa del Rey. Une effusion de joie qui est belle à voir mais qui embarasse la logique sportive. Comment une équipe peut espérer remporter une confrontation aussi importante (beaucoup de clubs de petites divisions espagnoles parient sur la coupe nationale pour renflouer les caisses) en réfléchissant déjà à l’échange de maillots avec Messi et ses copains ?

Si certains joueurs auront la possibilité de se montrer dans un stade de 5500 places chauffé à blanc, on est loin des tirages qui laissaient présager une lutte acharnée pour « Goliath rendant visite à David ». Sans compter les abonnés habituels de Huesca qui porteront sans doute le maillot de Barcelone ce 3 décembre. Leur chant « Qu’est-ce que j’ai peur d’être de Barcelone et de venir à Huesca » n’y changera rien, c’est avec des yeux d’enfant qu’il verront les Catalans enchaîner les passes.

> Pour voir la célébration

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Le désespoir de nos enfants stars

« C’était onze hommes contre onze enfants. (…) En football, ce n’est pas le tout de bien jouer au ballon. Il faut gagner des titres ». Cette citation célèbre de Patrice Evra après le succès de United contre Arsenal en demi-finale de la Ligue des Champions 2009 peut tout aussi bien s’appliquer aux Espoirs tricolores. Sur le papier, les Bleuets avaient pourtant de quoi faire rêver, autant que la génération éliminée en Norvège 5-3 il y a deux ans (quelques jours après la fameuse virée nocturne qui provoqua la suspension de M’Vila, Griezmann…) qui comprenait aussi Varane, Mangala, Corchia, Guilavogui, Cabella ou encore Lacazette.

Battus en Suède 4-1 après avoir gagné 2-0 à domicile, les Bleuets ne verront pas l’Euro 2015. Tant pis pour cette énième génération dorée composée de joueurs déjà aguerris à la L1 (Thauvin, N’tep, Imbula, Kondogbia, Umtiti, Areola…) ou même à la Liga (Laporte). Impossible de remettre en cause le talent individuel de gamins tous promis à un bel avenir, mais comment ne pas pointer du doigt leur manque de maturité, d’intelligence de jeu et de mental. Notre formation forme, a priori, de bons footballeurs mais peut-être pas des hommes bons. Celui qui symbolise cette fois les critiques, c’est Kurzawa, clairement coupable sur le premier but encaissé mais auteur de la réduction du score à 3-1 à la 87e et qui s’est permis de chambrer des adversaires, qui lui ont rendu la pareille deux minutes plus tard… Sans aller à le qualifier de « débile » comme l’a fait Raymond Domenech, expert en coaching de joueurs irréprochables, quelque chose cloche chez nos jeunes et il serait bien de leur dégonfler le melon. Histoire de ne pas gâcher la réconciliation nationale opérée par leurs aînés.

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PSG : le syndrome Montpellier 2012

Tout réussit à l’Olympique de Marseille en ce moment. Les Olympiens caracolent en tête de la Ligue 1 avec 7 points d’avance sur Paris. Un PSG déjà distancé donc alors que les grandes échéances européennes n’ont pas encore commencé. En 2012 déjà, le nouveau riche avait eu à faire à une équipe en pleine bourre : le Montpellier de René Girard, Olivier Giroud, Younes Belhanda et Henri Bedimo

A l’époque, d’aucuns pensaient que la surprenante équipe héraultaise allait flancher. Elle n’était pas taillée pour tenir la cadence et résister à la pression. Et pourtant, Montpellier a tenu pendant que le PSG ne sortait même pas des poules de l’Europa League et n’avait plus que la L1 à disputer.

Qui peut penser alors que cette année les Marseillais vont craquer, eux qui un effectif pour jouer l’Europe tout en n’ayant que la Ligue 1 à assurer ? Visiblement, les Parisiens commencent à murmurer que l’écart de sept points commence à leur donner des sueurs froides. Et ils ont bien raison, alors qu’ils sont plus ambitieux que jamais à l’échelle européenne, car battre deux fois Marseille ne leur serait même pas suffisant si les deux équipes conservent le même rythme.

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On se fait la belle ?

Un non-match ou une défaite écrasante, cela arrive malheureusement à de nombreux clubs. Dans notre Ligue 1 2014/15, Reims ou Rennes, défaits 0-4 et 0-3 par Marseille et Toulouse lors de la dernière journée, aimeraient probablement avoir le droit de rejouer la partie.

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Le football est-il si prévisible ?

Paris, Lille et l’OM sur le podium de L1, voici les prévisions de l’Observatoire du football, un groupe de recherche faisant partie du Centre International d’Etude du Sport basé en Suisse. S’appuyant sur différentes données comme le statut des joueurs, la cohésion de l’effectif et l’ambition des clubs, il annonce aussi les futurs rélégables : Nice, Caen et Lens en France. Que faut-il penser de ces analyses qui sacrent également Chelsea, le Barça et la Roma dans leurs championnats respectifs ?

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La fin du mercato, c’est pas trop tôt !

Enfin, la période estival des transferts est terminée. Après quatre journées de championnat en France et les barrages de Coupe d’Europe, les effectifs vont enfin se stabiliser… pour quatre mois, jusqu’au mercato hivernal.

Durant cet été où les agents s’en mettent plein les poches et où les joueurs changent de club de cœur à chaque nouveau 0 sur le chèque, les coachs tremblent de perdre leur star ou piaffent d’impatience de piquer celle du rival. Et dans ce torrent de chiffres (plus de 3 milliards d’euros pour 1164 transactions) où la hype et l’appât du gain prennent le pas sur la logique sportive, quelques clubs ont fait très forts.

Citons le dernier à avoir marqué l’ultime journée : Manchester United qui s’est fait prêter Falcao tout en prêtant son supersub Hernandez au Real et en vendant son jeune international, formé au club, Welbeck au rival d’Arsenal. Un raisonnement implacable, comme celui du Real Madrid qui vend un de ses meilleurs joueurs de la saison (Angel Di Maria… à MU) pour recruter la hype du Mondial, James Rodriguez. Et il y a ceux aussi qui en profitent pour faire la grande braderie à l’image de Monaco chez qui tout devait disparaître ou encore de Lyon qui a été moins performant en perdant seulement deux joueurs importants (Gomis et Briand), sans même faire semblant d’essayer de recruter pour les remplacer.

On en viendrait presque à souhaiter que plus de clubs se retrouvent dans le cas de Lens, dans l’impossibilité de recruter, pour donner un peu plus de stabilité au paysage footballistique.

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