L’édito décalé

On ne prête qu’aux riches !

Louis Van Gaal fera-t-il mieux que David Moyes à Manchester United ? Les détracteurs de l’Ecossais diront qu’il ne peut pas faire pire. Avec un peu plus de recul, on peut aussi se dire que l’effectif mancunien était en fin de cycle (Evra, Vidic, Rio Ferdinand viennent de quitter le club ; fin de carrière de Giggs et Scholes) avec une seule recrue d’envergure, Fellaini, qui a raté sa saison. Au point qu’il était déjà trop tard quand MU a sorti le chéquier pour arracher Juan Mata à Chelsea au mercato hivernal. Louis Van Gaal vient à peine de prendre ses fonctions officiellement que le club a déjà recruté le prometteur arrière gauche Luke Shaw (34 M€) et du milieu espagnol Ander Herrera (36 M€). Et ce n’est pas fini puisque l’ex-sélectionneur néerlandais en veut plus. Cavani ? Hümmels ? Robben ?

L’argent n’est pas un problème à Manchester United mais pourquoi Van Gaal parvient à faire sortir le chéquier là ou Moyes s’est adapté ? Quand un entraîneur est « bankable », il peut tout se permettre. C’est un peu un cercle vertueux quand on a fait ses preuves, c’est évidemment le cas du Néerlandais qui a gagné avec l’Ajax, le Barça, le Bayern… Il a prouvé qu’il pouvait gagner s’il en a les moyens donc il les obtient. José Mourinho avait la même aura en arrivant à Chelsea en 2004 et a recruté Drogba, Robben, Cech, Thiago, Carvalho… Idem pour Roberto Mancini qui a rejoint City en 2009 et obtient, contre quelque 150 M€, les arrivées de Tevez, Adebayor, Santa Cruz, Barry, Lescott, Kolo Touré…

Le palmarès, l’assurance, le charisme d’un coach lui ouvre toutes les portes et toutes les bourses. Encore faut-il confirmer ensuite ses caprices de star par le succès.

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Ezequiel Lavezzi peut être la clé pour l’Argentine

En deux minutes hier soir, nous nous sommes rappelés au bon souvenir de la demie-finale Brésil/Allemagne. Sur une passe en profondeur hollandaise, le Brésil a montré bon nombre de ses travers : un placement approximatif, un physique défaillant et une mauvaise gestion de la pression. Au passage, Thiago Silva n’a failli revenir jouer que les quelques premières minutes de ce match de classement.

De ce Brésil, on ne retiendra que l’organisation de la compétition et la fête qui accompagnait chaque match. Sa sélection nationale n’était pas à la hauteur de l’événement. Pas sûr non plus que le pays ait pu se qualifier pour l’événement s’il ne l’était pas avec son statut d’organisateur.

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Le Brésil a la gueule de bois

Ce mercredi matin, les Brésiliens doivent être en train de tester leur union nationale. Ils se sont reveillés avec la gueule de bois et quelques bribes d’un match catastrophique en mémoire.

On savait cette équipe du Brésil particulièrement affaiblie suite au combat livré contre cette valeureuse Colombie. Sans Neymar, son maitre à jouer, mais surtout Thiago Silva, sa garantie au sein de la défense, le Brésil était vulnérable et n’aurait dû son salut qu’à la confiance de tout un pays pour accomplir son rêve. Cela n’a malheureusement pas suffit à contrer les assauts d’une Nationalmannschaft réaliste et jamais rassasiée.

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23 juin 2014 0

Salvador, le football comme prétexte

Ce que je peux vivre depuis quelques jours à Salvador de Bahia au Brésil a quelque chose d’unique. Il n’y a pas un Brésilien que je n’ai rencontré sans un sourire ou une bonne parole. Ajoutez à cela des moments de vie uniques, la chaleur et surtout la compétition en cours, vous aurez alors une atmosphère qui justifie à elle-seule la passion des locaux pour leur équipe nationale. Elle en est aussi son meilleur symbole : une mixité culturelle chargée d’histoire et d’aventures. C’est simple, dès que je dois prendre un taxi pendant qu’un match du Mondial, je trouve toujours le chauffeur en train d’attendre en regardant le match sur sa tablette posée sur le compteur. Même en roulant, ses coups d’accélérateurs sont guidés par les dribbles chaloupés de Neymar et cie. Tous les touristes sont unanimes : vivement que le Brésil ait gagné la Coupe du monde !

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20 juin 2014 0

PKFoot est arrivé à Salvador !

Nous sommes arrivés au Brésil. Nous y resterons deux semaines. Après 10 heures de vol nous avons découvert une ambiance survoltée et bonne enfant au milieu de Brésiliens, Français, Suisses mais aussi Mexicains et Hollandais. A quelques heures du match de haute volée contre nos amis helvètes, nous avons récupéré quelques impressions sur le début de la compétition.

Nous aurons aussi notre caméra à l’intérieur du stade de Salvador pour vous faire vivre la passion populaire. Petit tour aussi ce soir à la Fan Fest, le lieu de réunion des supporters dans une ville, près du phare de Salvador, mais aussi à la Casa Bleue, le lieu aménagé par la FFF dans les villes où la France joue. Allez les Bleus !

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Brésil / Croatie : que la lumière soit !

Aujourd’hui c’est le grand jour. Nous fêtions récemment les 70 ans du débarquement de Normandie mais ce qui s’annonce ce soir est bien plus grave. Pendant un mois, les milliards de fans de football vont être suspendus à la Coupe du monde au Brésil. Nous aurons les yeux rivés sur le pays hôte, son organisation mais surtout sa sélection nationale et sa manière de gérer la pression dans ce qui s’annonce comme leur plus gros défi sportif.

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Qui pour remplacer Franck Ribéry ?

Franck Ribéry est au coeur de l’actualité de l’équipe de France. Le meneur de jeu de l’équipe de France et du Bayern Munich souffre du dos depuis des mois. Si sa présence sur la feuille de match n’est pas certaine, celle dans la vie du groupe ne fait aucun doute et le joueur devrait être du voyage, ne serait-ce que pour apporter “son expérience” aux nombreux jeunes de l’équipe.

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France/Paraguay : comme un grain de sable dans la machine

Les derniers matchs des Bleus nous avaient permis d’arborer un bel optimisme en vue du Mondial. Les victoires face aux équipes, certes modestes, ont ça d’utile qu’elle permettent aux joueurs à apprendre à gagner ensemble. Contre le Paraguay, la France est arrivée – dans un nouveau stade – avec les fantômes de la Coupe du Monde 1998, une période au dénouement heureux. Celui de ce dimanche le fut un peu moins.

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Le syndrome des « clubs historiques »

La fin de saison de l’AJ Auxerre ressemble à un long chemin de croix. Le club bourguignon ne pourra se sauver que lors de la dernière journée de championnat. Chez les médias, un seul son de cloche : « ce club devrait évoluer en Ligue 1″ ! Ce discours anti-progessiste est particulièrement nocif pour le football moderne. A entendre les commentaires, le système de promotion/relégation ne devrait presque plus exister – comme en Argentine – pour ne conserver qu’une Ligue 1 historique où le Red Star ou le Racing retrouveraient leur place dans l’élite à l’aide de leur passé. Le football français ne laisse que peu de place au changement et à la nouveauté. Aussi, l’AJ Auxerre ne devrait utiliser son histoire que pour savoir comment exploiter son centre de formation performant plutôt que de trouver des excuses à leur gestion calamiteuse de leur équipe fanion.

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Diego Lopez a-t-il le respect du Real Madrid ?

Diego Lopez a une position particulièrement sensible. Ancien gardien du club, parti sur la pointe des pieds performer à Villareal et à Séville au point d’être appelé en équipe nationale, il est revenu au Real sous l’impulsion de Mourinho, alors opposé au gardien emblématique Iker Casillas. Très efficace et humble, il ne parvient pourtant pas à faire oublier le portier historique du club, surtout quand ce dernier est titulaire lors du dernier titre du club madrilène et la Coupe du Roi. Au point d’oublier que le Real peut gagner la Liga avec un Diego Lopez trop discret malgré un talent immense. Un « bis repetita » quand on se souvient la situation similaire du club avec l’égo de Raul, meilleur buteur du club espagnol.

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