L’édito décalé

Diego Lopez a-t-il le respect du Real Madrid ?

Diego Lopez a une position particulièrement sensible. Ancien gardien du club, parti sur la pointe des pieds performer à Villareal et à Séville au point d’être appelé en équipe nationale, il est revenu au Real sous l’impulsion de Mourinho, alors opposé au gardien emblématique Iker Casillas. Très efficace et humble, il ne parvient pourtant pas à faire oublier le portier historique du club, surtout quand ce dernier est titulaire lors du dernier titre du club madrilène et la Coupe du Roi. Au point d’oublier que le Real peut gagner la Liga avec un Diego Lopez trop discret malgré un talent immense. Un « bis repetita » quand on se souvient la situation similaire du club avec l’égo de Raul, meilleur buteur du club espagnol.

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Qui se souvient de Milos Krasic ?

Arrivé avec le statut de star internationale sur l’Île de Beauté cet été, l’international serbe Milos Krasic aurait pu participer activement au maintien rapide du SC Bastia en Ligue 1. Ses premiers mois furent encourageants. Les premiers prétextes de ses absences, son manque de physique et sa préparation tronquée, suffisaient à faire patienter l’exigeant public local. En réalité, sa présence dans le club reste toujours une énigme et son entente avec Frédéric Hantz, connu pour « cadrer » ses joueurs, est déclinante. Le joueur n’a plus la motivation. Le joueur se blesse, parfois diplomatiquement, et disparait du 11 titulaire. Son retour au Fenerbahce devrait se faire aussi discrètement que son arrivée en Corse. Certains sites ironisent même en imaginant une erreur de casting. Qui aurait pu penser que Krasic était un leader technique de la Juventus de Turin en 2011 ?

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La super Ligue des Champions

Avec ces huitièmes de finale de la Ligue des Champions, une tendance semble ressortir. La puissance et la maîtrise dégagées par les équipes à l’extérieur montrent que le football est maintenant séparé en trois classes distinctes : les clubs lambdas, les clubs de haut-niveau et les « top clubs » que représentent le Bayern Munich, Barcelone ou (après de monstrueux investissements) le PSG. Des clubs très avancés techniquement – ou scientifiquement, au choix – , financièrement et structurellement, qui rayonnent sur la Planète Foot à l’aide de joueurs intouchables pour un club moyen. Ce sont aussi ces clubs qui attirent comme des aimants les sponsors, capables de s’associer à des produits aussi originaux qu’inutiles. D’où l’idée de créer une Super Ligue des Champions afin de ne plus avoir à affronter des outsiders du fond de l’Europe. Un foot à 3 vitesses.

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Un bien bel argument

L’équipe de France de handball est encore championne d’Europe. Les médias s’en félicitent et se livrent une bataille sans merci pour trouver leur nouveau surnom, des Tauliers aux Indestructibles. Lors des analyses, personne n’échappe à la comparaison avec l’équipe de France de football : « le handball respecte les valeurs du sport », « le handball chante la Marseillaise », « le handball gagne ». Le football en prend encore pour son grade, pourvu qu’on gagne un trophée dans un sport mineur (360 000 licenciés en France, 6ème sport national). On se rappelle les dernières déclarations de Zlatan Ibrahimovitch sur le football féminin, qu’on peut facilement transposer au handball : « Avec tout le respect que je dois à ce qu’ils ont accompli, on ne peut pas comparer cela au football masculin. Arrêtez, ce n’est même pas drôle ». Non, pas drôle et dangeureux. Bravo les handballeurs, mais restons réalistes !

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Tirages au sort des français : chance ou chkoumoune ?

La France semble vernie ces temps-ci. Avec le tirage au sort des groupes du Mondial 2014 au Brésil, on se voit déjà dans le dernier carré. Aujourd’hui, le PSG semble bien lancé pour gagner la Ligue des Champions à la faveur des mains de Luis Figo, en tombant sur le Bayer Leverkusen. Le français risque de déchanter bien vite. Avec le Honduras et l’Equateur, la France tire deux équipes solides ayant l’habitude de jouer dans un climat sud-américain très exigeant. Le PSG, quant à lui, est tombé sur le second d’une Bundesliga qui survole l’Europe, capable du pire mais aussi et surtout du meilleur sur ses terres. Ça sera autrement plus compliqué qu’Evian Thonon-Gaillard.

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Sakho était bien le problème du PSG

En rejoignant Liverpool l’été dernier, Mamadou Sakho a laissé croire que le PSG avait perdu son âme. Cette âme de loose attitude qui a caractérisé le PSG de l’ère Colony Capital et dont Sakho était devenu finalement le vestige, du haut de ses 23 ans. A chaque entrée ou toucher de balle, les spectateurs se rappelaient au bon souvenir d’une formation parisienne hasardeuse et des samedis soir qui déchantent. On s’attache rapidement aux souvenirs, surtout quand ils sont difficiles. Mamadou est désormais devenu l’étendard d’un nouveau club, celui d’un Liverpool qui se fait plaisir à penser à des jours meilleurs. Vestige d’un jour, vestige toujours.

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Zulte Waregem signe des CDD de 10 ans

Il vous parait difficile de trouver du travail ? Les Belges rigolent ! A Waregem, Francky Dury a rempilé pour 10 saisons et cumule désormais les fonctions d’entraîneur et de directeur sportif. Second du dernier championnat et engagé en Ligue Europa, le club belge est monté de 3ème division locale à l’Europe en 12 ans, soit le règne actuel de Dury. Son seul écart, quand il est parti entraîner les jeunes de l’équipe nationale, correspond à la légère méforme de ce club en 2011-2012. La victoire contre le Standard, lui infligeant au passage sa première défaite de la saison, doit y être pour quelque chose dans l’extension de son contrat. Finalement, on pensait Guy Roux à la retraite. Il vient juste de se réincarner, 500 kilomètres plus au nord.

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Rooney, Ronaldo : l’argent fait le bonheur

Chaque année on y a droit. Critiano Ronaldo et Wayne Rooney s’amusent avec les nerfs des supporters et les micros des journalistes pour faire part de leur « mal-être » à jouer dans une équipe de top niveau. Tous les clubs du monde deviennent des prétendants à l’accueil de la star en péril. Dès la rentrée, une prolongation est signée avec une forte revalorisation salariale à la clé, accompagnée comme souvent d’une prestation de haut vol du joueur autrefois si mal en point. Ronaldo a inscrit un triplé et Rooney a été étincelant contre Leverkusen. A en croire les sourires affichés lors des célébrations, on se demande comment on fait pour tomber dans le panneau à chaque mercato.

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Florian Thauvin est-il vraiment un sale gosse ?

Les grands donneurs de leçon de la presse française se sont empressés de faire de Florian Thauvin le symbôle d’une formation ratée et à l’état d’esprit déplorable. Le joueur manque pourtant bien de professionnalisme en ne se rendant pas à son travail, mais des concessions ont pourtant été bien promises par les dirigeants lillois, et à priori pas respectées : augmentation de salaire suite à ses performances en U20 ou un transfert à l’OM en cas de proposition financière à deux chiffres. Le public se satisfait de l’excuse générationnelle, bonne à encaisser un mal-être footballistique national, alors que l’origine de l’arrêt Bosman est là pour rappeler que la gestion d’un transfert est loin d’être une mince affaire. Comment Seydoux peut encore espérer fédérer une équipe en comptant parmi ses joueurs un Thauvin démoli publiquement et que les dirigeants lillois veulent envoyer en CFA pour 6 mois ? Dans ce combat ridicule, tout le monde a tort. Lille, Thauvin, l’OM et la presse française.

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J’ai essayé de comprendre Jérôme Rothen

Je suis supporter bastiais. Comme tout le monde, j’ai lu que Jérôme Rothen retournait dans son club formateur, le SM Caen. « Boucler la boucle » comme diraient mes vieux. Rothen a été mon ascenseur émotif pendant plus de 2 saisons. Au début, je l’ai perçu comme le rebelle de trop du championnat français. Grande gueule à Paris, indécis sur son avenir. En tant que sympathisant du Celtic Glasgow, j’arriverais presque à lui excuser son crochet râté aux Glasgow Rangers. Lors de son arrivée à Bastia à l’été 2011, il possédait une condition physique largement supérieure à celle des jeunes prétentieux du club,  grâce à la fameuse « hygiène de vie irréprochable ». S’en suivent la montée, le titre de meilleur joueur du championnat, … Bref, le mythe commençait à se mettre doucement en place. Alors pourquoi partir sur ce sentiment de conflit permanent ? Est-ce que le fait de ne plus être dans la hiérarchie des capitaines à 35 ans est aussi déceptif ? Est-ce qu’une relation tendue avec F. Hantz doit faire oublier que le club corse l’a sorti de 8 mois de chômage pour le remettre au premier plan ? C’est ce sentiment de règlement de comptes perpétuel qui m’a usé, mais qui a forgé la réputation de cet extraterrestre du football français. Bonne fin de carrière Jérôme, Bastia se souviendra longtemps de ta patte gauche.

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