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Fabio Pisacane, l’exemple oublié !

Simone Farina est désormais connu dans le monde entier. Mis en avant comme « l’homme qui a su dire non » à l’argent facile, le milieu de terrain de Gubbio a largement été récompensé de son bon geste – qui après quelques secondes de réflexion paraît tout juste « normal » – avec une invitation par la Fifa à la soirée de remise du Ballon d’Or, une convocation par Cesare Prandelli au prochain rassemblement de la Nazionale, et bien d’autres. Et pendant ce temps là, un joueur de la Ternana, Fabio Pisacane se demande pourquoi le traitement qu’on lui a réservé est si différent.

Car comme Farina, Pisacane a dénoncé ceux qui avaient essayé de le corrompre dans l’optique de truquer le résultat d’un match. Le coupable ? Giorgio Buffone, directeur sportif de Ravenne qui avait proposé 50.000€ (2/3 du salaire annuel du joueur) pour truquer une rencontre et qui a fini entre les mains des enquêteurs de Cremone.

Mais Pisacane n’a pas eu le droit aux éloges alors qu’il a été le premier joueur à avoir permis d’ouvrir une enquête sur le scandale des paris truqués en Italie. C’était en avril dernier. Seuls son club et sa famille sont restés à ses côtés. Ni la fédération, ni les médias n’ont relevé cet acte exemplaire. Damiano Tommasi, président de l’association des footballeurs italiens (AIC) lui a bien envoyé un mail de soutien, avant de l’inviter au gala de l’AIC mais rien de plus. De quoi écoeurer le joueur de la Ternana.

Amer, Pisacane se demande si sa ville d’origine, n’a pas joué dans la balance car comme il l’explique lui-même à la GdS, « c’est difficile de relever le geste d’un jeune originaire des quartiers espagnols de Naples quand votre ville n’est montrée que pour ses liens avec la Camorra et les voleurs de Rolex ». Reste qui si tout le monde était d’accord pour ne pas oublier Farina et le laisser seul, Pisacane a lui goûté à la solitude. Il aurait voulu que son geste soit montré en exemple mais certains en ont décidé autrement.

Désormais, il pense surtout à s’entraîner avec son club et si une invitation de Prandelli arrivait, il explique qu’il prendrait le temps de la réflexion car « un tour de stade avec la sélection ne changera pas ma vie ». Déçu mais pragmatique, il espère que la reconnaissance viendra désormais de ses performances sur le terrain…

Fabio Pisacane, l’exemple oublié !

Farina, oui. Pisacane... hum... non.

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