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Juan Cazares, le bombardier équatorien

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Juan Cazares, le bombardier équatorien

Bienvenue dans ce second épisode de la Nouvelle star du football sur PKFoot. Un rendez vous sans fausse note mais bourré de talent balle au pied où l’on vous propose chaque mois de découvrir un jeune sous médiatisé en France. Après Sydorchuk le mois dernier, on va vous raconter cette fois-ci l’histoire d’un petit mec de 22 ans à la gueule d’ange. Gueule d’ange qui contraste forcément avec les violents coups de canon qui sortent invariablement de son pied droit.

Gueule d’ange qui explique aussi peut être pourquoi la carrière de ce surdoué peine à prendre son envol. Voir jouer , c’est souvent être le témoin d’une sensation de facilité déconcertante. Facilité toujours délivrée à une vitesse incroyable. Rapidité dans la prise de décision, dans l’exécution de la passe et souvent soudaineté mortelle dans la frappe. Jugez plutôt :

Numéro dix ou huit au gros volume de jeu, il sait orienter, passer et frapper. Bref, un crack. Que fait-il donc encore à cet âge-là chez le modeste 17ème du championnat argentin, Banfield ? 

Une histoire sud américaine

Repéré très jeune en équateur par les excellents émissaires du centre de formation de River Plate, Juanito débarque à Buenos Aires, pas encore majeur. Intégré dans un premier temps aux équipes de jeunes, il brille de mille feux et remporte même la Copa Libertadores Sub-20. Il ne fait d’ailleurs pas que la remporter, il en ressort aussi avec le titre de meilleur joueur de la compétition.

PS : ne ratez pas son petit chef d’œuvre à 1’08 sur cette vidéo
Suffisant pour attirer l’attention de Matias Almeyda, alors coach d’une équipe A embourbée dans un beau bordel administrativo-sportif typiquement argentin. L’ancien défenseur international lance la Joyita Negra en coupe d’argentine puis en championnat peu après. Les dirigeants cherchent même à se débarrasser d’un étranger (limités à 4 en championnat) pour lui faire une place dans l’effectif. Tout marche donc comme sur des roulettes pour Juanito. Jusqu’au retour de Ramon Diaz à River courant 2012.

Juan Cazares, le bombardier équatorien

Lorsque l’ex-monégasque revient aux commandes du club dans lequel il a déjà tout gagné, il prend des décisions très claires. L’une d’entre elles est de se débarrasser de ce jeune espoir, trop peu expérimenté à son goût et coûtant… une place d’étranger au club !

Il est donc renvoyé au pays pour un prêt d’un an (Barcelona SC) qui tourne court après seulement quelques mois et des désaccords profonds avec le coach local. Retour temporaire à la case « indésirable à River ». Matias Almeyda, qui préside désormais aux destinés du modeste Banfield alors en seconde division, finit par obtenir son prêt et relancer la pépite en B. El Taladro (surnom du club) remonte en Primera cette année là, obtenant même le titre de champion en s’appuyant sur un jeu offensif symbolisé par ce 10 en quête de rédemption et cet attaquant surpuissant : Chavez (désormais à Boca) dont vous entendrez sans doute bientôt parler.

Juan Cazares, le bombardier équatorien

Pour son retour dans l’élite cette année, Almeyda pousse ses dirigeants à recruter définitivement la perla negra. Ce qui est fait via un circuit incroyablement complexe et incompréhensible. Sous fond d’embrouilles entre Passarella et Independiente del Valle (club formateur de l’équatorien qui accuse l’ex président de les avoir enfler), Banfield obtient les droits fédératives du joueur (à un prix flou) alors que River garderait un petit pourcentage sur le joueur. Bref, l’Amérique du Sud et ses joies du business opaque dans toute sa splendeur.

Confirmation, sélection nationale et … blessure !

Enfin mis en confiance par un coach qui croit en lui, Cazares réussit une flopé de bons matches. Suffisant pour attirer l’attention de West Ham, pas mécontent de son Enner Valencia recruté cet été, et par conséquent pas contre l’idée de lui amener un petit copain équatorien.

Car les deux ont fait connaissance en septembre lors de la première sélection internationale A du petit jeune. Le moins que l’on puisse dire est qu’il ait bien répondu présent en inscrivant un but en première période et en délivrant une passe décisive en seconde à… Enner Valencia ! De beaux débuts gâchés le mois suivant par une blessure musculaire contracté lors d’un match amical face aux Etats Unis. Absent pour sept semaines derrière, il manqua beaucoup à son club à la lutte dans le bas de tableau. Finalement de retour pour la dernière journée de Primera, il planta d’un plat du pied surpuissant à 25 mètres. Tranquille. « El golazo de Juanito !!!! »

S’en est suivi, comme d’habitude, ce franc sourire enfantin illuminant sa gueule d’ange. La question est désormais de savoir s’il est capable d’exporter ce sourire sur le vieux continent. S’il est capable sur le long terme de s’affirmer face à un nouveau Ramon Diaz qui ne croirait pas vraiment en lui. Bref de voir si le gamin à la gueule d’ange est capable de devenir un homme. Parce qu’avec ce talent, il pourrait faire mal. Très très mal…

PS : Comme d’habitude dans cette rubrique, ce petit post scriptum est destiné aux clubs de L1. Le petit au talent immense dont on parle au dessus pourrait sans doute être acquis pour une somme dérisoire. Sinon, il reste toujours Alou Diarra, si vous ne voulez pas prendre de risques. Après tout, Porto ou Benfica seront toujours là pour récupérer ce genre de joueur pas taillé pour le haut niveau…

PPS : Aux dernières nouvelles, Boca se serait positionné sur le joueur. Le transfert pourrait se faire aux alentours d’un million et demi de dollars. 1,5M$… Opération tout de même difficile à conclure car Cazares est un véritable hincha de River et n’a jamais fait mystère de son désir de retourner porter le maillot de la Banda Roja. Autre point de discorde, les dirigeants de Banfield ne seraient pas très chaud à l’idée de vendre un nouveau joueur aux bosteros après la cession de Chavez l’été dernier.

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot mais surtout de ce qu'il représente partout dans le monde.

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