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J’essaie de comprendre Lionel Messi

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J’essaie de comprendre Lionel Messi

Lorsqu’un homme haut de moins de 17 décimètres préfère enfiler des buts plutôt que des filles à l’inverse d’autres de ses confrères, et que certains d’entre nous, fans de football, continuons à le critiquer, alors il devient primordial de s’interroger sur le comportement de la nature humaine.

En avril, ne te découvre pas d’un fil. C’est le proverbe que Roberto Di Matteo a dû répéter à de multiples reprises lors de son coaching d’avant match et de ses causeries. Même les producteurs de Football Manager n’ont pas trouvé de phrase équivalente : « Restez groupés », « Ne vous mettez pas la pression, il n’y a rien à gagner », « Ne pensez pas au beau jeu, on s’en moque ! », « Ils sont meilleurs que nous, ça sert à rien ! ». Qui de mieux qu’un italien pour satisfaire à cet art du management ?

Vous l’aurez compris, je suis fâché. Non pas parce que je suis supporter de Liverpool, l’équipe qui s’apprête à faire du mal à Chelsea samedi 5 mai… Je suis courroucé de ce « je-m’en-foutisme » dont on fait preuve lorsque l’on nous montre les statistiques individuelles pharaoniques de . Revenons-y un brin pour que les internautes les moins footeux se fassent une petite idée :

  • 326 buts en 248 apparitions
  • Meilleur buteur de l’histoire en une saison de Ligue des Champions avec 14 buts
  • Meilleur buteur européen sur une seule saison
  • Trois ballons d’or consécutifs
  • … 24 ans

Il y’a clairement deux écoles : la première, plutôt individualiste, voire égoïste. Elle privilégiera un joueur qui se démarquera par ses performances, et dans chaque club où il mettra les pieds. La seconde école s’inscrit dans un collectif et une générosité. Elle préférera un joueur qui ne s’illustrera pas seulement par ses statistiques individuelles mais aussi par son envie de jouer, sa lucidité et son envie de faire participer ses coéquipiers à son succès.  Il y’a donc , un homme bourré de talent, qui se dope au travail et soit disant, aux milliers d’abdos par jour. Un joueur très doué techniquement, qui inventera des gestes au fil du temps. Un talent plus qu’un don, agrémenté d’une touche d’arrogance et d’un zeste de gel effet mouillé. Il y’a aussi Lionel Messi, un don, qui a fait de sa faiblesse (sa taille), une force. Son jeu est stéréotypé. Pourtant, les défenseurs continuent de s’y casser les dents.

Lors du dernier classico,  j’ai de nouveau été témoin d’un énième débat « Christian contre Léo ». Outre le fait qu’écouter des footix s’engueuler au PMU reste la plus belle chose que la vie m’ait offerte à ce jour, il y a surtout un argument qu’on retrouve tout le temps : Messi ne réussit pas aussi bien en sélection Argentine qu’au Barca. Le contre-argument le plus simple, mais efficace, reste de s’interroger sur les performances de Ronaldo au Portugal…

« Tout le monde suce Messi »

Il faut se poser la question. Si la plupart des journalistes sportifs, des analystes et des fans s’émerveillent devant le jeu du petit argentin et du FC Barcelone, c’est qu’il doit bien y avoir une raison. Ce n’est pas pour rien qu’on la considère comme la meilleure équipe du siècle. Et le « Régis » du coin qui prétend connaître mieux que quiconque le meilleur joueur du monde n’a dû fouler que ses quelques mètres carré de pelouse artificielle de son balcon en guise de rectangle vert.

Je l’ai dis plus haut. Cette fois, Lionel Messi n’aura su faire la différence comme il l’a tant faite précédemment. N’y voyons pas un quelconque déclin que ce soit. Le Barca a essuyé la peine de sa semaine noire (don du titre de champion de Liga et cession de sa place pour la finale de Champion’s League) en atomisant 7-0 le Rayo Vallecano sur son terrain avec notamment un banal doublé de Messi.

De nos jours, avancer contre vents et marées devient presque humain et naturel. Qui n’a jamais cessé d’adorer un joueur dès lors que les passionnés le découvrent. L’être humain se veut unique et semble détester aimer ce que tout le monde aime.

J’aimerais juste que nous savourons la chance que l’on a de vivre à cette époque. Une époque où un joueur de foot pulvérise les records. Car, à l’image d’un Hollande en débat, moi rédacteur de PKFoot, je suis admirateur de Lionel Messi, moi rédacteur de PKFoot, je n’aime pas Cristiano Ronaldo, moi rédacteur de PKFoot, je n’en peux plus de constater un manque total d’autosatisfaction sur ce que nous vivons actuellement, moi rédacteur de PKFoot, je continue à penser que le barca doit être une référence et enfin, moi rédacteur de PKFoot, je trouve que Chelsea est une équipe sans âme. N’en déplaise à certains…

Attention, cette vidéo sera périmée dans quelques semaines.
Lionel Messi aura déjà marqué 5 buts de plus

Morgan, frêle et longiligne athlète d'un quart de siècle observe le football anglais comme il mange du regard les menus McDo. Il foule les rectangles verts dès son plus jeune âge mais raccroche les crampons à 12 ans, après six exercices de bons et loyaux services.

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