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A peine licencié, le successeur de Rafa Benitez attire les projecteurs : aura la lourde tâche de reprendre une équipe sans âme et doit accomplir un destin qui lui tend les bras depuis 10 ans et l’arrêt de sa carrière de joueur. Chloé et Julien ont chacun pondéré son arrivée.

Pour : Chloé Girardin

L’homme de la situation. Zidane est la tranquillité, l’assurance, le charisme, associés à une forte personnalité. Certains le qualifient de timide ou de renfermé. Il n’a juste pas besoin de trop parler pour se faire entendre. Et le vestiaire madrilène l’écoute ! Contrairement à Bénitez, Zizou connaît les joueurs, il a déjà travaillé avec eux et possède un gros avantage : leur soutien ! Le plus important pour un entraîneur, au-delà de la tactique ou de la technique, c’est avant tout sa relation avec son équipe. Une chose est sûre, c’est que l’ancien n°5 de la casa blanca ne devrait avoir aucun problème à ce niveau-là.

Un fédérateur. A l’image de son mentor Ancelotti, dont il était l’entraîneur-adjoint lors de la decima, Zidane sera en capacité de fédérer et d’unir le groupe madrilène. Zizou possède une autorité et une légitimité naturelle qui devrait l’aider dans sa tâche d’entraineur. Et puis simplement parce que quand tu t’appelles Zidane, t’as déjà bien plus d’arguments auprès des joueurs que n’importe qui d’autre !

Inexpérience vous dîtes ? Ceux qui pointent du doigt son manque d’expérience oublient que d’autres très grands entraîneurs ont eux aussi été précoces ! Le meilleur exemple est celui de Guardiola, promu de la réserve du Barça à l’équipe première, après seulement deux années de coaching. Luis Enrique, était lui aussi au Barça B, avant de rejoindre la Roma. Quant à son ami Carlo Ancelotti, il a fait ses débuts d’entraineur en Serie B, avant de finir deuxième de Serie A l’année suivante avec Parme. Dans le football, tout est possible, il n’existe pas une seule et même manière d’arriver à la tête d’un grand club, mais plusieurs chemins, rien n’est dicté, rien n’est écrit.

Un meneur. Zidane l’avait déjà prouvé même en tant que joueur, il est un véritable meneur d’hommes. Si la plupart des gens se souviennent de lui pour son coup de boule en finale de Coupe du monde 2006 (preuve qu’il en a du caractère !). Il ne faut pas oublier que dès son retour dans le groupe France en 2005, il s’est comporté comme le patron des Bleus, et que si nous avons atteint cette finale, c’est en grande partie grâce à lui.

Le tacticien. Zidane était un numéro 10 d’exception, avec une vision du jeu hors du commun. Un homme qui respire le football, et le connaît par cœur. De plus, en ayant tout au long de sa carrière côtoyé les meilleurs, il a engrangé des connaissances stratégiques et techniques qui devraient lui être très utiles. Il est difficile alors de remettre en cause son intelligence et sa capacité à gérer les joueurs sur le terrain…

Et tout simplement parce que le Real Madrid est la maison de Zidane. Il n’a jamais réellement quitté le club depuis la fin de sa carrière de footballeur, et ce n’était qu’une question de temps avant qu’il prenne les commandes de l’équipe première. Il connaît l’environnement madrilène par cœur, le club, les socios, le président, et les joueurs de son équipe. Le joueur a marqué le club à jamais, l’entraîneur le fera aussi sûrement !

Contre : Julien Pauletto

a beau avoir été un très grand joueur français, tous les anciens grands joueurs ne font pas forcément de grands entraîneurs !

Avant Zinedine Zidane, d’anciens joueurs français, ayant eu le ballon d’Or, se sont essayés au métier de coach, sans succès. s’est retrouvé propulsé sélectionneur des bleus en 88 pour ce qui sera sa seule expérience en tant que coach. Jean-Pierre Papin a aussi tenté l’aventure, à Arcachon pour finir à la Berrichonne de Châteauroux qu’il sauva de la descente en National à la dernière journée de championnat. On pourrait aussi citer d’autres anciens joueurs étrangers comme Maradona, Van Basten ou encore Beckenbaueur.

En plus de ça, Zizou n’a encore aucune expérience comme coach principal en pro. Pour le moment, il a « simplement » été adjoint de et coach de la réserve du Real, la Castilla. Guardiola, par exemple, a lui aussi été entraineur de la réserve du Barca avant de prendre les reines de l’équipe fanion, mais il a fait monter l’équipe en Segunda Division alors que Zizou s’est contenté d’une modeste 6e place avec la Castilla. Un bilan un peu léger … Il se dit même que Guardiola, qui finira son contrat munichois à la fin de la saison, a été approché par le board madrilène en vue de reprendre le club. Un signe du manque d’expérience de Zidane et de confiance du board.

Zizou était sans conteste, un vrai leader technique sur le terrain mais dans le vestiaire, il devra aussi être un vrai meneur d’hommes et mettre de côté sa capacité à perdre son sang froid comme il a pu le faire en finale de la coupe du monde 2006 avec son fameux coup de boule. Gérer un vestiaire, c’est gérer des hommes avant tout, et au Real, pas facile de gérer les états d’âmes d’un vestiaire composé de star, qui au moindre remplacement peuvent se braquer et se « rebeller ».

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