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Les joueurs de L1 les plus fidèles à leur club

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Les joueurs de L1 les plus fidèles à leur club

Les longues histoires d’amour sont assez rares en L1, voici les plus belles en cours. Les clubs sont avides, les joueurs veulent progresser, les clubs sont impatients, les joueurs ne pensent qu’à l’argent et leurs agents sont pires encore… De nombreuses raisons poussent aux transferts à chaque mercato. A tel point que peu de joueurs passent au moins 5 saisons dans une même équipe. Voici un coup de projecteur sur la fidélité respective entre les clubs et les joueurs de L1.

Tous ces joueurs sont, au moins, dans leur cinquième saison (en ayant joué au moins un match) avec leur équipe. Hormis à Lyon, Bordeaux et Montpellier, il est intéressant de remarquer que rares sont les jeunes qui restent très longtemps dans leur club formateur.

Les joueurs sont classés par nombre de matchs dans leur club en Ligue 1 (statistiques après la 4e journée de L1 2015/16) et parfois regroupés par club derrière leur porte-drapeau. Sans oublier les baroudeurs de L2 et/ou National qui sont aussi cités en fin de l’article. Précisons aussi que Nantes ne compte aucun joueur resté aussi longtemps dans son effectif.

, le patron. Avec 302 titularisations depuis 2007, le portier marseillais est le taulier de l’OM. Une prouesse dans un club où le renouvellement de l’effectif est continu puisque seul Nicolas Nkoulou est à Marseille comme lui depuis au moins cinq ans (132 matchs). En tout cas, le gardien numéro 2 des Bleus peut se targuer d’un titre de champion, de trois coupes de la ligue et de trois récompenses de meilleur gardien de L1.

L’irréductible breton. (255 matchs), capitaine emblématique du et récompensé d’un ballon d’eau fraîche des Cahiers du foot, entame sa dixième saison dans son club. Cette fidélité hors norme va de paire avec son niveau sur le terrain car Romain Danzé sort de six saisons consécutives à plus de trente matchs.

Le plus fort des Verts. Il était déjà là quand Saint-Etienne est remonté en L1 en 2004. Il en est aujourd’hui le capitaine exemplaire avec pas moins de 14 saisons dans l’élite sous le maillot vert (254 matchs). ; 30 ans, a finalement réussi à hisser son club en coupe d’Europe et à dépoussiérer le palmarès stéphanois avec une Coupe de la Ligue. A noter aussi que, pour un défenseur, il prend peu de cartons (32 cartons jaunes) et n’a jamais été expulsé, il n’y a que des blessures pour le sortir du 11 de Saint-Etienne.

Les Dogues ont vieilli mais ils ont toujours les crocs. Le plus ancien lillois, c’est (32 ans), défenseur polyvalent et attachant qui totalise 220 rencontres depuis 2007. De retour de blessure, il n’a toutefois pas encore foulé les pelouses cette saison et fait face à la concurrence de Corchia et Sidibé dans les couloirs. Arrivé quelques mois plus tard (au mercato hivernal), le capitaine et international Rio Mavuba a lui joué encore plus de matchs (250). Régulier et indiscutable pour tous ses coachs, il n’a jamais été expulsé en L1. Le pitbull lillois Florent Balmont ne peut pas en dire autant mais le réduire à son agressivité serait une erreur. Si, à 35 ans, il n’a plus ses jambes de 20 ans, ses qualités de milieu relayeur font toujours de lui un titulaire indiscutable (229 matchs depuis 2008). Béria, Mavuba, Balmont sont les seuls survivants du doublé lillois de 2011. Au club depuis moins longtemps mais lui aussi expérimenté, le solide Marko Basa est un des meilleurs défenseurs centraux du championnat depuis son arrivée en 2011 (120 matchs). A noter que Vincent Eneyama est aussi au club depuis cinq ans mais qu’il a été prêté durant ses deux premières années, barré par Landreau.

Ils ont de la bouteille à Bordeaux. 214 matchs sous le maillot au scapulaire pour Cédric Carrasso depuis son arrivée en 2009, le gardien est un taulier de son club et de la L1. Arrivé à la même période, Jaroslav Plasil s’est exilé une saison à Catane mais le Tchèque facture tout de même 180 matchs avec les Girondins. Jussié, le Brésilien intermittent du spectacle, a encore plus d’ancienneté (2006) mais il complète ce podium bordelais (175 matchs). C’est dire s’ils se sentent chez eux, comme des joueurs formés au club qui sont toujours fidèles à leur club. Lamine Sané (174 matchs) est devenu incontournable, tout comme Gregory Sertic (120 matchs) qui a débuté encore plus tôt, en 2008, mais qui a été prêté un an à Lens. Henri Saivet compte autant de rencontres dans l’élite (120) et a, lui, exercé une saison à Angers entre temps. Prêté encore plus longtemps, Cheick Diabaté a mis du temps à s’imposer à Bordeaux mais, au début de sa sixième saison dans son club formateur, il affiche tout de même 109 matchs (40 buts).

Siriex, le grand frère du TFC. Le milieu de terrain joue de moins en moins depuis trois ans et il n’a pas encore joué cette saison. Néanmoins, sa fidélité impressionne, lui qui, à 34 ans, entame sa douzième saison à Toulouse (212 matchs). Au club depuis « seulement » huit ans, Etienne Didot y a toutefois déjà joué plus de matchs (227 rencontres), prouvant qu’il est un milieu relayeur de talent même si cela se confirme peu en stats de buts ou de passes décisives. De quoi encadrer encore des talents locaux comme Adrien Regattin (114 matchs depuis 2009) et surtout Wissan Ben Yedder (124 matchs depuis 2010) qui prouve depuis trois ans (35 buts sur les trois dernières saisons) qu’il est un des meilleurs attaquants de L1. Toulouse compte en tout cas des joueurs fidèles dans chaque ligne puisqu’il faut y ajouter les défenseurs Pavle Ninkov (93 matchs depuis 2011), Jean-Daniel Akpa-Akpro (90 matchs depuis 2011), Steeve Yago (62 matchs depuis 2012). Sans oublier le gardien Ali Ahamada (127 matchs), célèbre pour ses cagades mais aussi pour son but inscrit contre Rennes en 2012.

La bande à Loulou. Pas international au grand désespoir de son président, fait partie de la génération dorée de Montpellier, celle qui a décroché le titre de champion de France en 2012 et affiche sa fidélité au club (207 matchs en L1), ne laissant que des miettes (30 matchs) à son remplaçant, Laurent Pionnier, lui aussi formé au club. Jourdren est un gardien talentueux mais aussi un habitué des coups de gueule. S’il n’a pas vraiment confirmé tous les espoirs placés en lui, Jamel Saihi en est tout de même à 113 rencontres dans l’élite, tandis qu’un autre milieu de terrain, Jonas Martin, suit avec 75 matchs, tandis que le jeune Bryan Dabo (23 ans, 44 matchs) complète la liste. En plus de sa pouponnière, Louis Nicollin peut se féliciter de la longévité de plusieurs recrues : l’éternel joker offensif Souleymane Camara (214 apparitions, 39 buts) au club depuis neuf ans, le milieu Joris Marveaux (161 matchs) et l’irréprochable et inépuisable défenseur Vitorino Hilton (37 ans, 135 rencontres depuis 2011/12).

36 ans mais toujours là. Nicolas Seube est à Caen depuis 2001, soit sa septième saison en L1 (183 matchs), presque autant qu’en L2. Régulièrement nominé au Ballon d’eau fraîche des Cahiers du football, l’expérimenté milieu récupérateur dispute probablement sa dernière saison à ce niveau.

Gones Boys. La particularité lyonnaise, c’est la fidélité de jeunes – mais déjà expérimentés – joueurs formés au club. Maxime Gonalons, capitaine de l’OL (182 matchs), le buteur Alexandre Lacazette (142 matchs, 51 buts) et le meneur Clément Grenier (93 matchs) entament leur septième saison dans le club de Jean-Michel Aulas. Plus jeune, Samuel Umtiti (21 ans) en est déjà à sa cinquième année (105 matchs). S’il sera sans doute difficile de conserver Umtiti et Lacazette plus longtemps, le capitaine Gonalons a lui prolongé jusqu’en 2018 et pourrait bien rester le patron de l’OL.

http://instagram.com/p/vqBW1UHvCC/?taken-by=maximegonalons

Yann Jouffre, Merlu toujours frais. A 31 ans, le milieu de terrain compte 175 matchs en L1 sous le maillot tango. Au club depuis 2008, le Lorientais a vu arriver (et rester) plusieurs joueurs depuis comme le solide Lamine Koné qui débute sa sixième saison en Bretagne (110 matchs), soit un peu plus d’ancienneté que son coéquipier Wesley Lautoa (96 matchs) ou qu’un autre Lamine, Gassama (83 rencontres). Moins indiscutable, Maxime Barthelmé en est tout de même à 78 apparitions tandis que le gardien Benjamin Lecompte a profité de son prêt à Dijon et de le retraite de Fabien Audard pour enfin s’imposer (54 matchs) comme un des meilleurs gardiens de L1.

Le roc stéphanois. Bayal Sall vient de débuter sa neuvième saison à Saint-Etienne (162 matchs) avec juste une parenthèse d’une demi-saison à Nancy. Pas toujours indiscutable, il n’a atteint que deux fois les trente rencontres durant cette période.

Home sweet home. Steed Malbranque a quitté son club formateur pendant onze ans, notamment pour s’éclater en Angleterre, mais il est revenu en 2012 et débute sa neuvième saison sous ses couleurs lyonnaises (160 matchs). Si son temps de jeu décline, le milieu de 35 ans continue d’encadrer ses jeunes coéquipiers.

Le gardien le plus sexy. Celui qui avait été élu joueur le plus sexy par le magazine Têtu en 2012 est surtout un gardien talentueux. Benoît Costil vit sa 5e saison en Bretagne (154 matchs) et il est suffisamment performant et régulier pour faire des apparitions dans le groupe France où il retrouve son « sosie », Olivier Giroud.

Les anges gardiens stéphanois. Stéphane Ruffier a disputé l’intégralité des quatre dernières saisons à Saint-Etienne (153 matchs). Réussira-t-il l’exploit de faire de même pour sa cinquième année sous le maillot vert ? En tout cas, ses performances lui ont ouvert les portes de l’Equipe de France. Ce n’est pas le cas du duo de récupérateurs Lemoine-Clément mais ceux-ci font les beaux jours du milieu stéphanois depuis la cinquième saison. Fabien Lemoine (136 matchs) devance un peu Jérémy Clément (126 matchs) et un peu plus nettement Jonathan Brison, arrivé au club en même temps (64 matchs).

Les 4 fantastiques parisiens. Matuidi (140 matchs), Javier Pastore (133 matchs), Thiago Motta (89 matchs), Douchez (10 matchs) entament leur cinquième saison à Paris. L’arrivée de QSI à la tête du PSG a entraîné un profond remaniement de l’effectif mais, contrairement à de nombreux nouveaux riches, les dirigeants parisiens ont su miser sur la stabilité. L’international français est devenu un des meilleurs box-to-box du monde. Après des débuts de rêve (13 buts la première saison), le magique argentin a lui connu une baisse de régime avant de revenir en pleine forme la saison dernière. L’Italien est lui la pierre angulaire de Laurent Blanc et, après avoir un peu boudé, il a finalement prolongé son contrat dans la capitale. Enfin, le désormais troisième gardien du club joue très rarement mais il est toujours là. (Arrivé en janvier 2012, leur coéquipier Maxwell n’atteindra que 4,5 saisons fin juin 2016).

L’étrange histoire de Benjamin Nivet. A 38 ans, le milieu offensif dispute sa 10e saison à Troyes, la sixième en L1 (138 matchs), mais ce parcous a été entrecoupé d’un (long) passage de cinq ans à Caen. Lors de sa dernière saison dans l’élite avec l’Estac, Benjamin Nivet s’était permis d’inscrire dix buts mais cela n’avait pas suffi à empêcher Troyes de faire l’ascenseur. Les aller-retour avec la L2 expliquent d’ailleurs le faible nombre de rencontres disputées en L1 par les autres fidèles aubois. Pour sa cinquième saison, le milieu Quentin Othon culmine à 34 matchs en L1, bien mieux que le défenseur brésilien Rincon qui compte 19 apparitions en L1, que Xavier Thiago (21) ou que Matthieu Saunier (18) qui débute sa sixième saison. Le jeune Jimmy Cabot (21 ans) en est à sa quatrième apparition, soit 52 minutes de temps de jeu.

Le guerrier bastiais. Yannick Cahuzac n’en est « qu’à » sa quatrième saison de L1 à Bastia (73 matchs) mais le milieu de terrain est fidèle au club depuis toujours avec 6 autres années en L2. Parmi les tauliers de l’équipe corse, c’est d’ailleurs le seul à ne jamais avoir quitté son île. Le gardien remplaçant Jean-Louis Leca, débute aussi sa quatrième saison de L1 (17 matchs, +4 saisons en L2) mais sa carrière a été entrecoupée de deux saisons à Valenciennes. Idem pour Julian Palmieri (101 matchs) qui avait débuté avec son club en L2 avant de s’aguerrir à Istres puis de revenir s’imposer à Bastia. Mais celui qui a fait le grand écart, c’est François Modesto, qui est revenu à Bastia en 2013 après avoir quitté le club en 1999. Au début de sa cinquième saison dans l’élite sous le maillot corse avec lequel il a disputé 83 matchs, il a en fait joué plus longtemps à Monaco (6 saisons).

Les 4 fantastiques rémois. Aissa Mandi (98 matchs en L1, +2 saisons en L2), Mickaël Tacalfred (4e saison, 91 matchs, +3 saisons de L2), Odair Fortes (91 matchs en L1, +3 saisons en L2) et Kossi Agassa (69 matchs, +4 saisons de plus en L2) vivent tous leur quatrième saison dans l’élite avec le Stade de Reims mais ils ont aussi participé à la montée du club depuis la L2. Ensemble, ils ont donc connu une belle progression avec leur club. Le défenseur algérien, repositionné dans l’axe cette année après avoir brillé dans le couloir droit, est devenu une référence en L1. Tacalfred est un emblême du club à tel point qu’il a été cité par un candidat rémois à Questions pour un Champion (une histoire racontée par So Foot) L’ailier capeverdien est moins virevoltant, freiné par des blessures aussi, et il n’a pas encore joué cette saison. Enfin, le portier togolais, auteur de belles parades et de quelques cagades, est au club depuis 2007, des saisons juste entrecoupées par un prêt à Istres il y a sept ans.

L’épopée des Guingampais. L’EAG compte plusieurs joueurs qui ont connu la L2 en Bretagne et l’accession en L1 il y a trois ans. Honneur d’abord au défenseur breton Christophe Kerbrat (72 matchs), qui n’a connu que Guingamp comme club professionnel. C’est aussi le cas du solide Moustapha Diallo (66 matchs de L1). Le club conserve également certaines recrues depuis plusieurs saisons comme l’inusable Lionel Mathis (33 ans, 64 matchs) qui a la particularité d’entamer sa quatrième saison sans avoir inscrit le moindre but en championnat. Plus offensif quoi que nettement moins décisif en L1, Thibaud Giresse affiche 65 matchs dans l’élite avec Guingamp. En défense, Dorian Leveque (45 matchs) dispute lui sa cinquième saison. Il faut y ajouter le portier formé au club Mamadou Samassa (29 matchs).

Un Gomis peut en cacher un autre. Kevin Gomis en est à sa sixième saison chez les Aiglons, son club formateur, mais il ne s’y est pas vraiment imposé (56 matchs), restant un joueur de complément dans l’effectif niçois.

Dirar, seul rescapé du Rocher. Au club depuis cinq ans, Nabil Dirar a vu son temps de jeu fondre depuis la remontée de Monaco en L1. Il n’en demeure pas moins utile dans l’effectif monégasque (18 titularisations en 41 matchs).

La star normande du web. Alexandre Raineau joue à Caen depuis 2006, même s’il a passé une saison en prêt à Libourne. Avec l’ascenseur effectué régulièrement par le Stade Malherbe, le défenseur de formation n’a joué que 52 matchs dans l’élite. Pire, il n’a plus joué dans l’équipe première depuis le 16 mai 2014. A tel point qu’il fait office de running gag sur les réseaux sociaux pour les supporters caennais. Les internautes normands se sont amusés de lui en le proposant à Manchester United

https://twitter.com/WeAreMalherbe/status/638329828807188480.

Le couteau suisse angevin. Formé au club, Vincent Maceau découvre enfin la Ligue 1 avec Angers lors de sa huitième saison professionnelle. A 26 ans, le milieu de terrain est un joueur polyvalent, capable de jouer latéral et ll a débuté les quatre premières journées comme titulaire. Le SCO compte aussi de vieux briscards : Olivier Auriac (31 ans, au club depuis 2007) et Charles Diers (34 ans, depuis 2008) occupent le milieu de terrain à Angers depuis belle lurette. Ces habitués de la L2 n’ont toutefois pas encore eu l’opportunité de fouler les pelouses de Ligue 1 cette saison.

Ils ont tout connu avec le Gazelec Ajaccio. Du National à la L1, les Corses comptent plusieurs joueurs fidèles à leur aventure, dont certains au club depuis au moins cinq ans : le défenseur Roderic Filippi (3 matchs) et le milieu Louis Poggi (4) qui goûtent à la L1 pour la première fois cette année.

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Passionné de football, j'adore analyser et décortiquer le milieu du ballon rond (stratégie des clubs, tactiques des entraîneurs, performances des joueurs...) en essayant d'apporter un regard décalé et en provocant le débat.

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