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La mort de Raymond Kopa démontre à nouveau que la France n’est pas un pays de foot

France

La mort de Raymond Kopa démontre à nouveau que la France n’est pas un pays de foot

fait partie des monstres sacrés du football et pourtant sa mort n’aura suscité qu’un hommage très discret comparé à l’héritage qu’il aura laissé au foot français.

N’importe quel Ballon d’Or dans n’importe quel pays aurait suscité des pages et des pages dans les journaux, des heures et des heures de direct sur BFM TV et consort, voire un hommage national. Nous parlons d’un joueur élu le meilleur de la coupe du monde 58, alors que c’est son compatriote Just Fontaine qui terminera meilleur buteur avec 13 réalisations. Nous parlons d’un joueur trois fois champion d’Europe avec le Real Madrid, finaliste de la toute première édition de la compétition avec Reims contre ce même Real. Y a-t-il plus grand palmarès en club que lui dans l’histoire du foot français ?

Peut-être est-ce dû à sa personnalité, plutôt discrète et humble, malgré son palmarès. Peut-être est-ce dû à l’imminence d’une élection présidentielle. Il n’aura simplement eu droit qu’à quelques minutes de silence ici et là sur les terrains de Ligue 1. Pas de minute de silence sur les terrains de Ligue des Champions, au passage. Seule la Ligue a accepté que Reims honore le joueur avec un maillot spécial et un tifo de tous les jours.

Raymond Kopaszewski représente pourtant une belle idée de la France. Fils d’immigrés polonais, il était prédestiné à la mine. Il y a néanmoins travaillé quelques années dès ses 13 ans. Il faut croire qu’il faut être fils d’immigrés pour rentrer dans l’histoire du foot français, comme le sont Platini et Zidane, les deux autres monuments du foot hexagonal. Une fois sa carrière terminée, il aura mené une lutte syndicale pour mieux faire reconnaître les droits des footballeurs dans ce pays (sans être pourtant porté politiquement à gauche) et ainsi un peu plus professionnaliser le foot français.

Raymond Kopaszewski mérite le panthéon, peut-être pas celui des grands de la nation, mais au moins celui du sport français.

Réservera-t-on le même sort à Zidane ou Platini ? Ne l’espérons pas. Le public français ne sait pas reconnaître ses héros du foot (du sport ?), espérons que cela change ! Chapeau l’artiste et merci pour tout l’héritage que tu nous laisses !

Assoiffé de foot depuis tout petit (en fait depuis le penalty raté de Roberto Baggio en finale de la World Cup 94), il se construit sa culture foot à travers ses voyages. Que ce soit par la Pologne, d’où il tire une partie des ses origines, mais surtout après avoir vécu le football en Amérique Latine. Il se passionne pour les passionnés du foot où qu’ils soient dans le monde. Il est président depuis 2012 d’un club de football multiculturel à Marseille.

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