Restons connectés

Pourquoi personne n’aime Jean-Michel Aulas ?

France

Pourquoi personne n’aime Jean-Michel Aulas ?

Jean-Michel Aulas, président de l’OL, est probablement l’homme le plus détesté du football français. Pourtant, depuis plus de 20 ans, l’ancien patron de la Cegid réalise un travail remarquable à la tête des Gones. Analyse d’une côte d’amour toujours basse partout en France… excepté à Lyon bien sûr.

Parce qu’il n’est pas très beau

On peut dire ce qu’on veut, l’apparence est prépondérante dans la société actuelle. On aime plus une personne quand elle est attractive et on lui pardonne plus facilement ses erreurs. Regardez l’indulgence qu’on accorde à Yoann Gourcuff, malgré un rendement moyen depuis plusieurs mois maintenant. Malheureusement pour lui, sur ce terrain, Jean-Michel Aulas est loin derrière. Petit, il n’a presque pas de sourcils et garde toujours en coin un petit sourire qu’on qualifie volontiers de sournois. Dans ces conditions, ses déclarations passent beaucoup moins bien. Si JMA voulait être populaire malgré un physique peu avantageux, il aurait dû jouer la carte du « franchouillard » comme les très populaires Louis Nicollin, Jean-Claude Plessis et Gervais Martel. C’est ce genre de personnage que la France aime.

Parce qu’il gagne, forcément au détriment des autres

La routine, c’est ennuyeux. Or, Lyon a connu un long succès, si long qu’il est devenu banal, avec sept titres consécutifs de champion de France. Et forcément, ces victoires ont été acquises au détriment des autres pensionnaires de Ligue 1. Comment voulez-vous, dans ces conditions, être populaire auprès des supporters des équipes qui subissent cette hégémonie ? Et comme si cela ne suffisait pas, l’OL a pris la « mauvaise » habitude de gagner des points précieux dans les dernières minutes, laissant à leurs adversaires l’impression de ne pas mériter la victoire. Tout pour être détesté.

Parce qu’il a pillé le championnat de France

On reproche à Jean-Michel Aulas de dépouiller la concurrence et d’affaiblir la Ligue 1 en recrutant les meilleurs éléments du championnat. Néanmoins, on oublie vite que ces joueurs en question auraient changé de club de toute façon et on peut remercier l’OL de nous permettre de prolonger un peu leur séjour français. Sincèrement, pensiez-vous vraiment que Florent Malouda ou Michael Essien allaient finir leur carrière à Guingamp ou Bastia ?

De plus, on oublie que l’OL paye souvent le prix fort, qu’aucun investissement n’est sûr à 100% et que l’argent donnée aux clubs leur permet de renflouer leurs caisses. Croyez-vous que Bordeaux ou Lille se plaignent des tarifs appliqués au moment des transferts de Yoann Gourcuff ou Kader Keita ? De toute évidence, non. Enfin, les joueurs qui ne réussissent pas à Lyon se retrouvent ensuite en position de faiblesse et acceptent de rejoindre des clubs de l’élite pour lesquels ils auraient été inaccessibles quelques saisons plus tôt. Une fois transférés dans un club concurrent, ces joueurs deviennent des éléments majeurs des clubs moins huppés. Je pense par exemple à Alou Diarra ou Benoît Pedretti, capitaines respectifs de Bordeaux et d’Auxerre.

Parce qu’il dit ses 4 vérités

Et il a raison. Lyon a trop longtemps été LA locomotive du football français, portant le poids des nombreux wagons de première et deuxième division. Que Jean-Michel Aulas essaye de renforcer son équipe et de défendre les intérêts de son club, qu’il espère voir atteindre les sommets, je trouve ça normal. Qu’il fasse preuve de mauvaise foi et de démagogie de temps à autre ne le grandit pas, mais ne le rend pas différent de ses homologues qui n’ont pas la même visibilité et agissent donc en toute impunité. Jean-Michel Aulas est un homme qu’on adore détester, souvent sans savoir pourquoi. Mais il demeure quelqu’un qui a fait avancer le football français. Et pour cela, il mérite le respect.

Pourquoi personne n’aime Jean-Michel Aulas ?

Sept, comme le nombre d’arbitres menacés ?

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

... à lire dans France

Populaire

Newsletter PKFoot

Une fois par semaine, le lundi midi.

Inscription confirmée

Une erreur s'est produite.

Retour