Le LOSC entre résignation et peur au ventre

Englué dans la deuxième partie de tableau, le Lille OSC ne décolle pas en 2017 et, pire, se retrouve menacé par la zone de relégation. En cas de défaite à Caen samedi, l’équipe de Patrick Collot sera dix-huitième et barragiste. Bien loin de la troisième place en 2013/2014, point de départ des difficultés du club nordiste.

Un bilan comptable inquiétant

Un mois jour pour jour après la passation de pouvoirs entre Michel Seydoux et Gérard Lopez, il y a urgence pour les Dogues. Venu avec l’objectif du top 6 « dans les 12 à 18 prochains mois » et « à long terme, de jouer le top 3« , l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois veillera d’abord à ce que le LOSC ne descende pas en Ligue 2 à la fin de la saison actuelle.

La dynamique est préoccupante et, si une dizaine de clubs sont encore concernés par la course au maintien, les Nordistes pourraient payer leur manque d’expérience dans ces matchs couperets, à l’image des deux dernières défaites concédées face à Lorient (0-1) et Angers (1-2).

Le LOSC entre résignation et peur au ventre

Le public en déprime

Une saison dans les bas-fonds provoque également une baisse de l’affluence. D’une capacité de 50.186 places, le stade Pierre-Mauroy se vide de manière inquiétante depuis 2014. À ce stade de la saison, avec un taux de remplissage de seulement 48%, on est loin des 77% d’il y a trois ans. Ayant déjà reçu Monaco, le PSG et Lyon, il ne reste plus que le match face à Marseille, en mars, pour espérer réaliser une grosse affluence. À moins que le public lillois ne se réveille pour soutenir son club dans le sprint final…

Le LOSC entre résignation et peur au ventre

Une valse des entraîneurs qui ne permet pas de continuité

Depuis que René Girard a quitté le domaine de Luchin en 2015, il y a déjà eu trois entraîneurs différents. Hervé Renard ne sera resté que quatre mois, tandis que Frédéric Antonetti a tenu exactement trois-cent-soixante-cinq jours sur le banc. Patrick Collot, qui avait géré l’intérim entre Renard et Antonetti, a pris depuis novembre le commandement. Mais rien ne dit qu’il finira la saison, lui aussi. Lopez avait parlé de « résultats convenables » pour que l’Avignonnais conserve sa place. La forme actuelle n’incite donc pas à l’optimisme. Quoi qu’il en soit, l’été prochain, le LOSC connaîtra sûrement son quatrième coach différent.

Des recrues compliquées à intégrer

Débarqué en plein mercato, Gérard Lopez a frappé en grand coup en réglant le marché lillois en l’espace d’une journée, la dernière (31 janvier). Pas moins de sept joueurs sont arrivés, alors que dans le même temps, cinq membres de l’équipe faisaient leurs valises. Sur une pente ascendante depuis la nomination de Collot, on pensait que la jeunesse apportée par ces recrues permettrait au LOSC de se sortir du derniers tiers du classement tout en prenant une avance confortable sur la zone rouge.

Le LOSC entre résignation et peur au ventre

Anwar El-Ghazi, arrivé cet hiver, est l’un des symboles du manque de jeu collectif

Mi-février, le constat d’échec est pourtant déjà présent dans toutes les têtes. L’alchimie a du mal à opérer entre anciens titulaires et les nouveaux qui ont pris leur place. Certains ont du mal à comprendre que des joueurs qui ne sont présents dans l’effectif que depuis quinze jours soient déjà dans le onze malgré des performances très moyennes, pour ne pas dire transparentes. Le coach des Dogues l’a lui-même reconnu samedi soir : la fin du championnat pourrait devenir cataclysmique si des efforts ne sont pas effectués par chacun, peu importe sa situation. Ce malaise est illustré par les déclarations de Julian Palmieri, interrogé par la Voix du Nord :

Maintenant c’est différent et compliqué car les nouveaux joueurs ne parlent pas la même langue. C’est une barrière. J’espère qu’ils prennent des cours. Ce n’est pas à nous de parler anglais ou portugais. Il faut tout recommencer.
Julian Palmieri, latéral lillois
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