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Nostalgie d’une D1 #4 : 1997/98

France FC Metz

Nostalgie d’une D1 #4 : 1997/98

La Coupe du Monde pointe le bout de son nez. Les stades se rénovent petit à petit, les tee-shirts footix sont à gagner dans les stations-service et certains joueurs rêvent (en secret) d’être sélectionnés pour pouvoir porter le survêt’ de leur équipe nationale.

Cette saison sera aussi l’occasion d’assister à un mano a mano inattendu entre deux formations encore jamais titrées : le RC Lens et le FC Metz. En lutte toute la saison, le titre ne sera adjugé qu’à la dernière journée, à la faveur du goal-average. Pour le reste du grand classique, faites comme chez vous, Paris s’occupe des coupes.

1,2,3 puissance Lens

L’équipe de Lens est donc championne de France, et clairement ça fait plaisir. Ce club respire le football et caractérise à elle toute seule les valeurs de la D1 : cheveux longs, maillot kitch et bleu de chauffe. En embuscade tout au long de la saison, la bande à Leclerc ne valide son sacre qu’au soir de la dernière journée, à la différence de but : + 5. Si on devait choisir quelques joueurs de l’époque moderne pour illustrer le fighting spirit des lensois, il n’y aurait guère que des mecs comme Kuyt ou Voronin pour faire partie de ce 11. Des joueurs au style brut de décoffrage pour un engagement total.

Sur la pelouse, Smicer et Ziani régalent de leur technique et offrent des caviars au génial Drobnjak, auteur, pour l’histoire, d’un triplé au Vélodrome. Déhu est teint en blond, Vairelles a une coupe inimitable, Debève a les joues rouges et Eloi sait encore jouer au football.

Le Maradona blond

Crinière blonde qui recouvre bien la nuque ? ok. Jouer dans un club familial et populaire ? ok. Habiter à 24 ans chez ses parents ? ok. Tony Vairelles est l’archétype même du joueur de D1. Si on kiffe autant le football à cette époque, c’est en partie grâce à des mecs comme lui. Pour faire simple, toto a la dégaine d’Eddy Mitchel, la chevelure de Tina Turner, le charisme de Claude Barzotti et le franc parler de Coluche.

Imaginez le danser le Mia avec ses potes Debève et Sikora dans une discothèque « branchée » du côté de Lens. Un régal. Il aurait même très bien pu tourner au côté de Brad Pitt dans Snatch.

Lors d’une interview accordée à Téléfoot (à l’époque l’émission valait le coup de mettre son réveil un dimanche matin), Tonygoal confiait à la charmante Sophie Thalmann ses goûts musicaux : « J’aime bien Tino Rossi, Aznavour, Elvis Presley, Claude François, Sardou… ». Prends ça Booba.

Vairelles, tout juste champion de France et auteur de 9 buts, ne sera pas retenu par Aimé Jacquet. Dommage, voir son portrait sur les Champs aurait fait prendre tout son sens à la phrase mythique de Thierry Roland : « Après avoir vu ça, on peut mourir tranquille. »

1,2,3 puissance France

L’arrêt Bausman, entré en vigueur quelques années plus tôt, montre les premiers signes de changement en matière de transferts. Alors qu’ils n’étaient que quatre à évoluer à l’étranger pendant l’euro 96, ils sont désormais une douzaine à avoir choisi l’exil, avec un net intérêt pour le championnat rital. A noter également qu’aucun lensois ne figure dans le groupe.

La victoire des bleus, dans l’euphorie générale, a permis de créer une nouvelle tendance : le footix.

Post coupe du monde, ces nouveaux amoureux du football ignorent tout des Teddy Bertin, Ardian Kozniku, Frédéric Brando et compagnie, ne comprennent pas l’intérêt d’assister à l’échauffement des joueurs avant un match et ne savent pas apprécier à sa juste valeur les odeurs d’un stade : merguez, frites, pelouse fraîchement coupée, fumigènes….

Le footix n’a toujours pas décrypté le petit chant d’accompagnement destiné au gardien adverse : « Ils disent quoi la ? » et ne se rend pas compte du bonheur que procure le bourdonnement d’un stade lors d’une contre-attaque de son 11 favoris. Pour finir, le footix veut toujours partir 5 minutes avant la fin du match pour éviter les bouchons. Gringo va…

Nostalgie d’une D1 #4 : 1997/98

Le Guen / Vairelles : what else ?

Eric n'a alors que 7 ans quand il découvre le Football. Il passe le plus clair de son temps à imiter ses idoles : Raï, Loko, Cavéglia. N'ayant pas le talent pour embrasser une carrière professionnelle, il décide alors d'écrire sur l'actualité du ballon rond.

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