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Nostalgie d’une D1 #1 : 1994/95

France

Nostalgie d’une D1 #1 : 1994/95

D1 ? Touché ! Pas coulé… Eté 2002, le championnat de France change de nom et se paie un lifting. Oui mais voilà, on n’oublie pas si facilement une bonne vieille copine. Point de départ de notre revue des saisons, le championnat 94/95. Une entrée dans le monde de Loko, avant qu’il ne devienne loco

Marseille n’en fait pas partie, la faute à une rétrogradation suite à l’affaire OM – VA. Le Paris SG en est le tenant du titre et a la dalle. Sur les 20 clubs engagés, 13 évoluent toujours en L1. Les autres ont connu des fortunes diverses, entre descente aux enfers et ascenseur douloureux. On pense bien sûr à Martigues, 11è cette saison la, mais qui ne parviendra jamais à confirmer. Aujourd’hui le club pointe en CFA. On pense aussi à l’AS Cannes, qui végète depuis maintenant plus de 10 ans en National.

Nantes tu peux pas test !

Pour les matheux, Nantes c’est : 71 buts marqués, 1 seule défaite, une doublette Loko Ouedec qui tourne à 40 buts, un tarif maison facturé 3 buts (1 club sur 2 sera puni pour avoir osé faire le déplacement), meilleur attaque, meilleur défense, meilleur buteur, meilleur entraîneur, meilleur cuistot, meilleur pelouse, meilleur jardinier… Vous en voulez encore ? Pour les poètes, Nantes c’est un jeu léché -­‐ héritage de José Arribas -­‐ remis au goût du jour par le magnifique Coco Suaudeau. La doctrine est simple : tu bouges, tu donnes. Contre le PSG, lors du match aller, Loko marquera un but d’anthologie après un une/deux avec Pedros, sans que le ballon ne touche terre. Le retour, au Parc des Princes, les parisiens, eux non plus ne toucheront pas beaucoup terre. Les futurs champions de France livrent  même à domicile… 0–3. Les canaris seront sacrés à Furiani au soir de la 37è journée après un match nul. Les lyonnais finiront à 10 points derrière. Cette année la, l’effectif des canaris est juste démentiel avec Karembeu en métronome, Makélélé en relayeur, N’doram à la création, Decroix à la vigie et Garcia à la buvette.

C’était comment avant ?

Avant, ça respirait le Football à l’arrache, les tribunes étaient en béton, les sponsors maillot était kitch, les coiffeurs en prison et les chaussettes servaient juste à cacher le protège tibia. Même Florian Maurice, alors jeune espoir du Foot français, avait des cheveux. Cette saison la, un illustre inconnu, Marco Grassi, plante 15 buts avec le Stade Rennais. Cavéglia, sachant les gardiens agoraphobes, les soulageait de ses coups-­‐francs. Llacer, poète à ses heures perdus et boucher le reste du temps, marquait le plus beau but du championnat contre Caen, d’une magnifique reprise de volée de plus de 30 mètres. Olmeta s’improvisait parfois joueur de champs et aimait venir, au sortir de la douche, fêter la victoire avec ses supporters, nu sous sa serviette.

Paris, destitué de son titre de champion, fait la gueule et se rattrape sur les coupes. Doublé coupe nationale et éliminé de la Champions en demi par le futur vainqueur, l’AC Milan. Lyon, Auxerre, Lens et Monaco joueront quand à eux la coupe UEFA. Caen et Sochaux descendent en D2 et c’est Guingamp et Gueugnon qui les remplacent. Nantes pour sa part ne passera pas la montagne Leverkusen et ne connaitra pas les joies d’une demi­‐finale.

Eric n'a alors que 7 ans quand il découvre le Football. Il passe le plus clair de son temps à imiter ses idoles : Raï, Loko, Cavéglia. N'ayant pas le talent pour embrasser une carrière professionnelle, il décide alors d'écrire sur l'actualité du ballon rond.

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