Restons connectés

Quel visage pour le PSG avec Kylian Mbappé ?

France Paris Saint-Germain

Quel visage pour le PSG avec Kylian Mbappé ?

Sauf énorme retournement de situation, le PSG officialisera l’arrivée de Mbappé dans les heures qui suivent. Outre le montant de son transfert, qu’on ne commentera pas sur cet article, l’arrivée du prodige pose une question : où et comment faire jouer ce jeune attaquant ? Neymar et Cavani étant indéboulonnables, le Français devra apprendre à composer avec le Brésilien et l’Uruguayen. Rien d’impossible à priori.

Tout bon amateur de foot peut vous le dire : le PSG joue en 4-3-3 avec Neymar à gauche et Cavani dans l’axe. Mbappé n’étant pas venu pour regarder les mouches voler au-dessus de la pelouse du Parc des Princes, il devrait à priori occuper l’aile droite de l’attaque parisienne. La levée de boucliers est immédiate : « le PSG recrute un jeune joueur qui n’a que 6 mois dans les jambes pour le faire jouer dans un poste d’ailier droit qui n’est pas le sien ». Calmons-nous et évitons le piège classique du schéma tactique que n’importe qui peut poser sur Football Manager, et pensons plutôt à l’animation qui peut découler de cette association.

Un trio complémentaire sur le papier

Bien qu’affiché à gauche sur la feuille de match, Neymar est un électron libre au sein de ce PSG, comme il l’est au Brésil, et comme il l’était à Barcelone. Si vous avez regardé sa première très aboutie à Guingamp, il vous faudrait une bonne dose de mauvaise foi pour affirmer que le numéro 10 parisien est un ailier gauche à l’ancienne, comme Vicente l’était à Valence par exemple (même si sa sucrerie face à Hamouma le week-end dernier est pour le coup une action d’ailier de débordement). Plus encore à Paris, où le niveau de la Ligue 1 et l’absence au milieu d’Iniesta – voire de Messi – le poussent à le faire, Neymar est partout : il va chercher le ballon plus bas, participe plus à l’élaboration du jeu et moins exclusivement à l’accélération fatale qui porte l’estocade, et occupe volontiers l’axe, puisqu’il sait que Kurzawa prendra l’aile gauche et écartera le jeu pour lui.

Cavani est un joueur de surface qui marque plus souvent en une touche de balle qu’autre chose. Excellent de la tête, peu suffisamment à l’aise balle aux pieds pour se créer des occasions seul comme le faisait un Henry à Arsenal, il a un profil de finisseur pur en phase offensive, où son apport dans les combinaisons se limitera majoritairement à des remises en une touche. De fait, il se marie parfaitement avec Neymar, qui lui a déjà offert un caviar à Guingamp.

Et Mbappé dans tout ça ? Son profil se rapproche nettement plus de Neymar dans un rôle d’attaquant qui aime toucher le ballon. Le Français aime prendre le ballon loin des buts – et ainsi pouvoir contrôler avant que les défenseurs ne lui collent aux pattes – et arriver lancé. Sa pointe de vitesse et son aisance technique, qui lui valent des comparaisons avec Ronaldo (le Brésilien) font ensuite le reste. Capable de prendre la profondeur, moins meneur de jeu que Neymar et moins finisseur que Cavani, il sait bouger en fonction de ses coéquipiers, combinant avec le même bonheur avec un pur numéro 9 comme Falcao, ou un attaquant de soutien comme Germain. Son intelligence lui permet de s’adapter. Et c’est là le plus important.

Toute proportion gardée, ce trio peut faire penser à la MSN. Rappelez-vous le but de Neymar face à Villarreal, quand il reprend un centre venu de la gauche par Suarez, pour marquer suite à un coup du sombrero. Alors que théoriquement, l’Uruguayen doit prendre l’axe et le Brésilien la gauche, les joueurs ont échangé de positions, parce qu’ils ont l’intelligence de se déplacer en fonction de ce que fait l’autre. Ces permutations, cette compréhension du jeu de l’autre, permet de rendre presque caduque le débat du positionnement de Mbappé à droite. Oui, il sera dans cette position, mais non, ce n’est pas pénalisant quant à l’expression de ses énormes qualités, puisqu’il dispose de partenaires d’attaque qui liront son jeu, et que son latéral droit, que ce soit Meunier ou Dani Alves, saura occuper l’aile droite pour écarter le jeu en cas d’embouteillage dans l’axe.

, la pièce manquante

Passé l’évidence que le niveau de jeu des 3 stars de devant leur permettra de prendre du plaisir en attaque vient la question que tous les frileux se posent : l’équilibre de l’équipe est-il en péril ? Avec un tel trio, des latéraux plus reconnus pour leur apport offensif que défensif, et un numéro 8 (Rabiot) qui aime se projeter, que se passe-t-il sans ballon ? Là encore, rien d’insurmontable pour le PSG. Cavani aime se dépouiller pour récupérer le cuir, parfois jusqu’à suivre son adversaire et se retrouver arrière gauche. C’est excessif, et Neymar comme Mbappé n’auront pas besoin de ça si l’équipe fait l’effort pour compenser. Un travail de premier rideau pour empêcher la relance facile peut suffire, comme Ronaldo et Benzema à Madrid.

Rabiot a le coffre pour couvrir Neymar et Kurzawa à gauche. Sans défendre seul, il peut au moins freiner l’avancée adverse pour que son latéral revienne. A droite, Mbappé ne peut pas boucher son couloir comme le fait Bale à Madrid quand son physique le lui permet. Dani Alves ne peut compenser seul et a besoin d’aide, et Verratti n’a pas la capacité à couvrir autant que Rabiot. En ce sens, la venue de Fabinho serait parfaite. Ancien latéral droit donc capable de boucher un couloir, récupérateur émérite, habitué à jouer dans une équipe où son relayeur (Bakayoko) se projetait énormément, le Brésilien intéresse énormément l’état-major parisien, et on comprend pourquoi.

Une multitude de possibilités s’offre aux Parisiens en cas d’arrivée de Fabinho.

Avec lui, l’équilibre sera assuré et l’équipe plus compétitive, à condition que Verratti accepte de prendre la pointe basse comme le faisait Pirlo. L’Italien n’a aucune légitimé à cette position actuellement, mais un Fabinho pourrait le protéger comme Gattuso ou Ambrosini à Milan, et ainsi lui permettre de briller dans la construction du jeu, sans se soucier exclusivement de la récupération.

Le Monégasque pourrait même permettre à l’équipe de jouer en 4-4-2 en l’absence de Neymar avec un duo Fabinho-Rabiot (en projection comme Bakayoko) ou Fabinho-Verrati (en gestionnaire comme Moutinho) dans l’entrejeu, Di Maria, Draxler ou Lucas (selon ceux qui restent) sur les ailes et Cavani-Mbappé devant, dans un schéma assez similaire à l’AS Monaco champion de France 2017. Une multitude de possibilités s’offre aux Parisiens en cas d’arrivée de Fabinho. Ils ont quelques heures pour faire signer la dernière pièce du puzzle.

P.S : et on n’oublie pas Draxler qui, plus que tout autre joueur de l’effectif, reste capable de s’imposer en titulaire et de surprendre tout le monde.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi, je vous invite donc à me donner votre opinion.

... à lire dans France

Populaire

Newsletter PKFoot

Une fois par semaine, le lundi midi.

Inscription confirmée

Une erreur s'est produite.

Dernier tutoriel

Devenez rédacteur sur le blog foot PKFoot.com
Retour