Les 5 choses que je retiens de la CAN 2017 au Gabon

La CAN s’est terminée le week-end dernier avec le 5e titre continental du Cameroun, contre une valeureuse équipe égyptienne. Contre toute attente, les Lions Indomptables ont soulevé un trophée au milieu d’un tournoi toujours aussi compliqué à prédire.

Pour cette édition 2017 au Gabon, on a sorti 5 points qu’on a pu remarquer à travers les matchs de la compétition.

1. Peu de buts

Si vous attendiez des buts en pagaille, il fallait passer votre chemin. Les équipes africaines présentaient des défenses infranchissables, qui laissaient peu d’espace d’expression aux attaquants. Comme le Portugal lors de l’Euro, la défense est le socle indispensable pour toute équipe désirant aller loin. On l’a encore vu cette année : l’Egypte n’a pris son premier but qu’en demi-finale et le Cameroun est parvenu à encaisser les attaques des favoris sénégalais, avant de les sortir aux penalties.

2. Des favoris en perdition

L’Algérie menée par le duo Mahrez-Slimani ? Le Sénégal de Mané ? Le Gabon de PE Aubameyang ? Non, la plupart des cadors sont sortis dès les poules, où en 1/4 de finale, à la surprise générale. Difficile à dire si leur saison en club a pu peser sur leurs performances, mais les joueurs semblaient détachés de cette compétition. Perdrait-elle de son aura ? Seul le Ghana a tenu son rôle. Derrière, des petits pays, dont la colonne vertébrale n’évoluait pas en Europe (comme l’Egypte), ont percé. Le Cameroun ? Une sélection par défaut de guerriers qui sont venus suppléer des titulaires refusant de porter le maillot.

3. Le renouveau de pays perdus

Quel bonheur de revoir l’Egypte et le Cameroun au premier plan ! Depuis une dizaine d’années, et souvent pour des raisons qui n’ont pas grand chose à voir avec le football, on les voyait s’enfoncer et on ne parlait plus d’eux qu’au passé. Même si tout n’est pas encore parfait (histoire de primes, refus d’embarquer voire de s’entrainer) on a assisté à une montée en puissance de nouvelles générations dorées (Maroc, Congo, Sénégal). De bonne augure pour aller loin dans les prochaines échéances internationales ?

4. Des pelouses dans un piètre état

On chambrait la France et les pelouses difficilement praticables de Nice, Lille ou Marseille ? Que dire de celles du Gabon. Certains stades, terminés quelques jours avant l’ouverture au public, ressemblaient à tout sauf à des terrains de football. Même la préparation des joueurs à pu en pâtir, des équipes ne pouvant s’entraîner à Port-Gentil (la pire pelouse de toutes), pour ne pas la dégrader davantage. Il a même été évoqué un déplacement du 1/4 de finale Egypte/Maroc. Score du match ? 1-0, but à la 87e. Qu’espériez-vous de mieux sur un terrain pelé ?

5. Des stades vides

Une compétition internationale, sur un des continents les plus peuplés, dans des stades surdimensionnés ? La CAN 2017 au Gabon a surtout été l’occasion de voir des stades tristement vides, même pour les affiches comme le match d’ouverture ou la finale. Le prix des places, les difficultés d’accès et la crise politique au Gabon n’expliquent pas tout.

Et vous, qu’avez-vous retenu de cette CAN ?

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