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La malédiction du Chili en Copa América

Copa America

La malédiction du Chili en Copa América

Alors que débute ce soir la 44ème édition de la Copa América, PKFoot revient sur l’anomalie du palmarès de cette grande compétition : l’absence du Chili en son sein ! Puissance historique du continent, fédération co-fondatrice de la COMNEBOL et de la Copa America mais toujours dans le groupe, de plus en plus réduit, des puceaux continentaux.

Seuls l’Equateur et le Venezuela accompagnent donc encore le Chili dans le groupe des losers d’Amérique du Sud. Pas vraiment une surprise de voir ces deux sélections « mineures » dans la liste des déçus de l’histoire, l’ex de Pinochet, par contre… D’ailleurs l’Equateur, nation émergente du continent avec notamment le petit Cazares sur le banc, ouvrira le grand bal face à l’autre Roja, ce soir, à Santiago. Pour la sixième fois, los chilenos accueilleront la grande baston continentale avec un espoir fou : enfin inscrire leur nom au palmarès de cette satanée coupe !

Forte d’une certaine continuité dans le jeu et de bons résultats sur la scène mondiale, la bande à Sampaoli se présente confiante mais pas si sûre de son fait. s’est ainsi récemment expliqué dans la presse sur cette drôle d’atmosphère qui règne autour d’eux et cette possibilité de sacre tant espéré.

Nous devons rester calmes, nous avons les joueurs, les fans, il faut que nous restions calmes !
Alexis Sanchez, pas trop flippé

Même s’il appelait un peu plus tôt à un plus grand soutien populaire : « Nous demandons l’appui du public car l’autre jour (à Rancangua) nous n’avions pas l’impression de jouer au Chili ». Oui, les chiliens auront bien besoin de leur douzième homme.

El Impasable et l’unique expulsion de sa carrière

Car de plus grands joueurs chiliens que le trublion d’Arsenal se sont cassés les dents sur ce trophée imperméable aux charmes de la Roja sud-américaine.  par exemple. Celui qui est parfois considéré comme le meilleur défenseur de l’histoire du jeu (Beckenbauer : « Je suis le Figueroa d’Europe. ») échoua en finale de l’édition 1979. Enfin, échoua…

https://twitter.com/DiarioTitular/status/603362492174049281

Cette année là, la finale se jouait en trois matches pour respecter une logique qui n’en respecte aucune. La Roja d’El Impasable devait faire face au redoutable Paraguay pour l’affrontement final… sans El Impasable ! La légende ayant été expulsé pour la première fois de sa longue carrière en demi finale face au Pérou. Une absence cruciale qui se fit ressentir de la plus douloureuse des manières dans la première manche de la finale à Asunción (Par.) avec une victoire 3 à 0 pour les locaux. Trois buts encaissés soit autant que sur l’ensemble de la compétition jusqu’ici. Le retour du patron pour la seconde manche refermera le verrou chilien et permettra aux hommes de Luis Santibáñez d’y croire jusqu’au bout. Victoire 1 à 0 à Santiago et nul héroïque des paraguayens pour le match d’appui à Buenos Aires. Le vainqueur fut choisi à la différence de buts. 3/0, 0/1, 0/0. La coupe s’envola donc pour la seconde fois de l’histoire vers Asuncion.

Le Maracanazo chilien

Au rayon grande déception, il est impossible de ne pas évoquer la seconde place de 1955. Le Maracanazo chilien quelque part. A ne pas confondre avec le scandale de 1989 au… Maracana où le gardien chilien, , jeta l’opprobre sur tout le football national. Une toute autre histoire sur laquelle nous reviendrons un de ces quatre.

Mais pour l’instant retour en 1955. Déjà hôte d’une épreuve s’appelant alors Campeonato Sudamericano de Naciones et se disputant sous forme de mini-championnat entre les six nations conviées, le Chili finit encore Poulidor mais pire encore, ensanglanta les portes d’entrée de l’Estadio Nacional de Santiago. La cause ? La cohue pour assister au match couplée à des portes tardant à s’ouvrir créant des accidents graves auxquelles viendront s’adjoindre la chute d’une tribune provisoire installée pour la compétition. Bilan des courses : six morts et des dizaines de blessés. On en oublierait presque le terrain où là encore, ça s’est mal terminé. La machine à planter chilienne emmenée par le meilleur joueur de la compétition, , ne trouva jamais la faille dans l’équipe argentine formée autour de la colonne vertébrale d’Independiente et agrémentée de deux ou trois cracks. Un petit 1/0 pour les coéquipiers de Labruna et la messe était dite. Campeón : Argentina. Subcampeón : Chile. Otra Vez !

Pas mieux qu’une demi pour la génération Zamorano/Salas

Les années 90 voient la Copa finalement prendre sa forme actuelle et le Chili être béni des dieux du football avec deux attaquants de classe mondiale. Le duo ZaSa, Zamorano, l’hélicoptère et Salas, le Matador. Derrière c’est pas mal non plus avec les poètes Javier Margas, Fransisco Rojas ou encore l’ex auxerrois Pedro Reyes alors qu’Acuña se charge de faire le taf au milieu. Après l’échec de la Copa 1993, plusieurs de ces, alors, jeunes joueurs sont lancés dans le grand bain international en 1994 et 1995. Les échecs cuisants continuent pourtant de se succéder dès lors que le Chili entre dans le bal continental. Eliminés au premier tour en 1995 et 1997, il sort finalement des poules en 1999. Auréolée d’une belle coupe du monde 98, la génération ZaSa y croît plus que jamais. En demi finale se dresse sur sa route une Uruguay déclinante qui ouvre pourtant le score en première mi-temps, Zamorano ne s’en laisse pas compter et égalise en seconde période. On se dirige alors vers les prolongations puis les tirs aux buts où… le Chili s’incline logiquement.

Une demi, voici donc le meilleur résultat obtenu par la Roja ces vingt cinq dernières années. Trois quarts en 2001, 2007 et 2011, une humiliation en 2004 et l’espoir pour 2015 ! Plus que des stars et des grandes équipes, ce mois de Juin 2015 pourrait nous permettre de voir une grande nation du football écrire son histoire sur son sol. 99 ans après sa première participation !

PS: PKFoot s’intéressera à cette Copa America 2015 mais nous ne serions que vous conseiller d’aller également jeter un coup d’œil à l’excellent projet des mecs de Lucarne-Opposée !

Joue en troubadour sur tout le front de l'attaque. Amoureux du foot mais surtout de ce qu'il représente partout dans le monde.

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