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Coupe du monde J3 : la France sauve les meubles, Messi grimace

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Coupe du monde J3 : la France sauve les meubles, Messi grimace

On l’attendait : l’entrée en lice des Bleus n’a pas été flamboyante, mais la victoire est au rendez-vous. L’Argentine de Messi ne peut pas en dire autant, tandis que le Danemark et la Croatie ont assuré.

L’essentiel : les 3 points

Après la qualité de jeu montrée par l’Espagne et le Portugal, on espérait que la France puisse faire plaisir à son public, notamment face à l’Australie, une opposition modeste sur le papier. Mais rien n’a fonctionné : beaucoup de fautes techniques, peu de rythme, aucune combinaison. Si on excepte les 6 premières minutes, on n’a rien eu à se mettre sous la dent. La victoire, sur un penalty de Griezmann obtenu après usage de la vidéo, et sur un but chanceux de Pogba, semble tirée par les cheveux. Mais ça, Deschamps n’en a sans doute cure. Certes, il préférerait sans doute une victoire flamboyante, mais il sait que l’important reste de gagner. Après un premier tour galère à l’Euro il y a 2 ans, face à la Roumanie, l’Albanie et la Suisse, il a bien réussi à mener les siens en finale. C’est moche, mais tant que ça gagne, on s’en fout. Ce n’est pas l’Argentine qui dira le contraire…

Ce qu’on a vu et retenu

  • Critiqué, auteur d’une saison moyenne, Lloris a répondu présent sur une parade magnifique qui prive l’Australie de l’ouverture du score. Le capitaine français est au rendez-vous, et c’est tant mieux.

  • Ils ne sont pas les plus forts de l’équipe, mais Hernandez et Tolisso arrivent au moins à obtenir les fautes qui font souffler l’équipe.
  • Discret, Kanté a joué son rôle d’aspirateur en récupérant les ballons pour tout le monde.

  • Umtiti a fait complètement n’importe quoi en offrant un penalty de l’égalisation, quelques minutes après l’ouverture du score. Et si l’issue est favorable, la légèreté avec laquelle il rigole de sa boulette laisse perplexe
  • Mooy a peut-être la même dégaine que Tony Chapron, mais il joue plutôt juste. Précieux dans la récupération, précis sur phase arrêtée, il a été le meilleur joueur australien.

  • Si tout le monde félicite Giroud pour son entrée en jeu décisive, n’oublions pas de souligner le match de Fékir, remuant lors des quelques minutes que lui a accordées Deschamps.
  • Mbappé et Dembélé ont beaucoup tenté, de façon trop individuelle. En s’empalant sur les défenseurs adverses, ils ont accumulé les pertes de balle. Leur duo pousse Griezmann un peu trop loin du but, ce qui est forcément dommage. Car s’il est bon dans la création, c’est surtout dans le dernier geste que le joueur de l’Atlético excelle.

  • Battus mais pas abattus, les joueurs australiens se sont réunis en fin de match pour se remonter le moral pour le prochain match, montrant que la défaite n’aurait pas raison de leur solidarité. Une belle image.
  • Est-ce que Di Maria a joué ce match ?
  • La défense argentine a dégagé une grande fébrilité : chaque incursion islandaise semblait pouvoir aboutir. Et balle aux pieds, ce n’était pas beaucoup mieux, car la possession restait stérile la plupart du temps, comme suspendue à une inspiration du seul Messi.

  • Agüero est bien un buteur de classe mondiale : il ne lui a fallu qu’une demi-occasion pour marquer un bijou. Et qu’on ne qualifie pas le tir raté de Rojo comme une passe décisive, le Kun a bien tout fait tout seul.
  • Ils ont des noms à rallonge, des têtes de Vikings, et s’engagent dans les duels comme des bouchers. L’Islande est un cliché ambulant, mais finalement aux antipodes du football aseptisé.
  • Comme Ronaldo, il a eu droit à un penalty et un coup franc dans le money time, sauf que lui n’en a converti aucun des deux. Peut-être aurait-il dû laisser le péno, n’étant pas le meilleur dans cet exercice. Messi a échoué dans son rôle de sauveur de la nation face à l’Islande. Sans lui trouver d’excuses, un joueur de son talent se devant d’être décisif, surtout quand il en a l’occasion, comme sur cette frappe qu’il prend seul aux 20 mètres à 10 minutes de la fin, cela reste fascinant de voir les joueurs argentins se comporter avec lui. Mis à part Agüero (et Di Maria à une époque), aucun ne parvient à jouer libéré, comme écrasé par la pression de jouer avec un tel talent. Tous lui donnent la balle, et attendent passivement un éclair. Si le joueur du Barça n’a pas convaincu, que dire de son équipe, et surtout, comment résoudre ce problème ?

  • Le vétéran Farfan est encore là. Mais il n’a pas pu être le sauveur pour le Pérou, la faute à un Schmeichel attentif en fin de match.
  • Cueva est-il fan de Zaza ? Toujours est-il qu’entre sa course d’élan, et son ogive en tribunes, il a complètement raté un penalty qui aurait permis aux siens de faire douter le Danemark.
  • Avec Delaney et Eriksen, les Danois ont de quoi bien joué au football. Dès que le second a eu un peu de liberté, il s’est empressé de donner un amour de passe décisive à Poulsen, floqué Yurary pour l’occasion.

  • Ce coquin de Guerrero a bien failli égaliser sur une talonnade inspirée. Pas assez en forme pour tenir tout un match, il a toujours un sacré coup d’œil.
  • On dit souvent que Riquelme est le dernier numéro 10. Il n’empêche, voir chaque joueur de la sélection chercher en permanence Modric, c’est quand même assez symbolique de l’importance du meneur de jeu croate.

  • Le Nigeria a regardé la Croatie dans les yeux, sans peur, notamment au moment de la première relance. A plusieurs reprises, le porteur du ballon a osé un crochet pour se débarrasser du pressing, alors qu’une perte de balle les aurait probablement condamné. Dommage que la qualité de la relance en elle-même ne suive pas derrière.
  • Modric, Rakitic, Rebic, Perisic, Kramaric et Mandzukic, le tout sans pur récupérateur : la compo de la Croatie était audacieuse. Même si ça n’a pas été spectaculaire, soulignons l’effort d’aligner tous ces talents, même si cela sacrifie un peu les milieux.

  • Perisic a joué à l’envers. Il faut dire que le mettre à droite, en ailier inversé, était une idiotie sans nom. Certes, le joueur de l’Inter a pu retrouver son côté gauche après 20 minutes. Mais il était déjà trop tard : il avait perdu toute confiance. Dommage, car quand on dispose d’un tel atout, on le met dans les meilleures dispositions possibles sans se poser de questions, c’est une question de bon sens.
  • Mandzukic a tenu un rôle de pivot à la Koller de l’époque. Le joueur de la Juventus, qui peut être bien plus, a eu presque autant de ballons dos au but que face au jeu. Il a fait le boulot, provoquant un but contre son camp, et obtenant un penalty.

  • Quelques simulations dans la surface pour chercher le penalty, c’est pas très joli de la part du Nigeria. Surtout qu’il y a quelques bons éléments qui devraient montrer plus dans le jeu.

Les résultats du jour

  • France 2-1 Australie
  • Pérou 0-1 Danemark
  • Argentine 1-1 Islande
  • Croatie 2-0 Nigéria

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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