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Coupe du monde J9 : Neymar capricieux, le Nigeria victorieux

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Coupe du monde J9 : Neymar capricieux, le Nigeria victorieux

Cette nouvelle journée de compétition a couronné un héros au Nigeria. La Suisse a renversé la Serbie, alors que a encore fait parler de lui.

Peut-on encore aimer Neymar ?

Face au Costa Rica, Neymar a montré son plus mauvais visage. Là où il est injouable quand il alterne jeu en une touche et initiatives individuelles, il s’est enfermé dans des actions personnelles, ralentissant le jeu de son équipe. Le Brésilien a, en dehors du jeu, eu un comportement médiocre, avec beaucoup de jérémiades (souvent injustifiées) et même une simulation pour obtenir un penalty. On ne peut pas aimer ce Neymar.

Il y a sans doute une énorme pression sur lui. Et le football doit se nourrir de profils différents, ne pas être aseptisé. Mais la différence de Neymar qu’on aime réside dans le jeu, dans la provocation balle aux pieds plus que dans la provocation verbale, dans l’alternance déroutante de combinaisons collectives en une touche et d’inspirations de solistes. Que le numéro 10 du Brésil retrouve cette fraîcheur, sans quoi il risque de devenir sa propre caricature.

Ce qu’on a vu et retenu

  • Le véritable meneur de jeu du Brésil est Coutinho. Le numéro 11 a passé son temps à orienter le jeu, à accélérer quand il le fallait, et a su constamment cadrer ses frappes. Pas étonnant qu’il finisse par trouver le chemin des filets.
  • Entré en seconde période, Douglas Costa a montré qu’il était plus remuant que Willian. Ses jambes de feu ont amené le trouble dans la défense adverse.

  • Dominé, le Costa Rica n’a pas eu beaucoup d’occasions (hormis celle en début de match) mais a montré une belle solidarité en défense. Excellent à Madrid, Navas assume son statut en sélection.
  • Entre ses opportunités en première période, et ce penalty raté en fin de match, l’Islande aurait pu jouer 3 heures sans marquer. La finition n’y était pas.
  • Musa a rendu attractif un match assez peu spectaculaire jusque-là. Son enchaînement sur le premier but est parfait, entre le contrôle en extension et la frappe juste après le rebond. Son second but est encore plus fort, avec une prise de vitesse incroyable dès le contrôle orienté, la facilité à éliminer le gardien, et la lucidité pour prendre son temps pour tirer dans une zone inatteignable pour les défenseurs. Un but à la Ronaldo époque Barcelone.

  • Donc l’Islande peut stopper Messi, mais pas Musa.
  • Mitrovic est un bonhomme comme on en fait plus. Entre son jeu aérien de brute, son agressivité dans les duels, son intervention face à Shaqiri qui en rajoute, et sa façon de lui dire de se relever : on est bien dans le bon vieux cliché de l’attaquant rustre. Trop une tête de méchant pour que l’arbitre ne siffle penalty sur une faute qu’il subit ?

  • Tadic brille un peu plus que les autres, alors qu’il évolue dans une équipe de fins techniciens. Mais personne ne peut rester insensible face à ce joli pied gauche, et ces feintes de corps.
  • Le bloc serbe peut s’en vouloir : à force de descendre si bas, on s’expose à une frappe lointaine. Xhaka ne nous contredira pas.

  • Après avoir raté pour quelques centimètres un des buts de la compétition, peu avant l’heure de jeu, Shaqiri est resté patient. Le Suisse marque ainsi dans le money time le but du KO, avec une sacrée lucidité pour faire le geste juste à ce moment du match, après un tel rush.

Les résultats du jour

  • Brésil 2-0 Costa Rica
  • Nigeria 2-0 Islande
  • Serbie 1-2 Suisse

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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