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Récap Ligue des champions #14 : encore et toujours le Real Madrid

Ligue des Champions

Récap Ligue des champions #14 : encore et toujours le Real Madrid

Dans une finale attendue et inédite, la folie du football a encore frappé. Entre un gardien qui rate le match qu’il ne fallait pas, un attaquant vedette qui se blesse, et un remplaçant qui marque un but d’anthologie, on a eu droit à des événements insolites. Mais toujours avec la même conclusion : c’est le Real Madrid qui gagne.

Le Real Madrid, presque immuable

Le coup de sifflet final retentit, le Real Madrid vient de remporter sa 3e Ligue des champions consécutive, la 4e sur les 5 dernières éditions. L’institution madrilène, qui a gagné la compétition plus de fois que n’importe qui d’autre, a pris un abonnement assez invraisemblable avec la coupe aux grandes oreilles depuis l’arrivée sur le banc de Zidane, qui a gagné chacune des éditions qu’il a disputées en tant que coach. C’est incroyable, c’est fou, c’est du jamais vu pour un novice sur le banc, et ça ne surprend plus personne. Certains sont déjà lassés de voir toujours la Maison Blanche rafler la mise, et espéraient un souffle d’exotisme sur le Vieux Continent via une victoire de Liverpool, mythique formation du football européen, mais que personne n’attendait en finale. D’autres préfèreront souligner l’incroyable ère que vit le Real, sa longévité inégalée, et sa fascinante capacité de gagner à travers les âges.

Karius et Salah, symboles de Reds malheureux

On l’a longtemps décrit, notamment quand il était à Mayence, comme un très bon gardien. Ainsi, lorsque Karius a signé à Liverpool, on était satisfaits pour les deux parties concernées. Malheureusement, comme un Oliver Kahn en finale de la Coupe du monde, l’Allemand a raté très largement le match qu’il ne fallait pas, et pourrait sombrer s’il n’est pas assez solide mentalement. Sa première erreur est invraisemblable : même au niveau amateur, on ne prend pas ce type de but. Sa seconde boulette, avec des mains en caoutchouc sur la frappe de Bale, est malheureusement plus commune pour un gardien. Certes, cela ne doit pas arriver à son niveau, mais il faut croire qu’il était encore impacté par son premier raté. Cumuler les 2 dans le même match, de cette importance, est finalement assez fou. Karius a des qualités, comme le prouvent ses interventions face à Ronaldo ou Benzema. Espérons que le club le soutienne, comme les supporters qui ont chanté son nom dans la défaite, et contrairement à ses coéquipiers qui l’ont laissé seul au monde en fin de match, Nacho étant le premier à le réconforter. On aurait aimé voir Milner ou Henderson passer outre la déception et aller lui dire qu’il ne marcherait jamais seul.

Pour Salah, la déception est au moins aussi grande. Plaqué au sol par Sergio Ramos, l’Egyptien quittait la pelouse en larme, avec une épaule en moins. Béni des dieux cette saison, en championnat comme en Ligue des champions, il pensait sans doute avoir un rôle majeur à jouer dans cette finale. Il n’en aura pas l’occasion, contrairement à un Mané à son niveau, ou à un Firmino éteint, pour ne parler que du trio d’attaque. Perdre est une chose, ne pas avoir l’opportunité de se battre en est une autre, bien plus frustrante. A lui de rebondir après cette déception.

Varane et Benzema solides, Bale incroyable

Cocorico : même si Deschamps n’en a appelé qu’un des deux, Varane comme Benzema ont été brillants sur ce match. Le premier a apporté beaucoup de sérénité en défense, faisant parler son sens de l’anticipation et sa vitesse pour couvrir ses partenaires efficacement. Son duo avec Ramos est parfait. Le second, auteur de l’ouverture du score sur un pressing payant (comme face au Bayern Munich), a été de tous les bons coups. Disponible, juste techniquement, il a été l’électron libre dont avait besoin son équipe, se baladant entre les lignes et jouant simple, pour fluidifier les attaques du Real.

Et que dire de Bale ? Pointé du doigt alors qu’il a réalisé une belle saison statistiquement parlant, le Gallois a marqué de son empreinte cette finale avec un doublé, dont un but magnifique en position acrobatique, aussi beau et surprenant que celui inscrit par Ronaldo à Turin. Sur l’ensemble des finales de ce 21e siècle, la référence restait la volée de Zidane face au Bayer Leverkusen. Le Français voit son poulain le rejoindre de façon fracassante dans le top des buts inscrits dans le dernier acte, d’autant plus que la victoire est au bout (désolé Mandzukic). Surtout, il a posé beaucoup de problèmes à Liverpool avec sa vitesse de déplacement. Même s’il est souvent blessé, on comprend mal comment le Real pourrait s’en séparer, tant son talent lui permet de faire la différence. N’oublions pas qu’il avait aussi marqué en finale de l’édition 2014, qui a lancé cette génération sur le toit de l’Europe.

Zidane l’a fait rentrer au moment où il a senti qu’il y avait un coup à jouer dans la profondeur, à la place d’un Isco évidemment moins rapide. Ce doublé lui donne raison. Le Français, qui gagne ainsi sa 3e Ligue des champions sur sa 3e participation, entre (déjà) dans la légende du football européen, de façon plus spectaculaire encore que Guardiola à l’époque. Et son coaching paye toujours, comme avec Bale en finale, ou lorsqu’il met Vazquez en latéral pour faire face à Ribéry. Mais puisque c’est au Real Madrid, on minimise son impact, le réduisant à un rôle de bon pote des joueurs… Quel dommage qu’on ne sache pas lui attribuer le mérite qui est le sien, car qu’on soit bien clair : personne n’aurait fait mieux que lui, et personne ne l’a fait d’ailleurs, même avec cet effectif. Puisqu’il était un virtuose du ballon rond, on a oublié très vite de lui coller l’étiquette de gagnant, qui colle à la peau d’un Deschamps par exemple. Pourtant, comme pour DD, et il serait tant de s’en rendre compte, ZZ a la victoire en lui.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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