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Récap Ligue des champions #9 : l’humiliation du Real, le cauchemar du PSG

Ligue des Champions

Récap Ligue des champions #9 : l’humiliation du Real, le cauchemar du PSG

Coup de tonnerre sur la Ligue des champions : vainqueurs au match aller, le PSG, la Roma et le Real Madrid prennent la porte. Tottenham assure de son côté.

Le Real parti pour une saison blanche

Le Real Madrid n’allait pas gagner indéfiniment la Ligue des champions. C’est donc l’Ajax qui est le tombeur du triple champion d’Europe en titre, là où on attendait peut-être un bourreau (Bayern, Juventus, Atlético, Barça voire PSG ou Manchester City). Et on ne peut s’empêcher de penser que c’est juste… même si cette notion ne veut pas dire grand-chose en football. Durant ce règne, la Maison Blanche a gagné en étant parfois meilleure que ses adversaires… ou en étant (souvent) plus réaliste face à des équipes meilleures dans le jeu. C’était d’ailleurs le cas au match aller, où on avait déjà déclaré l’Ajax plus convaincante, malgré la défaite.

Et puisque c’est l’efficacité qui prime sur toute forme de justice et de mérite, on espère ne pas entendre les Madrilènes se plaindre de malchance suite à la barre de Varane, au poteau de Bale, ou à cette occasion incroyablement loupée par Modric et Benzema. L’impression d’ensemble de ce match, outre le score, et malgré un bon pressing du Real dans les premières minutes, est que l’Ajax a dominé son sujet, avec des joueurs audacieux comme Tadic (quelle roulette sur le second but), Neres (quel dribble sur Carvajal) ou De Jong, qui joue comme s’il était dans son salon. Quelle jeunesse, quelle fougue, quel talent ! C’est aussi rafraîchissant que l’Ajax du début des années 2000, avec Chivu, van der Vaart, van der Meyde, Ibrahimovic, Pienaar et Sneijder.

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Côté Madrid, après avoir été éliminé en Coupe et distancé en championnat la semaine dernière, voici un nouvel objectif envolé pour une saison qui s’annonce blanche. Ramos regrettera peut-être d’avoir pris un carton jaune présomptueux, la qualification n’ayant rien d’acquise pour qui avait suivi le match aller. Florentino prépare déjà son chéquier pour cet été… et on ne serait pas étonné de voir un des bourreaux du soir être approché par l’insatiable président.

Kane, mon voisin le tueur

Très peu d’observateurs admettent qu’il fait partie des meilleurs attaquants au monde. Il a beau être le buteur providentiel d’une équipe quart de finaliste de Ligue des champions, et d’une sélection demi-finaliste de la dernière Coupe du monde, le fait qu’il joue à Tottenham décrédibilisera toujours un peu Harry Kane. C’est bien dommage, car l’Anglais est un merveilleux joueur. Sur l’unique but de la rencontre face à Dortmund, il recule juste ce qu’il faut pour ne pas être hors-jeu, avant de convertir tranquillement l’offrande de Sissoko. Les Spurs, venus avec un avantage conséquent, avaient accepter de subir les vagues du Borussia, bien aidés par un bon Lloris, et un Verthongen vigilant. Ils savaient que leur star n’aurait besoin que d’une opportunité pour tuer le suspense.

Le PSG s’élimine tout seul

Après l’élimination humiliante de la remontada en 2017, le PSG écrit une seconde histoire peu glorieuse de la Ligue des champions en se faisant éliminer par Manchester United… qui doit se demander comment cela a pu arriver. Mener au score à la pause, en ayant aussi peu montrer dans le jeu, relevait déjà du miracle. Privés de plus de la moitié de son équipe-type, les Red Devils n’ont même pas été chercher cette qualification. C’est le PSG qui leur a offert, entre cette passe mal ajustée de Kehrer, cette bévue de Buffon, et ce penalty concédé. Certains diront qu’il est sévère, d’autres rappelleront à juste titre qu’on n’en parlerait pas sans les 2 erreurs précédentes. Saluons quand même le mental de Rashford pour frapper aussi bien dans un moment pareil, et l’opportunisme de Lukaku, présent au bon moment, au bon endroit.

Le Real s’est fait éliminer par un Ajax conquérant, séduisant. Le PSG laisse passer un Manchester United fébrile, au pressing peu prononcé quand on sait le score du match aller, sans inspirations particulières. Comment une équipe, privée de plus de la moitié de ses titulaires, peut-elle remonter le score à l’extérieur en restant dans ses propres 35 mètres? Sans mettre d’intensité? Tout simplement en profitant des cadeaux adverses, alors qu’il suffisait de faire tourner tranquillement face à une équipe qui n’allait même pas les chercher. On pensait les Parisiens vaccinés contre ce type de défaite, on s’était trompé. Tout perdre en Ligue des champions, il n’y a qu’au PSG que ça arrive. Même face à un United décimé et sans idée, le club a trouvé le moyen de se ridiculiser. On ne s’amusera même pas à pointer du doigt un joueur en particulier, tant la faillite est globale. De toutes les éliminations en Ligue des champions depuis l’arrivée de QSI, c’est la moins facile à comprendre. Le slogan Dream Bigger n’a jamais sonné aussi faux.

La Roma s’enfonce dans la crise

On en parlait déjà le week-end dernier, ça se confirme : on ne comprend pas où veut en venir la Roma. Dépassés par le FC Porto, les Romains ont eu de la chance d’aller jusqu’en prolongations, vu ce qu’ils ont produit dans le jeu. Incapable de se montrer dangereux ou même de jouer en équipe, la formation de la Louve a essayé de s’en remettre à ses individualités, comme souvent. Mais Dzeko n’a pas su faire la différence malgré une balle de match en prolongations. Félicitations au FC Porto, loin d’être génial mais solidaire dans l’effort, et qui est allé chercher sa qualification au mental. La belle histoire continue pour les vétérans Casillas et Pepe.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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