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Docteur Diego, Mister Maradona

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Docteur Diego, Mister Maradona

« Un Dieu avec des dimensions humaines », résume Omar da Fonesca en préface de ce magnifique livre à la gloire de Diego Armando Maradona.

Dans ce beau livre Maradona fou, génial et légendaire (So Foot, Marabout), le lecteur se plonge dans le récit chronologique et abondamment illustré de la carrière de Maradona : ses débuts avec les Cebollitas, son transfert à Boca où le capitaine de l’époque, Roberto Mouzo, raconte lui avoir transmis son brassard, son passage mitigé à Barcelone, la gloire à Naples.

Au Napoli justement, Maradona fusionne avec la ville pour le meilleur (deux fois champion d’Italie, une coupe de l’UEFA), mais aussi pour le pire avec sa dépendance à la cocaïne. « Quand il risquait de se faire prendre, on lui donnait l’urine d’un autre« , se souvient l’ancien président du club.

A l’heure d’un football vampirisé par les statistiques, se retourner sur la carrière de Maradona montre que le football est bien plus que ça. Avec 34 buts en 91 sélections, le petit Argentin pourrait juste être « seulement » considéré comme un bon attaquant. Rappelons aussi qu’il raté cinq pénaltys consécutifs avec le maillot de Boca Junior. Bref, on est loin de Messi, CR7 ou Pele.

Ce qui fait de lui une légende, c’est son talent, mais aussi son aura. L’ouvrage s’appuie d’ailleurs beaucoup sur les témoignages de ceux qui ont côtoyé du Pibe de Oro.

Juan Pablo Sorin, chevelu invaincu sous le maillot parisien, raconte ainsi ses souvenirs d’enfance, en découvrant le stade d’Argentinos Junior et un match stratosphérique de Diego contre Boca (où Diego avait inscrit un quadruplé).

Ali Bennaceur, arbitre du mythique Argentine-Angleterre de 1986, est conscient d’avoir contribué à un moment marquant de l’histoire du foot : « J’ai participé au but du siècle. Maradona ne l’a pas marqué tout seul ce but. J’étais son passeur : j’ai laissé trois avantages« . Quant à la Main de Dieu, il se défausse sur son arbitre assistant.

Une interview croisée des sélectionneurs Menotti et Bilardo explique la chance et la complexité pour un coach de disposer d’un tel joueur dans son équipe.

Mais les meilleures punchlines sont celles de Diego en personne. Extrait.

« Blatter me voit comme un fils… un fils de pute ».

En résumé, pour les fans de Maradona, de cocaïne, du numéro 10, les nostalgiques des années 80 et pour ceux qui détestent Pele, vous avez trouvé votre livre de Noël.

Passionné de football, j'adore analyser et décortiquer le milieu du ballon rond (stratégie des clubs, tactiques des entraîneurs, performances des joueurs...) en essayant d'apporter un regard décalé et en provocant le débat.

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