Donnarumma, ou l’avènement du foot-business

Alors qu’il avait tout pour devenir le symbole de l’AC Milan, au même titre que d’autres avant lui comme Maldini, Donnarumma a choisi de ne pas prolonger, et donc de probablement quitter la Lombardie cet été. Pourtant, l’écurie italienne dispose de tout pour faire rêver : son histoire est aussi belle et fournie que celle des plus grands clubs européens, et de nouveaux investisseurs arrivent et mettent le paquet pour en refaire une formation compétitive sur la scène européenne, comme en attestent les premières recrues. Surtout, le club ne s’est pas moqué de lui en lui proposant un salaire qui ferait de lui un des joueurs les mieux payés du championnat.

On n’a pas envie de diaboliser son agent, Mino Raiola, mais on a quand même bien du mal à imaginer qu’il n’ait eu aucune influence sur ce jeune homme de 18 ans. Celui qui gère ses affaires a en effet tout intérêt de voir son poulain signer ailleurs, où les salaires sont plus élevés. En effet, bon nombre de joueurs touchent plus en Angleterre, ou dans d’autres clubs européens comme le Real Madrid, le FC Barcelone, ou le PSG. Si l’objectif d’un agent est de faire signer son poulain dans une bonne écurie, pour un salaire le plus élevé possible, alors Riola fait extrêmement bien son travail. Mais pour le romantisme et la fidélité dans le foot, on repassera. Il n’a que 18 ans, mais Donnarumma a déjà dégradé malgré lui son image. Rien que pour ça, Gigio ne deviendra jamais Gigi.

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