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Les entraîneurs ont aussi une date de péremption

L'édito décalé

Les entraîneurs ont aussi une date de péremption

Derrière les éliminations de l’Angleterre et de l’Espagne, deux hommes sont pointés du doigt. (68 ans) et (65 ans) ont semblé dépassé par les événements, incapables de faire évoluer leur plan initial. Passifs, ils ont subi les événements et n’ont pas su trouver comment réagir. Je comprends la difficulté pour le sélectionneur espagnol de bousculer une équipe avec laquelle il a tout gagné, moins celle de l’Anglais qui s’est montré complètement désabusé et dépassé sur le banc et en conférence de presse. Sans aller jusqu’à la maestria d’ (46 ans), des coachs comme (changement de schéma tactique à la mi-temps) et Marc Wilmots (qui a mis de côté Fellaini pour re-donner de la vitesse à son animation) ont su, eux, corriger leurs erreurs. Est-ce leur plus jeune âge (47 ans) qui leur a donné la lucidité pour réagir et se remettre en cause ? En tout cas, depuis trente ans, les sélectionneurs d’au moins 65 ans comptent un seul succès, celui d’Otto Rehhagel (66 ans avec la Grèce en 2004). Sur le banc comme sur le terrain, il faut trouver le juste équilibre entre expérience et idées neuves pour savoir mener son groupe à la victoire.

Passionné de football, j'adore analyser et décortiquer le milieu du ballon rond (stratégie des clubs, tactiques des entraîneurs, performances des joueurs...) en essayant d'apporter un regard décalé et en provocant le débat.

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