Barça-PSG : j’préfère partir plutôt que de lire ça

Personne ne l’avait vu venir… La sentence tombe sèche, brutale, amère, et ce, pour longtemps. L’élimination historique du PSG constitue une terrible nouvelle pour le football français, et espérons n’engagera pas un net recul des investissements qataris. Toutefois, le traumatisme aura eu un mérite : celui de mettre au jour deux courants de pensée absolument abjects.

D’une part, disons le clairement, l’entreprise de démolition en ordre orchestrée par L’Équipe. Loin de trouver des circonstances atténuantes au calvaire des joueurs parisiens, suppliciés à la face du monde, voilà que les journalistes appuient là où ça fait mal. Avec discernement ? Avec distinction ? Avec raison gardée ? Que nenni. Voila que trois semaines après avoir encensé l’improbable (et impressionnant) succès des parisiens, taillant un belle part du gâteau au génie d’Emery, voire à l’ingéniosité du board parisien, les journalistes s’acharnent sur la bête blessée. Cognons-le, voir s’il bouge encore. C’est même plus du rétropédalage, c’est du retournement de veste version premium. Sauf que la vôtre n’est pas doublée en vison, comme le disait Gainsbourg, mais cousue de fatalisme et d’opportunisme. Siphonnés par la grandiloquence éditoriale, les journalistes ne savent plus où donner de la tête pour puncher à tout va. Pourrait-on admettre la probabilité d’un accident industriel ? D’une forme de suffisance ? Faut-il, à tout prix, se montrer jusqu’au-boutiste jusqu’à déjà envisager l’éviction d’un entraîneur fraîchement débarqué, il a quelques mois ? Voudriez nous faire croire que cette simple défaite suffit à rendre caduques les intentions parisiennes ? 

Autre problème, intimement lié et souligné par Pascal Dupraz : l’anti-parisianisme latent. L’un des gros clichés français qui s’assume : on aime pas ceux qui réussissent. Alors, imaginer Paris supplanter le « Grand Barcelone », ça a visiblement déplu à une tripotée de frustrés, ça a donné quelques complexes. Mais voir le club de la capitale échouer piteusement, historiquement même, ça leur a donné des vertiges d’aigreur, l’ascenseur émotionnel étant visiblement trop violent. La jouissance du frustré, tu connais ? Celui qui peine à connaître l’orgasme, ne serait-ce que le plaisir, devrait-il prendre son pied à voir son voisin le rejoindre au royaume des « peine-à-jouir » ?

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