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Sebastian Deisler, itinéraire d’une carrière ratée

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Sebastian Deisler, itinéraire d’une carrière ratée

C’était il y a dix ans. , celui qui était considéré comme le plus prometteur de sa génération, arrêtait le football. Usé par les blessures, détruit mentalement, le kaiser allemand n’a pas été. Retour sur une carrière terminée bien trop tôt.

Nous sommes mi-janvier 2007 quand le joueur du Bayern Munich, Sebastien Deisler, annonce mettre un terme à sa carrière, lors d’une conférence de presse. Son club n’a alors pas d’autre choix que de laisser l’enfant prodige du foot allemand quitter les terrains à jamais. Il n’est pas seulement atteint physiquement, il est aussi blessé moralement. Sebastien Deisler, c’est l’histoire d’un footballeur à qui l’on promettait de soulever le Ballon d’or, la Ligue des Champions, et la Coupe du Monde. Mais à qui rien de tout ça n’arriva.

L’étoile montante

Tout commence au Borussia Mönchengladbach, club dans lequel il arrive à 15 ans. En 1998 et à 18 ans, il intègre l’équipe professionnelle et montre déjà tout son talent. Le milieu offensif, doté d’un très bon jeu de passe et d’une vision du jeu qui étonne pour son âge, est alors rapidement repéré et rejoint le Hertha Berlin, qui vient de terminer sur le podium. Deisler découvre dès sa première saison dans la capitale, la Ligue des Champions. Puis tout s’enchaîne avec sa sélection pour l’Euro dès l’été. L’Allemagne voit en lui, comme en Ballack, la génération dorée qui portera le pays. A 20 ans, Deisler a tout l’avenir devant lui. Pourtant son premier pépin physique arrive en octobre 2001. Il est victime d’une rupture des ligaments croisés qui le clouera sur le banc pour le reste de la saison. Mais le talent est là, et cela n’empêche pas le Bayern d’acheter la pépite allemande dès la saison suivante. Il n’a plus qu’à montrer ce qu’il sait faire.

Un mental à rude épreuve

S’il arrive avec la confiance du coach Ottmar Hitzfeld, il ne s’impose pourtant pas immédiatement dans l’équipe type. Puis fin 2003 Deisler est hospitalisé à l’institut de psychiatrie de Munich. Le joueur n’est pas bien mentalement. Il ne se remet pas des menaces de mort reçus de la part des supporters du Hertha, qui lui reproche son départ du club. Deisler se sent seul. Il le dira plus tard dans son autobiographie

C’est ce qui a tué mon amour pour le football, je sais aujourd’hui que j’aurais dû arrêter à ce moment-là.

Début de la fin

Pourtant en 2005 il revient à son meilleur niveau et enchaîne les bonnes prestations aux côtés de Ballack et Zé Roberto. Il retrouve même l’équipe nationale. Alors que la Coupe du Monde en Allemagne approche, on l’imagine déjà prendre les rênes de l’équipe sur le terrain. Pas de chance. Il sera stoppé par un problème au genou en mars 2006. Le reste n’est qu’une succession de blessures et de dépressions pour ce qui est désormais l’ex-prodige allemand. Il met un terme à sa carrière avec à peine 180 matches de haut niveau à son compteur, mais une quinzaine de blessure, cinq opérations au genou et une hospitalisation en institut psychiatrique. Une carrière où rien ne s’est passé comme prévu.

Que ce soit derrière son écran ou sur les terrains, le foot c'est pour lui avant tout une affaire de beau jeu et d'équipe. Mieux vaut donc une transversale de 50 mètres qui arrive à destination, qu'une roulette pour épater la galerie. Et quand il s'agit de parler football : c'est toujours avec passion.

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