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L’Euro est sur le point de débuter, et certaines équipes sont attendues au tournant. C’est le cas de l’équipe de football de la Belgique qui depuis quelques années fait partie des équipes à suivre dans les compétitions internationales, notamment grâce à la montée en puissance de certains de ses grands joueurs qui sont par un heureux hasard nés entre 90 et 93. Si bien qu’on les surnomme souvent comme la génération dorée.

Plusieurs générations dorées ont traversé le football, et quasiment chaque décennie a eu la sienne, si bien qu’elles font part intégrante de l’histoire du football. Petite présentation de certaines d’entre elles :

Autriche (1931-1938) : la première

Quoi de plus logique que de commencer ce retour sur les générations dorées par celle qui est considérée comme la première à n’avoir jamais existé.

Les générations dorées du football que tout le monde attendaitIssu d’un pays de moins de 10 millions d’habitants, l’Autriche aura pourtant su marquer l’histoire du football en Europe. Notamment grâce à un grand joueur, Matthias Sindelar, surement le meilleur attaquant de l’époque pré-Guerre Mondial. Cet autrichien venu d’un quartier pauvre, est surtout reconnu pour avoir été, malgré son physique assez chétif, un attaquant très technique doté d’une très bonne finition, et pourvu des qualités d’un leader hors-pair.

Il permettra à son équipe de rayonner sur le football européen, en battant l’Allemagne 5-0, la Suisse 6-0, la Hongrie 8-2 et l’Italie 4-2.

Ils seront aussi favoris du mondial particulièrement controversé qu’est celui de 1934 en Italie. Dans un contexte où Mussolini est au pouvoir, et où un fort sentiment nationaliste a court en Italie, beaucoup soupçonne que la corruption ait pris part à cette édition du championnat du monde (qui fut le premier titre majeur des italiens). Hugo Meisl, le sélectionneur de la Mannschaft (le nom de l’équipe autrichienne) dira d’ailleurs « je crains l’Italie mais je crains encore plus l’arbitre ». Cela sera confirmé par plusieurs décisions considérées comme des fautes arbitrales en faveur de l’Italie, ainsi que par la défaite de l’Autriche contre les Italiens en demi-finale.

En 1938, l’Allemagne envahira l’Autriche, ce qui mettra fin à la Mannschaft, quelques joueurs autrichiens intégreront l’équipe allemande, mais Matthias Sindelar refusera et s’enfuira. On le retrouvera quelques années plus tard mort d’une cause mystérieuse.

Hongrie (1950-1956) : la plus inattendue

L’une des plus grandes générations dorées fut surement celle de la Hongrie dans les années 50. Déjà car elle fut absolument impériale mais aussi car elle fait quasiment figure d’anomalie dans le football hongrois. En effet, jamais plus, ni avant ni après, la Hongrie ne retrouvera un football de cette envergure.

Ce qu’on appelle aujourd’hui le Onze d’Or Hongrois a absolument dominé ses années d’activités en ne perdant qu’un seul match en 6 ans. Ils feront des scores assez impressionnant comme un 6-0 contre la Suède, 3-0 contre l’Italie, 7-1 contre l’Angleterre, 8-3 contre la RFA, 9-0 contre la Corée du Sud et 12-0 contre l’Albanie. Et pourtant, malgré cette période de forte domination, les Hongrois ne gagneront aucune grande coupe, le championnat d’Europe n’existant pas encore, et leur seule défaite étant lors de la final de la coupe du monde de 1954 qui les virent s’opposer à l’Allemagne de l’Ouest.

France (1998-2006) : la plus mythique

Faisons un bond dans l’histoire jusqu’à la fin des années 90 pour parler de la génération dorée qu’absolument tout le monde connait chez nous : celle de l’équipe de France qui débuta en 1998. Génération dorée absolument incontournable, doté d’un excellent palmarès avec une coupe du monde en 1998, un championnat d’Europe en 2000, et une finale de coupe du monde en 2006.

Menés par des joueurs légendaires comme Zinédine Zidane, Thierry Henry, Nicolas Anelka, Laurent Blanc, Didier Deschamps, et Marcel Desailly, la France réussira le doublé « Coupe du Monde / Championnat d’Europe » asseyant leur domination sur le football mondial. Tout se finira tragiquement, lors de la finale de la Coupe du Monde de 2006, avec le fameux coup de boule de Zinédine Zidane qui viendra mettre fin d’une triste manière à la carrière d’un des plus grands meneurs de jeu français.

Les générations dorées du football que tout le monde attendait

Mais quoiqu’il arrive, tout ce qui s’est passé durant ces année-là est entré dans l’Histoire.

Angleterre (2001-2010) : la plus décevante

Une génération dorée assez intéressante car elle a beau être surement la plus documentée de toutes, c’est aussi celle qui est la plus remise en cause aujourd’hui.

Avec son lot de joueurs individuellement très talentueux comme David Beckham, Steven Gerrard, Wayne Rooney, Michael Owen, John Terry ou Franck Lampard, qui ont chacun eu de bon parcours dans leurs clubs respectifs. On ne peut pourtant pas dire que cette génération a su particulièrement briller avec leur équipe nationale.

Les meilleurs parcours des anglais dans les années 2000 fut deux quarts de finale en Coupe du Monde : une en 2002 perdue contre le Brésil et une en 2006 perdue contre le Portugal. Tout en sachant qu’ils ne se sont même pas qualifiés pour participer à l’Euro de 2008.

Ce manque de résultat aura déçu les fans de l’équipe anglaise, d’autant plus qu’elle fut beaucoup mise en avant juste avant. Il y a eu depuis un véritable désaveu de cette génération dorée, que beaucoup accuse d’avoir été monté de toute pièce par les médias et les joueurs eux-mêmes à des fin marketing.  Un constat tellement amer que le Times écrira dans un édito juste après la sortie de l’Angleterre face à l’Allemagne lors de la coupe du monde de 2010 « Ô Angleterre, vous êtes les plus grands imposteurs du football ! ».

Espagne (2008 – 2012) : la plus glorieuse

Si l’on devait garder une génération dorée de ces deux dernières décennies, c’est surement l’espagnole que l’on garderait en mémoire tant elle fut magistrale. Jusque-là, l’Espagne a souvent su aligner des équipes alléchantes, mais ont toujours eu un palmarès assez pauvre avec seulement un seul titre de champion d’Europe en 1964.

C’est en 2008 que débutera la suprématie espagnole dans le football qui pour quelque année fut absolument totale. Constitué principalement de joueur de Barcelone et du Real Madrid, ils pourront compter sur des stars comme Iker Casillas, Andres Iniesta, Xavi, Xabi Alonso, Sergi Busquets, Cesc Fabregas, Juan Mata, Gerard Pique, Sergio Ramos, Carles Puyol, Fernando Torres, David Villa, et plein d’autres joueurs très talentueux.

C’est avec cette équipe qu’ils gagneront leur second championnat européen en 2008 en battant l’Allemagne en finale. Puis rentreront dans la Coupe du Monde de 2012 comme grand favori, malgré qu’ils ne soient alors jamais allé plus loin que les quart-de-finale, et en effet la remporteront. Ils firent même l’exploit inédit de gagner deux championnats d’Europe d’affilé en écrasant l’Italie 4-0 en final de l’Euro 2012. Ce parcours de 3 trophées majeurs de suite a fini d’asseoir cette génération légendaire.

Bien sûr, les équipes présentées ici ont été choisis de manière totalement subjective. On aurait aussi pu parler de la génération du Brésil de la fin des années 90, de celle italienne du début des années 2000, de la portugaise aussi du début des années 2000, ou de la hollandaise des années 70. Quoiqu’il en soit, ces générations dorées sont le reflet du football de leurs époques et ont beaucoup à raconter sur ce que peut être le football, que ce soit par la suprématie, un symbole politique fort, ou juste une supercherie.