AvideceWopyBalab

En cette période de fêtes, synonyme de joie et de bonheur familial (pour ceux qui ont la chance d'échapper aux maladies, aux conséquences de la crise économique, aux intempéries et aux accidents…), on pourrait vous raconter une petite histoire digne d'un conte de Noël qui glisserait dans le coin inférieur gauche de votre œil une petite larmichette… N'en déplaise à certains, la larmichette vous l'aurez, mais pour une toute autre raison.

, … Des noms qu'on oublie vite, que l'histoire du foot oublie trop vite d'ailleurs. Ce n'étaient pas des stars certes, mais en bons professionnels du ballon rond, ils faisaient leur travail de la meilleure des façons ou tentaient de le faire. Ces deux parcours au destin tragique, montrent à quel point, les « gens » ont une fausse idée de ce qu'est un footballeur professionnel. Pour beaucoup de détracteurs, il est surpayé pour taper dans un ballon et frime au volant de sa Ferrari accompagné de poupées refaites à coup de silicone. En réalité,  deux tiers des joueurs gagnent un salaire plus que décent et ne font ni extravagance, ni folie… Et pour certains, leur vie est un cauchemar.

Footballeur : le plus beau métier du monde ? Vraiment ?

C'est le cas de Piermario Morosini, mort le 14 avril 2012 en plein match de championnat italien.  Le footballeur de 26 ans, joueur de Livourne, tombe inconscient suite à une crise cardiaque pendant la rencontre qui oppose son équipe à Pescara. Il aurait pu être réanimé mais les trois médecins à ses côtés ne lui prodiguent pas les soins nécessaires. Ils seront d'ailleurs jugés et condamnés pour homicide par négligence. Ce triste dénouement n'est que le point final d'une vie pleine de malheurs et d'horreurs. En effet, alors qu'il n'a que 15 ans, sa mère meurt subitement. Deux ans plus tard, son père décède à son tour.  Dans la foulée, un de ses frères, lourdement handicapé, décide de mettre fin à ses jours. Et comme si cela n'était pas suffisant, Piermario Morosini doit s'occuper de sa sœur également handicapée qui nécessite de nombreux et onéreux soins. Il aurait pu sombrer dans une dépression, mais en amoureux du ballon rond, il aura su garder une certaine joie de vivre durant sa courte carrière de footballeur. C'est d'ailleurs à l'endroit où il avait l'habitude d'oublier tous ses soucis, qu'il perdit la vie…

Quelques mois après la mort de Morosini, une autre personnalité du football subit la même triste fin. Il s'agit de Manolo Preciado, un entraineur espagnol, qui vient de signer comme nouveau technicien du club de Villareal. Après avoir perdu sa femme suite à une longue maladie puis ses fils et son père dans un accident de la route, il meurt en vacances sur la plage de Valence où son cœur s'arrête quelques jours avant sa présentation officielle. Considéré comme un entraineur à fort potentiel, il n'aura jamais eu l'occasion de le prouver à la tête d'un grand club.

Footballeur : le plus beau métier du monde ? Vraiment ?

Des histoires comme celles-ci dans le football, il y en a des tonnes et beaucoup plus que les frasques de pseudos stars présentent en Une des tabloïds. Mais ce sont ces dernières que les gens retiennent et qui font basculer notre sport favori dans le lexique péjoratif de l'inconscient populaire.