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Après le tsunami de 2011, le Vegalta Sendai avait fait une promesse

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Après le tsunami de 2011, le Vegalta Sendai avait fait une promesse

Un séisme de magnitude 6.9 a été ressenti au Japon lundi dernier. C’est la préfecture de Fukushima qui a de nouveau été touchée, et une alerte tsunami a été enclenchée. Si le pire n’a pas eu lieu, cela n’a pas empêché de faire le parallèle avec d’autres événements du même genre, et notamment ce qui a impliqué la création du Vegalta Sendai.

Bien que le Japon soit le pays le plus préparé aux secousses sismiques, cela ne lui offre pas pour autant un statut d’invulnérabilité. Et le tremblement de terre ressenti tout récemment là-bas a sans aucun doute rappelé de douloureux souvenirs de 2011, où près de 15 000 personnes sont décédées dans le tremblement de terre et le tsunami qui a suivi.

Bien que la différence de puissance entre les deux séismes soit conséquente, un club de foot avait su raviver l’espoir de bon nombre d’habitants dans cette période difficile. L’année de la secousse de 2011, le Vegalta Sendai, club de la préfecture de Miyagi (zone fortement touchée), réalisait sa meilleure saison au sein de l’élite.

Le club était pourtant un habitué de la seconde division japonaise et provoquait la surprise générale en enchaînant pas moins de 11 matchs sans défaite pour sa seconde saison en J1, un véritable exploit pour ce petit poucet du championnat. Lorsque le club a été touché par le tremblement de terre, ils ont littéralement tout perdu. Leur stade était en ruine et incapable d’accueillir une rencontre, les terrains d’entraînement étaient devenus impraticables, et les joueurs de nationalité étrangère avaient résilié leur contrat pour retourner dans leur pays. Un énorme coup dur pour toute l’équipe.

Les joueurs et supporters se sont fait une promesse : ne plus perdre un match tant que Sendai n’était pas reconstruit.

C’est au milieu de cette hécatombe que le club a pu devenir un symbole pour toute une région en difficulté. En multipliant les actions pour aider la ville, les joueurs du Vegalta Sendai ont donné une image fière et forte de leur club, représentant à la perfection une région souhaitant revenir plus forte de sa terrible épreuve. Cette symbolique a été à l’image de leur stade, lui qui a été remis sur pied en l’espace d’un mois et demi, une véritable performance pour permettre à leur supporter de continuer à assister à leurs matchs. Au même moment, le Nadeshiko Japan (Equipe féminine du Japon) remportait la Coupe du Monde féminine face aux Etats-Unis, contribuant ainsi à montrer que le Japon était loin d’abdiquer face à l’adversité, au même titre que le Vegalta Sendai.

Terminant à une quatrième place amplement méritée, le Vegalta Sendai a laissé une empreinte forte dans le football japonais, mais surtout dans la vie des Japonais qui ont trouvé une équipe à laquelle s’identifier dans les moments difficiles. De quoi redonner espoir à tout un peuple pour continuer à aller de l’avant.

Un documentaire leur a été dédié, et on ne saurait trop vous le conseiller de le voir. Football, take me home a été réalisé par Douglas Hurcombe, dont la femme est japonaise. Il a décidé de retracer ce parallèle entre le réveil du club et celui de la société japonaise.

Etudiant dans le médical mais passionné avant tout de football. Supporter de l'OM depuis toujours, je suis surtout fan des joueurs avec une aisance technique balle au pied.

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