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Bafétimbi Gomis : « je viens d’un endroit où l’on peut facilement s’égarer du droit chemin »

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Bafétimbi Gomis : « je viens d’un endroit où l’on peut facilement s’égarer du droit chemin »

Depuis que le monde est monde, le public aime partager une relation ambigüe avec ses sportifs. Tantôt héros des temps modernes et défenseurs de nos idéaux, tantôt ingrats et bafoueurs de la morale, il convient surtout de souligner que les sportifs français, et en particulier ses footballeurs, ont parfois pour le public une très mauvaise réputation. Pour ces derniers, il faut  reconnaître que le comportement de certains n’a pas toujours été à la hauteur de nos espérances. A raison bien sûr, puisque les faits impliquant des joueurs croissent à mesure que le niveau du football français baisse. Mais aussi et surtout à tort, puisqu’il existe encore aujourd’hui, en 2013, des footballeurs qui sont à l’opposé de l’image qu’on veut bien leur coller. Nous en avons eu la preuve lundi dernier, en la personne de . Récit d’une journée exceptionnelle en sa compagnie organisée par l’équipementier Puma.

Tout d’abord, attardons-nous quelques lignes sur le déroulé de l’opération 24 heures avec Gomis. Organisée par Puma, l’équipementier du joueur, l’idée de cette opération est de donner l’opportunité à des bloggeurs de passer une agréable journée en compagnie de l’un des ambassadeurs de la marque. Au programme de cette journée à Lyon donc : Déjeuner, Interview, Entraînement, et Dîner en compagnie du joueur dans des lieux qu’il a lui-même sélectionné. Une superbe initiative de la part de Puma qu’il faut bien entendu saluer et qui permet à des bloggeurs de vivre une journée pas comme les autres.

Tout commence donc à l’Argenson, restaurant au cœur du quartier de Gerland et à deux pas du stade. Arrivés quelques minutes avant Bafé, nous avons ainsi l’occasion de voir au loin un Jean-Michel Aulas discuter avec un groupe de financiers ou encore Rémi Garde venir y manger. Visiblement, certains ont leurs habitudes du côté de Lyon. Le joueur arrive enfin avec un peu de retard, dû à une séance de cryothérapie. Autant dire que nous l’avons largement excusé. Très vite, Bafé prend les choses en main et fait connaissance avec ses hôtes de la journée. Dans la bonne humeur et sans langue de bois, il revient aussi très vite sur les évènements de l’été passé. « J’ai vécu un été compliqué mais ça va mieux. On a eu une discussion franche avec le Président, cette histoire est terminée. ». Il en profite aussi pour remercier ceux qui l’ont soutenu pendant cette période, sa famille, ses proches, et son équipementier « J’entretiens une relation privilégiée avec eux, ils sont toujours là pour moi et surtout dans les moments difficiles ».

Les discussions tournent bien sûr autour du football en général, l’occasion de s’apercevoir que le joueur suit avec attention l’actualité de son sport, ce qui paradoxalement n’est pas le cas de tous ses collègues. Il s’exprime notamment sur le cas Thauvin, l’autre gros fait de ce mercato français 2013.

Thauvin a pris un gros risque en signant à l’OM, c’est difficile là-bas. Il aurait peut-être mieux fait de rester à Lille où il aurait été titulaire.

Bafé avoue avoir un faible pour le jeux Football Managercomme Gaël Clichy et Jimmy Briand » notamment), parle des joueurs qui l’ont marqué dans sa jeunesse comme Seedorf ou Hasselbaink, et évoque les championnats qui l’attirent. « J’aime bien la Premier League, c’est un championnat qui correspond à mes qualités…mais j’adorerais jouer en Bundesliga. ». Au moins c’est dit.

La journée se poursuit après le repas vers un lieu qui n’était pas prévu au programme. Bafé a souhaité nous emmener dans un endroit qui compte beaucoup pour lui : la Basilique de Fourvière. Avant d’entrer en ce saint lieu qui surplombe la ville de Lyon et qui en est l’un de ses symboles (à noter que le panorama y est magnifique), Bafé se confie sur ce qui représente l’une de ses plus grandes forces : sa foi. « Je viens ici chaque semaine pour me recueillir, parfois avec Bernard Lacombe, afin que les Dieux du football soient de mon côté. ». Après avoir effectué une prière puis allumé quelques cierges, il revient à nouveau sur ce qui représente l’un de ses piliers. « Je viens d’un endroit où l’on peut facilement s’égarer du droit chemin, à un moment, on a besoin de cette force pour s’en sortir. Cela m’a beaucoup aidé dans ma jeunesse. ». Entre les lignes, on comprend que le joueur souhaitait nous monter à quel point la religion l’avait aidé dans sa carrière et contribué encore aujourd’hui à son équilibre personnel. Enfin, il revient sur ses pistes de l’été dernier avec Newcastle et Marseille et sur l’équipe de France.

Bafétimbi Gomis : "je viens d’un endroit où l’on peut facilement s’égarer du droit chemin"

Mon objectif est d’aller au Brésil. J’en ai discuté avec le sélectionneur, il m’a dit que je devais avoir du temps de jeu si je voulais avoir une chance d’y être.

Après ce moment très solennel, retour en ville, direction l’hôtel Radisson Blu où nous étions basés. Au programme, l’un des moments que nous attendions tous avec impatience, les interviews. Pendant près d’une heure et demie, l’attaquant lyonnais s’est confié à chaque bloggeur (nous étions 4) par période de 20 minutes. Pour notre part, au cours de cette interview nous nous sommes attardés sur la relation avec son équipementier, sur sa préparation des rencontres, son entraînement en tant que joueur de haut niveau, et sur ses activités et ses projets en dehors du football. 20 minutes intéressantes au cours desquelles il a répondu en toute tranquillité à nos questions.  De sa relation de proximité avec son équipementier, en passant par ses rituels d’avant-match, ses projets ou encore l’importance de sa famille pour lui, le joueur s’est encore longuement confié. L’interview a été filmée et montée par Puma La bonne humeur est toujours présente et l’ambiance est extrêmement détendue. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer dans cette journée, et encore moins avec ce qui nous attend par la suite.

Cette riche séance d’interview terminée, nous nous rendons ensuite au Parc de la Tête d’Or, un lieu où le joueur se rend souvent pour faire des footings. Les représentants de Puma nous ont pour l’occasion concocté un package spécial : maillot, short, chaussette, paire d’EvoSpeed aux pieds, bref, on sent qu’on va passer aux choses sérieuses. Au programme, une petite rencontre à 3 contre 3.  Pendant que l’on se dirige à pied en direction du Parc, Bafé profite encore de ce moment pour nous mettre à l’aise et discuter. Il pose des questions, s’intéresse, on sent qu’il ne s’ennuie pas. Une fois arrivés, on commence par un petit échauffement studieux dirigé par le tout frais « coach Gomis », puis on dispute ce fameux match que l’on attendait tant. Bafé joue alors comme il jouerait avec ses amis. Il court, passe, provoque et chambre pour notre plus grand plaisir.

Bafétimbi Gomis : "je viens d’un endroit où l’on peut facilement s’égarer du droit chemin"

A titre plus personnel, je ne reviendrais pas sur ma prestation sans gloire au cours de laquelle je me suis très vite retrouvé les mains sur les genoux. J’ai pris ma retraite depuis bien trop longtemps. Plaisanterie mise à part, nous retournons ensuite à l’hôtel pour nous changer.

Bafétimbi Gomis : "je viens d’un endroit où l’on peut facilement s’égarer du droit chemin"

Une fois prêts, nous nous retrouvons donc pour un dîner au Café des Négociants, restaurant qui appartient à l’ex-lyonnais Eric Abidal, pour une activité qui n’était au départ pas prévue. Accompagné de sa femme et de ses proches, Bafé partage ainsi un dernier moment d’intimité avec ses invités du jour.  Très vite, il demande à l’un des employés de changer de chaîne. Au programme, un certain Everton – Newcastle (rencontre remportée par les Toffees 3-1). Attentif à la rencontre, il commente certaines actions (« Mais un but comme ça en France, sur le dégagement du gardien, on ne voit pas ça. » « Oh le but de Cabaye, superbe frappe. ») et ne perd pas une miette du match, suivant avec attention la performance de ses amis frenchies. Il revient aussi sur les touches qu’il avait eues avec le club anglais lors du mercato d’été (« Je n’ai eu que des bons échos des joueurs français qui y jouent. »). Pour conclure enfin cette journée, alors qu’il est 23h passées et que le joueur à entraînement le lendemain matin, il accepte une ultime séance de dédicaces et de photos, une fois encore pour notre plus grand plaisir. Ainsi était cette excellente journée, ainsi est Bafé.

Passionné de football depuis tout petit, je crois que depuis le début j’aime autant le regarder que le pratiquer. Mes premiers souvenirs télévisuels remontent à 1996 et l’Euro en Angleterre, puis bien évidemment la Coupe du Monde 98. Mon regard n’a vraiment changé qu’à partir de 2004-2005, où je me suis vraiment mis à m’intéresser au football différemment et au moment ou j’ai eu mon premier Football Manager.

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