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À première vue, il est difficile d’imaginer Hugo Lloris autrement qu’en gardien de but. Mesurant 1,88 m, il ne passe pas inaperçu, et même hors du terrain, son élasticité agile et ses mouvements gracieux nous laissent une impression durable.

En pleine envolée devant le but de Tottenham Hotspur ou de l’équipe de France, rien ne change. Il est né pour être gardien de but. Son jeu de pied éblouissant, ses réflexes rapides comme l’éclair et sa capacité à transformer une action impossible en un jeu d’enfant déchaînent les passions de ses supporters et font halluciner les attaquants de l’équipe opposante, qui n’en croient pas leurs yeux.

Mais les choses auraient pu être bien différentes. Enfant, Hugo Lloris était un attaquant prometteur et excellait dans le tennis où il était classé parmi les meilleurs joueurs nationaux de son âge. Un jour, il a enfilé les gants de gardien au centre culturel de sa ville, et tout a changé. Après avoir été repéré par l’ancien numéro un français, Dominique Baratelli, il rejoint l’OGC Nice, son club local. « J’ai joué plusieurs fois comme gardien de but et on a remarqué mon potentiel alors que je n’avais que 10 ans. Je ne me suis jamais arrêté depuis », se rappelle-t-il. « Même quand j’étais jeune, j’aimais la responsabilité de ce poste ».

Environ 18 ans plus tard, et avec près de 500 apparitions professionnelles derrière lui, Hugo Lloris s’est hissé sur le podium des meilleurs gardiens de but du monde. Mais il est bien plus qu’un simple gardien de but. La responsabilité est un thème majeur de la vie d’Hugo Lloris en tant qu’homme et que footballeur. Demandez-lui quel est son rôle dans son équipe ou sa famille, la façon dont il répond aux demandes de ses différents managers ou dont il s’entraîne, et vous comprendrez par ses mots, mais aussi et surtout par son langage corporel, qu’il a un sens aigu des responsabilités. Le rôle d’un gardien de but moderne se complique un peu plus chaque année.

Alors que les entraîneurs du monde entier recherchent un jeu alliant une haute pression et une véritable possession du ballon, le gardien de but est appelé à jouer sur la dernière ligne de défense tout en étant le premier attaquant, et Hugo Lloris s’y conforme parfaitement.

« Mauricio Pochettino aime évoluer depuis l’arrière – surtout à partir de mes coups de pied de but – et faire la première passe est une énorme responsabilité pour moi, d’autant plus si c’est un peu risqué. Je dois prendre le risque, essayer et garder le ballon au sol pour notre équipe. » Possédant le premier contact d’un milieu axial et l’envie d’attaque d’un libéro, Lloris est devenu un joueur clé pour Tottenham, dont le style de jeu a prospéré cette dernière saison et demie. La Nike Tiempo Legend VI est son arme de choix sur le terrain ; ces crampons en cuir développent sa capacité à recevoir le ballon, à évaluer ses options et à renvoyer la balle de manière à pousser son équipe vers l’avant.

Son influence, toutefois, ne s’arrête pas là. Pensez à un capitaine classique et imaginez quelqu’un qui tempête dans les vestiaires et tape sur les murs pour remonter son équipe à bloc et mettre au point des tactiques d’attaque sur le terrain. Il vous suffit de passer 10 minutes avec Hugo Lloris pour comprendre pourquoi il porte le brassard de capitaine des Spurs et de l’équipe de France.

Son calme fait de lui un homme, un leader, qui garde la tête froide quand les autres n’y parviennent pas. « Je suis très silencieux avant un match, car je sais ce qu’il faut faire », dit-il concernant son style de capitainerie. « J’ai de l’expérience avec cette responsabilité et je m’en sers pour moi-même et pour l’équipe. » Cette humilité vous fait immédiatement apprécier Hugo Lloris. Parlez-lui d’un récent arrêt de classe mondiale à la 90e minute et il vous dira « il est plus important de parler de l’équipe que d’un unique joueur ». Encensez-le pour son statut de meilleur gardien et libéro de Premier League et il vous répondra : « c’est un très beau compliment, mais je pense qu’il faut adapter son jeu à la philosophie de son manager et de son équipe ». Si vous lui demandez ce qu’il préfère au poste de gardien de but, sa réponse sera simple : « Aider l’équipe à gagner, c’est ce que je préfère. »

Aucune fausse modestie et son approche est pleine de pragmatisme ; d’ailleurs cette approche l’a aidé à débuter à Nice à l’âge de 19 ans et à être sacré meilleur gardien de Ligue 1 trois années de suite alors qu’il évoluait à Lyon. Lloris est une icône chez lui. Après avoir représenté la France à différents niveaux junior, il a fait ses débuts senior en 2009. Moins d’un an plus tard, il était baptisé « Saint Lloris » par les médias grâce à ses remarquables performances lors du match retour des barrages contre l’Irlande pour les qualifications de la coupe du monde de 2010.

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La qualité au bout des pieds

Numéro un incontesté depuis, il a été nommé capitaine par Didier Deschamps en 2012 et est extrêmement fier à l’idée de mener Les Bleus lors de l’EURO 2016, qui se jouera à domicile. « Évidemment, c’est toujours un immense bonheur d’être capitaine. Cela implique plus de responsabilités, d’engagement, mais c’est une sensation formidable. » L’équipe est qualifiée d’office, mais être organisateur d’un championnat peut poser des problèmes spécifiques. Lloris ne connaît que trop bien ces difficultés, toutefois il estime que l’équipe est plus que prête à les affronter. « Ce n’est pas évident, parce que nous jouons uniquement des matchs amicaux en ce moment, mais nous essayons d’instaurer de la confiance dans l’équipe et autour de l’équipe. Je pense que nous serons forts et prêts à aller le plus loin possible dans la compétition. »

Hors du terrain, Hugo Lloris a peu de temps à consacrer à ses passe-temps et préfère rester concentré sur son rôle de père et d’époux. « Je préfère rester avec ma famille et mes deux filles, elles occupent beaucoup de mon temps et j’adore ça. Après tout, la famille est ce qu’il y a de plus important. » Comme la plupart des parents ayant des enfants en bas âge, son regard associe un mélange d’émerveillement et d’épuisement lorsqu’il parle des exigences de la paternité. Lorsque la conversation retourne au monde du football, une question sur ses propres héros nous explique comment il est devenu le plus moderne des gardiens de but. « Je regardais Peter Schmeichel, Fabien Barthez et Oliver Kahn jouer, et j’essayais toujours de capter un élément de leur jeu pour l’intégrer ensuite au mien. Mais j’observais aussi les joueurs de champ tels qu’Éric Cantona et, bien sûr, Zinédine Zidane. »

Rares sont les gardiens de but qui s’inspirent de deux des footballeurs les plus créatifs de l’ère moderne. Et bien qu’il parle avec affection de l’esthétique et de l’individualisme, Hugo Lloris tient véritablement à l’effort collectif et accorde beaucoup d’importance au partage d’une même ambition pour gagner. Fervent défenseur de l’esprit d’équipe pour la réussite du groupe, il ne tarit pas d’éloges envers Harry Kane et Paul Pogba, deux jeunes joueurs dont le monde entier parle beaucoup. Étant leur capitaine, il connaît parfaitement leurs capacités, mais c’est leur force de caractère pour faire abstraction du battage médiatique et toujours s’améliorer qui l’impressionne le plus. Cela n’a rien de surprenant. En amont des six plus importants mois de sa carrière professionnelle, sa vision de la vie et du football est ancrée autour du meilleur conseil qu’on lui ait jamais donné, et qu’il continue de transmettre : « Continue de travailler dur et respecte tes équipiers, car sans équipe tu n’es rien. »

Avec cette attitude, il est clair qu’Hugo Lloris aurait eu beaucoup de succès en tant qu’attaquant ou joueur de tennis. Néanmoins, après avoir passé 30 minutes en sa compagnie, il est impossible de l’imaginer à un autre poste que celui de gardien de but de renommée mondiale, et leader d’hommes de première classe.