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Yannick Goyon, capitaine de Bourg-Péronnas : « Je vois bien un petit 2-1 pour nous »

Coupe de la Ligue

Yannick Goyon, capitaine de Bourg-Péronnas : « Je vois bien un petit 2-1 pour nous »

Ce soir, Bourg-en-Bresse reçoit l’Olympique de Marseille en huitième de finale de coupe de la Ligue. Un match à part pour , le capitaine du Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01. Le capitaine d’un navire bien singulier : un frêle esquif qui s’attaque à un paquebot du football français. Avec, dans un coin de la tête, l’idée d’empêcher le gros d’arriver à bon port le premier. Face à des Marseillais qui les avaient éliminés en coupe de France en 2012, les Bressans ont à cœur de réaliser un petit exploit en coupe de la Ligue. Encore un.

Après la défaite de Coupe de France en 2012 (3-1) en 32e de finale, vous retrouvez l’OM ce soir. Forcément, c’est un match à part ?

C’est la troisième fois que je vais les affronter. J’avais déjà joué en Coupe de France avec Besançon (en 2009, défaite aux tirs au but, NDLR). L’OM, c’est une vieille connaissance maintenant pour moi (rires). C’est une très belle affiche, le stade va être plein. Même si dans l’approche, ça sera un petit peu différent de 2012, parce que c’est une rencontre entre deux clubs professionnels. Le charme de la coupe de France est un peu atténué, la notion du petit contre le gros est moindre. Ca change la donne. De notre côté, on se dit qu’il n’y a qu’un niveau d’écart : on se doit de jouer le coup à fond. D’autant que je suis convaincu qu’on a une réelle chance de passer.

De notre côté, on se dit qu’il n’y a qu’un niveau d’écart : on se doit de jouer le coup à fond.

D’autant que cette fois, vous évoluerez à la maison…

Cette fois, oui, ça sera vraiment à domicile (rires) ! On avait un petit goût d’inachevé sur ce parcours de coupe en 2012. On avait vécu un super truc contre Ajaccio au tour précédent, puis il y avait eu pas mal d’histoires qui ont fait qu’on n’avait pas pu jouer à domicile contre l’OM (un premier report puis une inversion du match, NDLR). Mais bon, jouer au Vélodrome, c’était une chance énorme, on n’a pas craché dessus. Mais pour nous, ça va rattraper un peu tout ça : les jouer chez nous, à Bourg, c’est top !

Ce match aurait pu être particulier pour (gardien prêté par l’OM au FBBP). Blessé, il a dû déclarer forfait : comment vit-il ce moment ?

Il aurait aimé être là, forcément. Malgré ça, je pense qu’il réussit à relativiser quand même : il sait que le plus important, c’est la saison. Hypothéquer ses chances pour jouer ce match-là, ça aurait été dommage. Il travaille bien pour revenir, il fait ce qu’il faut pour ne pas avoir trop de regret par rapport à cette rencontre en particulier.

On sait pertinemment que dans l’envie, dans l’engagement, on doit être irréprochables.

Comment abordez-vous cette rencontre ?

Tactiquement, la préparation des matchs de coupe de la Ligue se fait les deux derniers jours, parce qu’il faut aussi penser au championnat, qui reste la priorité. Mais on sait pertinemment que dans l’envie, dans l’engagement, on doit être irréprochables. Sinon, on n’arrivera pas à rivaliser avec cette équipe de Marseille. Ce sont les premiers ingrédients à mettre pour espérer se qualifier. Ca reste un gros club : je pense qu’ils nous auront étudiés à la vidéo. L’effet de surprise est en train de diminuer. Du fait de nos résultats, les équipes adverses se méfient de plus en plus. Mais si on arrive à bien faire ce qu’on fait d’habitude, je pense qu’on peut quand même les surprendre.

C’est malgré tout une rencontre un peu particulière ?

Ce sont des événements qui marquent la ville, les gens. On reçoit un grand club alors que c’est seulement notre première année en Ligue 2. Offrir ce genre d’affiche à notre public, être retransmis à la télé, ce sont des choses très importantes. Mais au sein du groupe, je n’ai pas senti de pression particulière. Maintenant qu’on est professionnels, c’est un événement moins extraordinaire que quand on était en CFA ou en National. C’est différent de ce qu’on a pu vivre par le passé lorsqu’on a joué Marseille. Maintenant, le stade sera plein. Les gens de Bourg et des alentours sont très concernés, j’en ai beaucoup entendu parler autour de moi.

C’est un joli programme qui s’offre à vous, jeunes professionnels, avec un déplacement à Bollaert en championnat juste après cette réception de l’OM…

C’est une semaine rêvée pour tout footballeur. Jouer l’OM le mercredi et aller à Bollaert dans la foulée, c’est hyper attrayant. C’est pour ça qu’on joue au foot. Je le prends un petit peu comme une récompense. Pour le moment, ce n’est que du bonheur à tous les niveaux. Je n’aurais jamais cru qu’on arriverait à être ici à cette période de l’année. Je me répète mais vraiment, c’est top. Il y a un gros engouement derrière le foot à Bourg, ça fait plaisir. Et à titre personnel, en tant que représentant de la région, de la ville, ça me touche d’autant plus.

De là à imaginer une place dans le onze demain ?

Je suis là. C’est le coach qui décidera, mais ça va. Je ne suis peut-être pas tout à fait à 100% mais je me sens bien. Je me sens capable de jouer.

Comment évolue votre blessure ?

J’ai eu une aponévrosite, une inflammation de l’aponévrose plantaire. J’avais mal à chaque fois que je posais le pied par terre. J’ai coupé pendant une semaine. Puis j’ai essayé de reprendre mais j’avais encore mal. Du coup, j’ai arrêté pendant trois semaines, avec tous les soins nécessaires. Et ça a bien évolué, ça va mieux : c’est déjà une bonne chose. J’ai repris avec la réserve le week-end dernier. C’est bon de reprendre la compétition après quatre semaines à l’arrêt.

Pensiez-vous, pendant votre arrêt, à cette rencontre en particulier ?

Je ne faisais pas une fixation sur l’événement Marseille. Je ne me suis jamais dit : « il faut à tout prix que je reprenne pour pouvoir jouer ce match ». J’avais juste envie de pouvoir reprendre normalement, de pouvoir rejouer, courir. Parce que ça a été une période frustrante. Mais malgré tout, je suis content d’être de retour et d’avoir la chance de participer à un événement comme celui-ci.

On imagine que vous aimeriez continuer à surfer sur le bon début de saison du club ?

Forcément ! On est 10e, encore en coupe de France, encore en coupe de la Ligue : le début de saison est vraiment très bon !

Y a-t-il une recette du succès made in Bourg-en-Bresse ?

Je pense que c’est un ensemble. On a su utiliser la dynamique de la saison passée, même si on a démarré par deux défaites qui, dans le jeu, n’étaient pas forcément totalement méritées. Dans la foulée, on a réussi à enchainer des bons résultats. On fait une très bonne série en septembre : ça a été crucial pour nous parce que ça nous a permis de nous installer en haut du classement. Quand on est promu, on a besoin de confiance et le fait de bien figurer au classement nous a permis d’emmagasiner celle-ci.

J’ai joué deux fois contre eux, j’ai perdu une fois aux pénos, une fois dans le temps réglementaire. Ca serait pas mal d’en gagner un quand même…

C’est donc en confiance que vous aborderez la rencontre : que vous souhaiter pour celle-ci ?

J’ai joué deux fois contre eux, j’ai perdu une fois aux pénos, une fois dans le temps réglementaire. Ca serait pas mal d’en gagner un quand même, pour bien finir ! Je nous sens pas trop mal, je pense qu’on a une carte à jouer. Allez, je dirais bien un petit 2-1 pour nous.

Avec votre premier but chez les pros ?

J’aimerais beaucoup ! Pape Sané (meilleur buteur du club en Ligue 2 avec 9 réalisations, NDLR) n’arrête pas de me chambrer parce que n’ai pas encore marqué de l’année. Donc on verra. Peut-être que vos prédictions seront bonnes (rires).

Touriste du ballon rond, scribouillard des belles histoires, je vais là où les gens me mènent, là où mes pieds me traînent... Toujours à l’affût quand il s'agit de mystère et suspense !

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