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Calendrier de l’Avent #14 : Sidney Govou, le Gone

Récits

Calendrier de l’Avent #14 : Sidney Govou, le Gone

En attendant Noël, PKFoot vous propose de (re)découvrir un joueur par jour, selon le même principe que le calendrier de l’Avent. Aujourd’hui, place à l’incomparable .

Un ailier explosif comme on n’en fait plus

S’il commençait le football aujourd’hui, ses qualités athlétiques et son aisance balle au pieds le placeraient sans doute sur l’aile gauche, avec pour consigne de rentrer sur son bon pied pour frapper. Mais Sidney Govou est un joueur du début de ce siècle, et a fait toute sa carrière avec brio sur l’aile droite. Le numéro 14 de l’OL s’est présenté à la face du monde en claquant un doublé face au Bayern Munich et à Oliver Kahn en Ligue des champions. L’année suivante, il sera décisif lors de la finale du championnat contre Lens, permettant à Lyon de gagner le premier titre de son histoire.

Si les supporters aimaient Govou, c’était en grande partie pour la spontanéité de son jeu. L’ailier n’hésitait jamais à déborder, ayant toujours confiance en ses grandes qualités offensives. Si la pression peut inhiber certains joueurs, elle semblait galvaniser le Lyonnais, spécialistes des buts dans les arrêts de jeu en Ligue 1 comme en Ligue des champions, et auteur de quelques bijoux, comme ce raid solitaire face à l’OM, sans doute son plus beau sur le plan personnel. D’ailleurs, il a toujours brillé face à l’OM, l’ASSE et le PSG.

Aurait-il pu mieux faire ?

Si les supporters aimaient Govou, c’est aussi parce qu’ils se reconnaissaient en lui. Sa réputation de bon vivant pouvait faire rire, elle ne l’a pas empêché d’être sélectionné à 49 reprises en équipe de France, à une période où ses concurrents étaient Pires, Giuly ou Wiltord. Homme de goût, il claquera un doublé à Buffon en sélection, quelques semaines après la finale de Coupe du monde perdue… et alors qu’il n’avait même pas encore repris en club. Bien qu’il n’ait jamais été considéré comme un cadre, il n’a jamais déçu en sélection.

Puissant, technique, rapide, bon finisseur : Govou disposait de tous les ingrédients du joueur offensif moderne. Sa carrière bien remplie laisse cependant quelques regrets. Aurait-il mieux fait de partir de l’OL pour tenter sa chance ailleurs, sortir de sa zone de confort, et progresser ? Difficile à dire. Le club rhodanien était à l’époque très proche des meilleures écuries européennes, offrant quelques récitals à Gerland face aux équipes les plus prestigieuses du Vieux Continent. Avec son football sans calcul, son amour pour la ville et pour le club, Govou en était le meilleur symbole.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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