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Récap Ligue des Champions #1 : le PSG déçoit, l’OL pour l’exploit

Ligue des Champions

Récap Ligue des Champions #1 : le PSG déçoit, l’OL pour l’exploit

La Ligue des champions reprend enfin ses droits. On a eu droit à de belles affiches, et une surprise de taille venue de l’OL, victorieux sur la pelouse de Manchester City.

Il n’y a pas de logique dans le football

Tactiquement, Tottenham a géré son match face à l’Inter Milan. Calmes mais inoffensifs en début de match, à cause du pressing désordonné mais intense des Milanais, les Londoniens ont trouvé la clé après la pause (et des conseils avisés de Pochettino?). Les Spurs ont attiré leurs adversaires avant de renverser le jeu, et de donner de la vitesse. Bien que plein de réussite, le but d’Eriksen était logique. Les minutes s’écoulaient, les Nerazzuri ne montraient rien : Tottenham tenait sa victoire… jusqu’à un coup de patte improbable d’Icardi, sevré de ballons pendant plus de 80 minutes, mais qui gardait sa concentration pour la bonne opportunité. Pour rajouter un peu de drama, Vecino offrait aux siens la victoire dans les arrêts de jeu, confirmant qu’en football, il n’y a pas de justice : ce n’est pas celui qui a les meilleures idées qui gagne, mais bien le plus efficace.

L’OL, un mental en acier

Traoré sur le banc, Cornet sur la pelouse : les supporters lyonnais se sont demandés ce qui était passé par la tête de leur entraîneur, qu’ils ont taclé sévèrement sur les réseaux sociaux avant le début du match. C’est pourtant un excellent coup réalisé par celui qui est ironiquement surnommé Pep, en hommage à son adversaire du soir : le numéro 27 était partout sur la pelouse. Lucide comme jamais sur un dribble et un but refusé pour hors-jeu, il finira par ouvrir le score. Surtout, il a été incroyable de volonté, aussi bien dans ses efforts dans les appels offensifs, et le repli défensif. Le grand pont qu’il cale en toute sérénité à Laporte est bluffant. Ndombele, pourtant moins impérial depuis le début de saison, a également été très présent, en cassant les lignes balle aux pieds. Fekir devait être heureux : le champion du monde, passeur et buteur, a eu droit à des coéquipiers à la hauteur de l’événement.

https://twitter.com/LinoTreize/status/1042503424338735104

Les Lyonnais ont été agressifs au pressing, parfois trop, comme à la 19e minute, lorsque Manchester City a sorti proprement le ballon face à 5 joueurs adverses dans leurs 20 mètres, et ont terminé l’action par un tir de Sterling. Mais cela leur a permis de récupérer le ballon très haut, comme sur ce but de Fékir. En seconde période, ils ont choisi de baisser le rythme, sans doute parce qu’ils étaient un peu usés, et parce qu’ils menaient au score. Solidaires, ils ont plié, mais n’ont pas rompu. C’est un véritable exploit. Le gang des Lyonnais a réussi son casse.

Ce qu’on a vu

  • Plus reconnu pour ses buts et son sens du dribble, Messi trouve des angles de passes assez invraisemblables.
  • Ceci étant dit, il est logique que Messi soit plus connu pour ses buts. Entre le coup franc tiré comme si de rien n’était, la petite volée sur la passe de Rakitic, et la frappe du droit, la Pulga s’est encore baladée.

  • Dembélé commet de nombreuses pertes de balle, à chaque match. Le Barça s’en accommode, et l’accepte dans ce rôle de facteur X, puisqu’il marque tout le temps ou presque cette saison. Son bijou face au PSV, où il réussit une belle volte-face balle aux pieds avant d’aller marquer, en est l’illustration.
  • Les joueurs du FC Barcelone peuvent faire les malins : Van Bommel est sur le banc en tant que coach, et non plus sur le terrain pour mettre des taquets.
  • Areola avait déjà réalisé 4 interventions en moins de 10 minutes… mais il a pris 3 buts, et une semelle mal placée. Sale histoire.

  • Sturridge se place idéalement pour ouvrir le score. L’Anglais n’est pas Firmino, surtout dans l’apport collectif, mais le sens du but ne se perd jamais. Il a logiquement été applaudi à sa sortie, pour sa prestation correcte, bien qu’éloignée de ce qu’il pouvait faire il y a quelques saisons.
  • Bernat a réussi une bonne intervention… avant de laisser filer Salah l’action suivante, et de concéder un penalty quelques minutes après. Intégration difficile pour l’Espagnol.
  • Milner a des nerfs solides : son penalty est presque impossible à arrêter.

  • Meunier ne marque que des beaux buts.
  • Le football est bizarre. Mené 2-1, le PSG ne montrait rien, et concédait plusieurs balles de 3-1. Et sans qu’on ne sache comment, Salah a perdu un ballon, Neymar a accéléré, et Mbappé a conclu l’affaire. Les 2 stars étaient transparentes jusque-là, mais offraient l’égalisation aux Parisiens.
  • Abattus par l’égalisation contre le cours du jeu? Jamais de la vie : les Reds ont continué à attaquer, comme lorsqu’ils menaient 2-1 d’ailleurs, sans calculer. Firmino a récompensé cet état d’esprit d’un but somptueux.

  • Wolf pouvait ouvrir le score au bout de 12 secondes face à Bruges, suite à une mauvaise sortie du gardien. Cela aurait donné un match sans doute plus animé.
  • Danjuma avait envie de marquer face au Borussia. Il a bien failli. Perfectible, ce joueur reste prometteur.
  • Dortmund s’en sort bien avec ce but d’un Pulisic opportuniste et surtout plein de réussite, qui lobe le gardien adverse en empêchant un dégagement du défenseur.

  • Dans un maillot… bizarre pour rester poli, Naples peut regretter de n’avoir converti aucune de ses opportunités face à Belgrade. Avec un peu plus de confiance, ils gagnaient facilement.
  • Si c’est bien Grandsir qui marque, c’est surtout la hargne de Falcao qui est admirable sur le but de Monaco.
  • Techniquement, l’égalisation de l’Atlético est fabuleuse. La remise directe de Griezmann est parfaite, tout autant que l’appel de Diego Costa, qui évite le hors-jeu. Ce duo respire la complicité et l’intelligence de jeu.

  • En arrêtant majestueusement un penalty, Fährmann confirme qu’il est au moins au même niveau que ter Stegen, Leno, Karius ou Trapp, qui lui sont préférés en sélection. Il n’est pas un surhomme pour autant, et a finalement été contraint de s’incliner sur la seconde tentative, suite à une faute extrêmement légère, pour ne pas dire plus.
  • L’intelligence collective de Schalke sur son but force l’admiration. Sur ce contre, ils sont montés comme un seul homme.
  • Onyekuru a été fantastique sur sa remontée de balle… mais pourquoi Akbaba cherche-t-il le penalty à tout prix? Une balle piquée aurait été tellement plus belle.

  • Le Lokomotiv Moscou, qui a multiplié les occasions de revenir à 1-1, méritait mieux que cette lourde défaite.
  • Il y a des choses qui ne changent pas. Comme toujours, l’Ajax envoie du lourd, comme sur le but de Van de Beek, qui frappe une volée spontanée pour conclure un mouvement collectif de toute beauté.
  • Tagliafico n’a sans doute pas fait exprès de marquer ce second but, mais ce centre raté donne lieu à une des plus belles réalisations de cette première journée.

  • Si on loue le travail de Jardim en France, à juste titre, son équivalent allemand est Nagelsmann. Lui aussi voit les joueurs défiler à Hoffenheim, mais il les révèle, les fait progresser, et son équipe progresse. Il y a une vraie belle façon de jouer dans son équipe, y compris en Ligue des champions.
  • Le Shakhtar n’est pas novice en Ligue des Champions, et a égalisé à l’expérience face à Hoffenheim. Le missile de Maycom, rasant, méritait bien de ramener un point à son équipe.
  • Double buteur, passeur décisif, Pogba a assumé son statut pour cette rentrée de Ligue des champions, même si c’était face à une faible opposition. Si son premier but est somptueux, et qu’il tire parfaitement son penalty, on aimerait le voir prendre une course d’élan moins insupportable, voire laisser Lukaku, Rashford ou Martial tirer.

  • Les Young Boys peuvent regretter leur manque d’efficacité pendant le premier quart d’heure. Ils n’ont pu que difficilement exister par la suite.
  • On le sait, Ronaldo aime la Ligue des champions plus que quiconque. Sa réaction suite à son expulsion, moquée sur les réseaux sociaux, ne prouve que son amour pour la compétition la plus prestigieuse d’Europe. Plus inquiétant pour Valence : la Juve l’emporte tranquillement, en jouant en infériorité numérique pendant une heure.

  • Mignon, Renato contribue à la tradition de ne pas célébrer face à son ancien club. Dommage, car il marque vraiment un joli but.
  • Robben et Ribéry ont probablement menti sur leur âge. On ne peut pas être en fin de carrière et continuer, à ce point, à courir plus vite que les autres.
  • Le Bayern ne voulait pas lâcher Lewandowski, on comprend pourquoi. Il s’ouvre une fenêtre de tir sur son contrôle, et a la souplesse pour croiser sa frappe : si ça n’est pas spectaculaire, c’est parfaitement maîtrisé.

  • Chacun sa mi-temps pour Plzen et le CSKA Moscou.
  • Dès que la Ligue des champions commence, le Real Madrid devient plus fort que d’habitude. Le triple champion en titre a giflé la Roma, demi-finaliste l’an dernier. Le rapport qu’entretient la Maison Blanche avec cette compétition fascine depuis toujours.
  • Si vous voulez illustrer la douceur, regardez le coup franc d’Isco : il caresse la balle, comme peu de joueurs savent le faire en Europe (coucou Fabregas).

  • Entre la passe de Modric, et la finition chirurgicale de Bale, le second but du Real démontre à quel point la Maison Blanche devient létale sur le Vieux Continent.
  • Mariano était un bon buteur de Ligue 1, et a marqué quelques buts spectaculaires. Cependant, il n’avait JAMAIS mis une frappe comme celle-ci. Le maillot du Real, en Ligue des champions, donne plus d’ailes que le Red Bull.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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