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Tour d’Europe : Manchester United sourit, Dortmund impérial

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Tour d’Europe : Manchester United sourit, Dortmund impérial

Il y avait de quoi faire ce week-end, entre la première réussie de Solskjear, les défaites surprises de City et Chelsea, un Griezmann sauveur, et Dortmund qui s’éclate encore. En Italie, on ne sait pas s’il vaut mieux être jeune comme Chiesa, ou vieux comme Pellissier et Quagliarella.

Old Trafford va-t-il rêver à nouveau ?

Ce n’était que Cardiff en face, mais quand même. Après des années de marasme, sous Moyes, van Gaal et Mourinho, ce premier match de Solskjear donne envie d’en voir plus, quand bien même la possibilité d’une victoire sans lendemain existe. On a revu Manchester United gagner avec panache, et ça fait du bien. Pour les statisticiens, c’est la première victoire en Premier League avec 5 buts inscrits, depuis Sir Alex Ferguson. Pour les hédonistes, on a vu de belles combinaisons, du plaisir à jouer et à combiner, des joueurs qui se projettent ensemble (et plus un Lukaku ou un Martial lancé au milieu d’un no man’s land), des éléments transfigurés (depuis quand Lindelöf sait-il remonter la balle aussi bien?) et des sourires. Le but de Martial, suite à une combinaison supersonique avec Pogba et Lingard, suffit en lui-même à rappeler que, malgré les dernières années difficiles, l’effectif de Manchester United regorge de talents. A Solskjear et à Phelan, également revenu au bercail, de faire en sorte que ce beau monde s’amuse à nouveau.

Dortmund, le terrain de jeu idéal

Dans une rencontre de très haut niveau, qui a vu Götze offrir le but de la victoire à Reus, soit la situation rêvée des fans de Dortmund, Sancho a encore crevé l’écran. Comme Bruun Larsen, Pulisic, ou Dembélé, voici encore un joueur virevoltant relevé par le Borussia. Alors que la contre-attaque menée par Reus puis Götze semblait ralentie voire gâchée par l’Anglais, voilà qu’il trouve le moyen, en pleine surface, de déborder son adversaire direct, avant de marquer dans un angle très fermé. En pleine confiance, à l’origine du second but, la révélation de cette moitié de saison a fait fléchir Gladbach, et confirme que Dortmund est vraiment le terrain de jeu préféré des joueurs offensifs rapides. Pour l’instant, on se régale avec lui.

https://twitter.com/SanchoFR__/status/1076479712258654208

La Juventus est-elle trop forte ?

Le fait qu’elle se soit imposé par la plus petite des marges ne rend pas justice à la Juventus, qui a dominé tranquillement la Roma. Lorsque Ronaldo fulmine de rage, au point de frapper le poteau, c’est bien parce qu’Olsen a détourné avec classe sa troisième tentative, comme il a repoussé celles d’un Alex Sandro qui retrouve peu à peu son meilleur niveau. Sans le Suédois, le club de la Louve en prenait facilement 4 ou 5. La Vieille Dame a tué le suspense en Italie, étant sportivement trop forte, avec des remplaçants qui feraient le bonheur de clubs qui jouent l’Europe (Can, Bernardeschi, Douglas Costa, pour ne citer qu’eux). Plus inquiétant encore, l’écart abyssal sur le terrain n’est pas grand-chose à côté de celui qui concerne l’organisation du club, bien plus solide au niveau budgétaire, infrastructure ou mercantile que le reste de l’Italie. La Juve est partie pour régner sur la Série A pour une décennie.

https://twitter.com/Psycopatus/status/1076651765695692801

Ce qu’on a vu

  • Wolfsburg joue avec les nerfs du public. Alors qu’ils menaient de 2 buts, les Loups ont laissé Augsbourg revenir, pour finalement l’emporter avec un but dans le money time, d’une contre-attaque folle. La Bundesliga qu’on aime.
  • Le Bayern s’est fait peur face à Francfort, qui s’est procuré 4 occasions nettes en un peu plus d’un quart d’heure. Finalement, la victoire est assez large pour le champion en titre. Saluons, sur l’ouverture du score, l’intelligence de Lewandowski, qui décale parfaitement Ribéry, là où d’autres attaquants auraient tirer.

  • Schalke enfonce un peu plus Stuttgart. Même quand Fährmann a un moment d’absence, le VfB n’en profite pas… rien ne va cette saison.
  • S’il n’a jamais eu sa chance en Ligue 1, Mateta s’éclate en Bundesliga avec Mayence. Sa frappe de mule pour l’égalisation face à Hoffenheim témoigne de la confiance qui l’habite.
  • S’il bénéficie d’une erreur invraisemblable de Jarstein pour son premier but, Havertz montre qu’il ne doit rien à personne sur sa seconde réalisation face au Hertha Berlin. Le prodige du Bayer Leverkusen sera ciblé par les meilleurs clubs européens d’ici peu.

  • Parfois, une passe vaut autant qu’un but. Sur l’égalisation du Werder, Osako réalise un jeu en pivot parfait, avant de lancer Sargent. Leipzig finira finalement par l’emporter, mais ça n’enlève rien au travail du Japonais.
  • Lacazette passeur décisif, Aubameyang buteur : tout a bien marché pour Arsenal face à Burnley, malgré quelques frayeurs quand il n’y avait qu’un but d’écart. Les Gunners ne gagnent peut-être pas face aux gros, mais ils assurent les résultats face aux formations les plus modestes.

  • Entre la barre de Hazard, et le poteau d’Alonso, Chelsea a joué de malchance face à Leicester. Les Blues s’inclinent sur une frappe sans pitié de Vardy.
  • Passeur décisif face à Wolverhampton, Fabinho s’affirme doucement mais sûrement dans l’entrejeu de Liverpool. Le Brésilien apporte un plus dans les duels aériens, et son passé de latéral lui permet de jolis débordements.
  • En ouvrant le score à la 21e minute, Walcott ne pensait pas que Tottenham en aurait marqué 3 à peine 20 minutes plus tard. Les Spurs ont giflé Everton, avec un but pour Kane, Eriksen et Alli, et un doublé pour Son. Le Sud-Coréen a été le joueur offensif le plus en vue, ne cessant jamais ses appels.

  • Contre toute attente, Manchester City s’incline face à Crystal Palace, avec notamment un but monstrueux de Towsend, auteur d’une volée parfaite. Et si c’était l’année de Liverpool ?
  • Son appel dans un parfait timing permet à Ben Yedder d’être seul et lancé dans la surface, pour égaliser face à Leganés. Le FC Séville évite le pire grâce à son buteur français.
  • Aduriz a marqué de façon insolite son penalty face à Valladolid. Le vétéran de Bilbao a fait mine de prendre de l’élan, avant de tirer directement, surprenant le gardien adverse.

  • La finition est chanceuse, mais le but de Sanabria face à Eibar reste un des plus beaux du week-end, en raison de l’implication de chaque joueur du Bétis Séville. Collectivement, cette remontée de balle était sublime.
  • Bousculé, l’Atlético Madrid s’en sort face à l’Espanyol grâce à un penalty transformé en force par Griezmann.
  • En fin connaisseur, Messi va remercier Alba pour cette passe sublime, qui lui permet de marquer face au Celta Vigo. Le Barça s’impose sans peine, avec une nouvelle fois un match accompli de son meilleur joueur, dans le jeu comme dans le dernier geste.

  • Mandragora marque rarement, mais quand il le fait, c’est spectaculaire, comme sur cette demi-volée face à Frosinone. L’Udinese devrait payer le montant demandé par la Juventus pour le garder.
  • S’il a finalement cédé l’égalisation pour Sassuolo, Ichazo a réussi un super match avec le Torino, réalisant notamment un arrêt magistral sur une bicyclette de Matri. Si ce match reflète son véritable niveau, il est une alternative plus que crédible à Sirigu.
  • Sur une belle ouverture de Perisic, Icardi feinte la frappe et envoie son adversaire direct aller fêter Noël en famille. Malheureusement, l’Argentin rate la frappe du 2-0, et l’Inter concède finalement le match nul face au Chievo du vétéran Pellissier, qui a fait vieillir tout le monde d’un coup sur son but. L’action de l’ouverture du score était pourtant magnifique.

  •  Avec un duo Insigne-Mertens habile dans les petits espaces, Naples l’emporte de justesse face à la Spal. Meret a été excellent dans les buts.
  • Malgré son âge, Quagliarella continue à marquer avec la Sampdoria. Et pas n’importe comment, puisqu’il prend le meilleur dans les airs, entre 2 défenseurs d’Empoli.
  • Chiesa est décidément le joueur le plus talentueux d’Italie. Le joyau de la Fiorentina est insolent de facilité sur le but inscrit face à la Fiorentina, éliminant son adversaire direct comme si de rien n’était.

  • Auteur de l’ouverture du score face à l’Atalanta, Piatek marche sur l’eau avec le Genoa. Le Polonais a placé une frappe enroulée en lucarne, tranquillement, pour s’offrir un doublé.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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