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Gustavo Matosas et le dilemme des sélectionneurs nationaux

Écrit par 22 octobre 2019

Il y a toujours onze joueurs sur le terrain, mais ces derniers ne peuvent pas exploiter pleinement leurs potentiels s’ils n’ont pas quelqu’un à la baguette pour les diriger, je parle bien sur du coach.

L’édito décalé

La Coupe est vide

Par Fabien Esvan

La Coupe de la Ligue est morte, vive la Coupe de la Ligue. Ce mercredi 18 septembre 2019 fera date dans l’Histoire du football français. Près de quinze ans après sa création par Noël Le Graët, alors président de la LFP, la plus décriée des compétitions hexagonales est au crépuscule de son existence. Après des années de débats, de critiques et d’attaques en tout genre, la Coupe de la Ligue va disparaître, faute de diffuseurs. Une victoire pour les uns, une défaite au goût amer pour les autres.

Objet de toutes les controverses de la part des supporters qui lui ont toujours exprimé leur désamour, on ne peut pas dire qu’elle était également la Coupe la plus appréciée par les clubs. La compétition était devenue le terrain de jeu des équipes bis et des joueurs en manque de temps de jeu. Une pratique devenue progressivement une routine. Comme un sentiment de rejet de la part des principaux protagonistes.

Abandonnée, délaissée, la Coupe de la Ligue a longtemps peiné pour se rendre attractive auprès de ses principaux contributeurs, notamment les clubs et les supporters. Les délocalisations des finales lui ont donné un semblant de piquant et une dimension challengeante pour les clubs des villes hôtes. Une ambition de façade, les Gones, les Girondins et les Dogues ne parvenant pas à atteindre la finale dans leur antre. Pire, certains dirigeants ont aussi contribué à son discrédit permanent aux yeux du grand public. La dernière sortie la plus marquante est l’œuvre de Jean-Michel Aulas, l’omnipotent président de l’OL qui avait parlé de « coupe en bois » après l’élimination de son équipe contre le RC Strasbourg, futur vainqueur, en janvier dernier.

Décriée, la Coupe de la Ligue a tout de même permis à certains clubs de vivre de belles émotions. Les épopées du Vannes Olympique en 2009, et surtout du FC Gueugnon en 2000, vainqueur 2-0 du PSG de Jay-Jay Okocha et Ali Benarbia resteront dans les annales. La victoire lyonnaise en 2001 a été la rampe de lancement des glorieuses années du club rhodanien. Autre exemple, la victoire de l’Olympique de Marseille en 2010, a permis au club phocéen de mettre fin à une disette de seize ans sans titre. En 2013, l’ASSE avait décroché son premier trophée depuis 1981. Une belle bouffée d’oxygène. Si elle avait pour principal objectif d’amener davantage de revenus à la Ligue et aux clubs, il ne faut pas oublier qu’elle a permis à une douzaine de clubs d’ajouter une ligne supplémentaire à leur palmarès. Peu importe la valeur de ladite compétition.

Et maintenant, on fait quoi ? La disparition de la Coupe de la Ligue est assurément une défaite pour l’instance. « C’est incontestable » pour reprendre les mots de Pascal Dupraz lors de sa causerie avant SCO-Téfécé, en 2016. En froid avec les supporters qui voient une victoire dans la disparition de la compétition, la LFP va devoir se réinventer. Car non, la troupe de Nathalie Boy de la Tour ne va pas rester les bras croisés avec cette disparition. Si la Coupe de France en ressortira sûrement grandie, elle qui a toujours su conserver son pedigree, la Ligue va se mettre en quête d’un autre événement. Le calendrier allégé permettra-t-il l’organisation du fameux All-Star Game made in Ligue 1, souvent remis sur la table lorsque la NBA prépare son All-Star Week-end ?

Pleine d’ambitions à ses débuts, la Coupe de la Ligue a malgré tout permis aux suiveurs du ballon rond de se constituer un bagage de souvenirs. Détracteur, défenseur ou neutre, tout le monde gardera en mémoire un épisode de cette coupe. Pourtant, c’est peut-être cette dernière édition qui aura le plus de saveur. Cette dernière coupe honnie aura un goût de prestige. La fin d’une histoire où la Coupe de la Ligue aura toujours été le vilain petit canard du football français. Aujourd’hui, la Coupe est vide. Une table rase pour un nouveau départ.

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