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Notre avis sur les gagnants/perdants du mercato européen

Tour d'Europe

Notre avis sur les gagnants/perdants du mercato européen

Le mercato d’été 2019/2020 a fermé ses portes, il est temps de dresser un bilan sur les effectifs qui seront présents pour cette belle année de football.

Julien : Paris et son feuilleton

S’il y a bien une personne qui mérite de recevoir un Oscar dans ce mercato, c’est Leonardo pour son rôle de réalisateur dans le feuilleton Neymar ! Cette intrigue nous a animé tout l’été mais n’a pas empêché le d’être actif sur le marché des transferts. Le club a réussi à étoffer son effectif, notamment au milieu de terrain avec les arrivées (tant attendues) de Gueye, Herrera ou encore Sarabia. Dans les buts, Paris a mis fin au débat « Aréola » en engageant un gardien  d’expérience, qui a gagné plusieurs fois la Ligue des Champions, Keylor Navas. Ajoutez à ça, une belle opportunité de marché avec l’arrivée du buteur argentin Icardi, qui devrait succéder à Cavani. Sans oublier, les nombreuses ventes de ces « titis », qui ont rapporté un beau billet au club. Je salue aussi un effort de Leo, qui a trouvé un nouveau point de chute à Jésé, au Sporting Portugal, mais encore en prêt.
Un bémol ? Un manque au niveau des latéraux, surtout à droite où le duo Dagba/Meunier semble un peu léger.

Axel : Liverpool dans la continuité

Après avoir remporté la Ligue des Champions, le premier trophée du club depuis 2012, l’objectif était de garder les cadres bien au chaud dans le cocon d’Anfield. Mission accomplie puisque le trio infernal Mané-Firmino-Salah sera une fois encore le fer de lance de l’attaque des Reds. Aucune arrivée majeure à signaler, Adrian venant remplacer numériquement Mignolet reparti dans le plat pays. Avec pas loin de 5 joueurs dans le Top 20 mondial, en comptant Van Dijk et Alisson Becker, le club de la Mersey s’est déjà emparé de la Supercoupe de l’UEFA. Sur les côtés, autrefois le point noir de l’effectif, le teigneux et désormais capitaine de la sélection écossaise Andrew Robertson à gauche, et le jeune Alexander-Arnold pour délivrer les caviars à droite, il devient difficile de trouver un défaut à l’équipe de Jurgen Klopp. Avec le retour en pleine forme de Oxlade-Chamberlain et Shaqiri, la pléthore de milieux de qualité (Henderson, Fabinho, Milner, Wijnaldum …) et une défense solide avec le soutien d’un Joel Matip de haut niveau, Liverpool se doit de décrocher au plus vite le trophée national qui leur échappe depuis 1990.

Darinh : Dortmund part en chasse

Alors que la dernière saison semblait être l’occasion parfaite pour Dortmund de gagner une Bundesliga qui appartient au Bayern depuis plusieurs saisons, le Borussia a encore échoué. Le mercato a donc été une occasion de se renforcer un peu plus : aux Reus, Götze, Alcacer, Sancho et Bruun Larsen s’ajoutent donc Hazard et surtout Brandt. L’ancien numéro 10 du Bayer Leverkusen était un des joueurs les plus courtisés d’Allemagne, et n’aura coûté qu’une modique somme de 25 millions, soit une aubaine dans le marché actuel. En défense, Schulz a bien quitté Hoffenheim pour grossir les rangs du Borussia, qui récupère celui qui est probablement le meilleur latéral gauche allemand actuel. Surtout, Dortmund a rapatrié son ancien leader, Hummels, indiscutablement un défenseur de classe mondiale lorsqu’il est en pleine possession de ses moyens. L’opération décrassage est également une réussite, entre les départs d’espoirs qui n’ont pas su s’épanouir pleinement (Isak, Rode), les prêts d’éléments qui n’auraient pas eu de temps de jeu (Toprak, Wolf, Schürrle), et les belles ventes de Diallo (PSG) et Philipp (Dynamo Moscou). Finalement, seul le départ de Kagawa, en perte de vitesse, laissera un pincement au cœur des plus fidèles supporters. Néanmoins, même eux feront un bilan clair de ce mercato : Dortmund termine avec un onze de départ de feu, et des doublures solides, qui offrent une multitude d’options à Favre. De quoi enfin reprendre le titre au Bayern ?

Stanislas : Faute professionnelle du Barça et du Real de rater Neymar

Paraît-il que Neymar a fait connaître son mal être depuis des mois… Dès lors, comment imaginer que le Real Madrid et Barcelone (et même d’autres grands clubs) n’aient pas tout mis en oeuvre pour acheter la star brésilienne ? Certes, une affaire de moeurs et une blessure ont peut-être diminué la confiance des clubs, mais un tel joueur aurait dû être une priorité. Avec l’immense respect que j’ai pour Hazard et Griezmann, ils sont loin du niveau d’un Neymar au top de sa forme. En dépensant près de 250 M€ pour deux stars (le Champion du monde français et De Jong) et des seconds couteaux, le Barça s’est rendu impossible l’acquisition de Neymar. Idem pour le Real Madrid avec près de 300 M€ dépensés pour seulement la star belge comme joueur de classe mondiale. Parfois moqué pour ses plongeons et ses blessures, il serait dommage d’oublier quel formidable joueur est Neymar, capable de marquer 34 buts en 37 matchs de L1 en y ajoutant 20 passes décisives. Avec un Cristiano Ronaldo et un Messi qui risquent de décliner (un peu), un Neymar transférable était une opportunité à ne pas rater pour avoir ce qui se fait de mieux au monde.

Fabien : Arsenal, se donner les moyens de ses envies et de son passé

Après deux saisons en dents de scie et malgré une finale européenne à Bakou en mai dernier contre Chelsea (1-4), les Gunners ont faim et un objectif prioritaire pour cette nouvelle saison : retrouver le gotha européen. Abonné à l’Europa League depuis maintenant 3 saisons, Arsenal s’est donné les moyens pour revenir à la table des habitués de la Coupe aux grandes oreilles. Et c’est plutôt réussi.

Malgré une attaque déjà bien garnie et performante, les Gunners se sont offerts Nicolas Pépé à la surprise générale. Un joli cadeau à 80 millions d’euros – record du club – fait à Unai Emery pour ainsi former un trio supersonique avec Pierre-Emerick Aubameyang et Alexandre Lacazette, meilleur joueur des Gunners la saison passée. La vivacité et les qualités de percussion et d’élimination de l’Ivoirien, 22 buts et 11 passes en L1 la saison passée, seront des précieux atouts pour l’attaque londonienne cette saison. Et ce n’est pas tout. L’arrivée de pour un an, en provenance du Real Madrid, a également étendu les possibilités offensives de l’ancien technicien du PSG. Le métronome de la Roja endosse ainsi le costume de chef d’orchestre d’un Mesut Özil, toujours en délicatesse avec son entraîneur. Brillant à l’Euro Espoirs en Italie, l’Espagnol devra confirmer ses bonnes dispositions en sélection dans la capitale britannique. Une arrivée qui pourrait donner des regrets à Zinédine Zidane. Enfin, pour clore ce chapitre offensif, le retour de prêt de Reiss Nelson sera à suivre de près. Prometteur à Hoffenheim, le jeune Anglais aura une carte à jouer dans la rotation d’Emery. Au même titre que les Willock, Maitland-Niles ou encore Gabriel Martinelli.

Si les perspectives sont intéressantes devant, c’est derrière que les questions se posaient. Neuvième défense du Royaume l’an dernier, les Canonniers avaient un besoin urgent voire vital de se renforcer en défense. Le départ de son capitaine Laurent Koscielny pour l’Hexagone n’annonçait rien de bon. Et pourtant. Avec William Saliba – prêté à l’AS Saint-Étienne dans la foulée – et l’Écossais Kieran Tierney du Celtic Glasgow, auteurs d’une excellente saison 2018-2019, les Londoniens se sont offerts deux éléments très prometteurs et surtout très courtisés. De plus, en chipant à Chelsea, Arsenal s’assure la présence d’un bon joueur d’expérience pour entourer sa jeune arrière-garde. Si ces arrivées ne vont pas bousculer la défense dans un premier temps, elles sont le symbole de la quête de solidité voulue par le club. Le retour de prêt de Calum Chambers, très bon dans le marasme de Craven Cottage l’an passé, vaudra aussi le détour. Toutefois, un renfort de plus n’aurait pas été de trop, notamment en charnière centrale.

A l’origine de tous ces mouvements, dans le sens des arrivées comme des départs, le travail effectué par Raul Sanllehi, le directeur du football des Canonniers, a été salué par les suiveurs d’Arsenal. Pierre angulaire du nouveau fonctionnement des Gunners, l’ancien administrateur du Barça a fait un grand coup de ménage pour restructurer les fondations du club notamment au niveau des salaires. Un changement plus que bienvenu.

Dans une Premier League de plus en plus compétitive, où intégrer le Big 4 relève presque de la mission commando, Arsenal a (presque) toutes les cartes en main pour rejoindre le « carré européen » en fin de saison. Un mercato prometteur pour retrouver les hauteurs.

Mounir : Le renouveau du Bayern bien en marche

La Bundesliga reprend ses droits, et beaucoup de regards étaient braqués sur le Borussia Dortmund. Cependant, le Bayern, en bon empereur du championnat, se devait d’apporter du sang neuf. Avec les arrivées de Pavard et Hernandez, la défense a pris du galon et la concurrence va les pousser à se donner à fond pour soutenir un Manuel Neuer sur le déclin. En ce qui concerne l’armada offensive, les départs de Ribéry et Robben, les icônes bavaroises, ce sont les arrivées de Perisic et Coutinho qui viennent ajouter du piment et surtout une énorme touche technique à des Gnabry ou Coman qui ont encore besoin d’être épaulés pour continuer leur progression. Le meilleur coup reste sans aucun doute l’arrivée de l’ex-magicien d’Anfield. Coutinho n’a pas pu perdre son immense talent en l’espace d’une saison. A la recherche de stabilité pour se relancer et avec le départ de James, le Bayern est une option géniale pour celui qui avait l’habitude de planter des frappes lointaines incroyables. Il ne reste plus qu’à envisager l’après Lewandowski, l’un des meilleurs attaquants du monde qui n’a jamais caché ses envies de départ serait une perte énorme pour les Bavarois qui n’ont que des jeunes pour préparer la suite avec un Fiete Arp qui n’a pas encore l’assurance d’occuper seul la pointe des champions d’Allemagne. Le cas de Thomas Müller est encore différent, lui qui dépanne un peu partout que ce soit en tant que meneur de jeu, finisseur, ou en évoluant sur un couloir. La petite surprise reste l’arrivée de Mickaël Cuisance dont la progression pourrait bien être un élément important pour le futur de l’entrejeu bavarois.

Pour rappel, les plus gros transferts de ce mercato estival :

Toute l'équipe du blog a collaboré à la rédaction de ce dossier, afin de vous fournir leur point de vue et ressenti. PKFoot est (aussi) une grande et belle équipe !

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