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Tour d’Europe : Barcelone en champion, Manchester United craque

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Tour d’Europe : Barcelone en champion, Manchester United craque

Il n’est pas question que de Clasico ou de Messi ce week-end. Ici, on parle aussi de Choupo Moting ou Iago Aspas, et des nombreux coups francs victorieux partout en Europe.

Les matchs du week-end

Fatalement, on a suivi le choc entre le Real Madrid et le FC Barcelone, qui faisait figure de symbolique dernière chance pour le champion en titre, largué par son adversaire direct en cas de défaite. Malgré une bonne première période, les Madrilènes se sont effondrés sur un détail, à savoir une erreur de communication sur la percée de Rakitic que personne n’attaque : Casemiro, Modric et Kroos sont déjà éliminés car ils exerçaient le pressing (trop ?) haut, Kovacic choisit (assez logiquement) de garder Messi, et les défenseurs centraux sont obligés de garder Sergi Roberto et Suarez, puisque ni Marcelo ni Carvajal ne sont là… Les latéraux ont plombé leur équipe, les centraux étant finalement bien obligés de se livrer, et Rakitic ne se priant pas pour les fixer. Cette ouverture du score a eu un impact considérable sur le mental du Real Madrid, tout en galvanisant le Barça, qui a complètement déroulé après l’expulsion de Carvajal. Même Ramos, habituellement harangueur, n’a pas essayé de remotiver ses troupes, comme résigné… Messi, auteur d’un match particulièrement altruiste, finit bien l’année avec un but et une passe décisive.

On nous vend tellement la Premier League que tout le monde la trouve surcotée. Mais on a vu un match plaisant entre Arsenal et Liverpool. Les Reds ont d’abord dominé les Gunners, et on a cru que leur second but, inscrit par l’inévitable Salah, scellait le match. Mais en une poignée de minutes, Sanchez plein d’envie sur sa tête, Xhaka bien aidé par la main pas assez ferme de Mignolet, et Ozil renversaient le score. Mention spéciale pour le troisième but, entre la talonnade magnifique de Lacazette et la conclusion froide et subtile d’Ozil qui pique bien son ballon. Mais puisqu’Arsenal restera toujours Arsenal, il a fallu que Liverpool égalise. Tant pis pour Wenger, tant mieux pour le spectacle !

Les hommes du week-end

Cacciatore pensait être le héros du Chievo Vérone, en égalisant face à Bologne à 5 minutes de la fin, et en supériorité numérique. Mais le dossard 29 a malheureusement décidé du sort du match d’une autre manière, en glissant et en offrant ainsi à Destro l’occasion de sceller le sort du match. Ou comment passer de sauveur à coupable en quelques minutes…

Attention, chef d’œuvre. Choupo Moting a été admirable de lucidité face à WBA. L’attaquant de Stoke signe un bijou en faisant l’appel parfait, avant d’éliminer le gardien adverse sur une croqueta que ne renierait pas Iniesta. Il a ensuite le sang froid pour ne pas se précipiter et marquer malgré le retour des défenseurs. Ce but sera suivi d’une passe décisive dans le money time, alors que tout est joué et qu’il aurait pu tenter le doublé : bravo pour l’altruisme, on adore !

Face à la surprenante équipe de Burnley, Tottenham a pu compter sur son buteur maison. Auteur d’un triplé, avec un penalty, un but du droit, et un but du gauche, l’Anglais a montré à quel point il était un attaquant complet, trop sous-estimé en raison de son appartenance à un club peu médiatique, et à une expérience en sélection encore légère. Pourtant, quelle efficacité !

Hamsik a raison de bomber le torse. En concluant la course-poursuite entre Naples et la Sampdoria, le Slovaque devient le meilleur buteur de l’histoire de son club, devant Maradona. Si le contexte ordinaire fait qu’on ne se souviendra pas de ce match spectaculaire, l’Histoire retiendra que c’est ce week-end que le numéro 17 a battu ce record.

Il n’est pas toujours utilisé par Guardiola, et même si les résultats lui donnent raison, on ne comprend pas trop pourquoi. Auteur d’un doublé et d’une passe décisive face à Bourmenouth, Agüero a rappelé qu’il était un attaquant de classe mondiale, qui disputerait probablement l’intégralité des matches de toute autre équipe en Europe.

Un doublé dans un derby, dont un magnifique coup franc, Iago Aspas renforce son statut déjà établi de star du Celta Vigo. Il permet surtout aux siens de battre La Corogne et de s’imposer comme les rois de Galice. Depuis son retour à Vigo, on ne reconnait plus le joueur égaré qu’il était à Liverpool.

Leicester a égalisé dans le money time, après sa sortie. Cela ne nous empêchera pas d’apprécier la prestation de Mata. Dans un championnat anglais réputé pour abriter des brutes, l’Espagnol fait parler sa technique et sa subtilité. Il égalise (suite au but somptueux du duo Mahrez-Vardy) sur une frappe parfaitement placée, toute douce mais hors de portée de Schmeichel, avant de donner l’avantager à United sur un coup franc délicatement fouetté. Mourinho hésite parfois à l’aligner, notamment lors des gros matches, et le fait souvent sortir. C’est bien dommage…

Ce qu’on a retenu ce week-end

  • Entreprenante, l’équipe de Brighton aurait pu en marquer 4 face à Watford, sans défense. Heureusement, ce manque de réalisme ne les empêche pas de gagner cette fois-ci.
  • On ignore la cause, mais le geste d’humeur d’Amat, qui frôle Laporte sur une tentative de coup de pied suite à un corner, a condamné le Bétis. Expulsé, le défenseur a concédé un penalty pour Bilbao, qui a pu dérouler par la suite.
  • Un maillot vert pour l’occasion, le même équipementier : on pourrait croire que Saint-Etienne a gagné un match ce week-end. Mais c’est bien la Fiorentina qui l’emporte à Cagliari.
  • Même s’il n’aura jamais le niveau qui est le sien dans les vieilles versions de Football Manager, saluons Saivet pour son super coup franc face à West Ham qui contribue à la victoire de Newcastle.

  • Idéalement lancé par Griezmann, Gameiro a oublié un partenaire mieux placé et n’a pas su convertir l’offrande. Quelques minutes plus tard, l’Atlético Madrid était sanctionné sur une contre-attaque rondement menée par l’Espanyol. Darder, parfois moqué en Ligue 1, a été très bon.
  • Primordial dans le maintien de Crotone l’an dernier, Falcinelli peine à trouver ses marques avec Sassuolo, mais ce but face à l’Inter Milan devrait lui faire du bien. Assez rare pour être souligné : Icardi a raté un penalty.
  • Les joueurs de Chelsea doivent encore se demander comment ils ont pu ne pas marquer face à Everton. Jagielka et son double sauvetage sur la ligne sont passés par là.

  • La séduisante Atalanta a presque logiquement battu l’AC Milan, si on compare la production globale de ces équipes cette saison, voire sur les 2-3 dernières années. Il n’empêche que ça fait toujours mal aux nostalgiques.
  • Auteur de l’unique but dans le derby, Bacca n’a pas ouvert son pied comme le feraient 90% des attaquants, mais il a choisi l’angle fermé. Valence, qui aurait dû obtenir un penalty et a touché la barre, perd en plus Zaza sur un carton rouge mérité. Frustré, l’Italien sèche Bakambu sans raison…

  • Immobile qui déborde à gauche et centre pour Lukaku, ça ne devrait pas être l’inverse ? Le buteur de la Lazio marquera aussi contre Crotone, mais on préfère le but de Lulic. Cette petite feinte pour mettre son défenseur sur les fesses, on adhère complètement.
  • Entre Benatia qui marque pendant que la défense dort, et Szczesny qui arrête tout, ce sont les anciens de la maison qui ont permis à la Juventus de gagner contre la Roma. Plus gentleman, Pjanic envoie une mine sur la barre plutôt.

  • Spal a trouvé les ressources pour refaire son retard de 2 buts face au Torino. Félicitons Viviani pour ce merveilleux coup franc, qui remet les siens dans la partie.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi, je vous invite donc à me donner votre opinion.

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