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Tour d’Europe : le Bayern tombe, la Juventus solide

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Tour d’Europe : le Bayern tombe, la Juventus solide

Combien de fois a-t-on vu, le même week-end, le Bayern Munich, le Real Madrid, le FC Barcelone et Manchester United dans l’incapacité de s’imposer ?

Heureusement, la Juventus est là pour le respect des traditions. On a aimé Lacazette et Pléa, mais aussi Poulsen, Sturridge, Kolarov, Konoplyanka, Stuani, et Gervinho.

Le match du week-end : Stuttgart et le Werder insolites

Il y a eu une multitude d’éléments qui ont rendu ce match intéressant : le travail de l’ombre d’Osako, la hargne de Kruse, mais aussi l’inspiration de Didavi, qui était dans un bon jour. Le Brésilien a rendu chèvre Veljkovic, exclu suite à 2 cartons jaunes consécutifs à des fautes sur lui. Il a aussi et surtout signé un amour de passe décisive pour l’ouverture du score. Menés, réduits à 10, les joueurs du Werder n’y croyaient sans doute plus trop, quand Sosa a envoyé une touche anodine à Zieler… qui remettait sa chaussette en place. Alerté, le gardien fait la bêtise de toucher le ballon, pour un but contre son camp complètement idiot. Le pire est qu’il n’y aurait eu que corner s’il s’était abstenu de toucher le ballon. Dans la foulée, Brême pousse, et Pizarro touche même le poteau. Finalement, Castro marque le but de la gagne, avant que Gonzalez, entré en jeu, ne trouve le moyen de rater 3 balles de break en moins de 20 minutes. Spectaculaire, à défaut d’être parfait techniquement, ce match valait largement un coup d’œil ce week-end.

Le joueur du week-end : Finnbogason voit triple

Finnbogason est inconnu chez nous, mais il est l’idole absolue d’Augsbourg. L’Islandais a frappé fort face à Fribourg en inscrivant un triplé, dont un but en Madjer. Le plus fort est d’avoir réussi ça pour son premier match de la saison, suite à une grosse blessure qui l’a éloigné des pelouses pendant quelques mois. Premier buteur de sa sélection en phase finale de la Coupe du monde, meilleur buteur de la courte histoire de son club en Bundesliga, Finnbogason n’est pas le meilleur joueur du monde, mais il a le sens du timing.

Le talent ne meurt jamais

On le regrette depuis quelques saisons, car il est intrinsèquement un des meilleurs attaquants de Premier League. Sturridge, entre les blessures et la concurrence, a manqué de continuité ces dernières années pour redevenir celui qui enchantait l’Angleterre, aux côtés de Suarez. Mais depuis quelques rencontres, il a du temps de jeu, il marque, et se montre de plus en plus proche de son meilleur niveau dans le jeu. Auteur de l’égalisation face à Chelsea d’une frappe splendide, le numéro 15 peut savourer ce regain de forme, qui pourrait faire de lui, s’il se confirme dans la durée, un atout majeur pour les Reds.

Ce qu’on a retenu

  • Le Bayern s’incline face au Hertha Berlin, et Boateng n’a pas été irréprochable : abusé par Kalou qui obtient un penalty, et débordé sur le 2e but. Le champion en titre a manqué de réalisme, loupant trop d’opportunités.

  • Cela ne sert à rien de déployer du jeu quand on a Maguire : le défenseur de Leicester se montre décisif en obtenant un penalty, et en marquant sur corner contre Newcastle.
  • C’est particulièrement important d’orienter ses contrôles : RDT le prouve avec son but pour le Rayo Vallecano. Côté Espanyol, on a apprécié la justesse technique du vétéran Garcia.
  • La Roma remporte le derby, en se montrant sans pitié. L’égalisation d’Immobile, sur une erreur de Fazio, a été tout de suite refroidie par un missile de Kolarov sur coup franc. Fazio justement finira par se racheter, en marquant. A noter la jolie talonnade de Pellegrini sur l’ouverture du score.

  • Un doublé, beaucoup d’activité qui ont épuisé Hoffenheim : on ne sait pas ce qu’avait mangé Poulsen, mais il était en feu ce week-end. Le Danois du RB Leipzig a été l’homme du match.
  • Manchester City déploie vraiment du jeu, comme face à Brighton : la contre-attaque éclair sur le premier but est foudroyante de justesse. Agüero s’est lui baladé sur le second but, en étant à l’initiative et à la conclusion.

  • Sur le second but de Nuremberg face à Düsseldorf, le sang-froid de Behrens pour relancer proprement est récompensé.
  • Alors qu’il avait l’occasion de faire douter Valence, Willian a manqué assez lamentablement son penalty. Dommage pour la Real Sociedad, qui a souffert du jeu de passes de Kondogbia, particulièrement habile quand il s’agit de casser les lignes.
  • Naples était un peu trop juste pour faire tomber la Juventus. Le champion d’Italie a profité de la forme de Ronaldo, et de l’opportunisme de Mandzukic, pour gagner avec autorité.

  • S’il n’a pas marqué, Konoplyanka a été l’homme du match face à Mayence. Outre sa passe décisive, il envoie un coup franc et une reprise acrobatique sur la barre, et il a surtout été un poison constant sur son aile gauche. L’Ukrainien de Schalke est un peu irrégulier, mais lorsqu’il est inspiré, il fait très mal.
  • Sigurdsson est-il gaucher ou droitier ? On ne sait pas, puisque l’attaquant d’Everton marque des 2 pieds, comme face à Fulham.
  • On est donc dans un monde où le Barça enchaîne un second match de Liga sans victoire, et où son sauveur face à l’Athletic Bilbao est Munir. Drôle d’histoire. On repense en tout cas aux gens qui pestaient de le voir entrer à la place de Dembélé

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  • Politano a de l’or dans les pieds, enfin surtout le gauche. L’ailier de l’Inter Milan a marqué face à Cagliari d’une jolie volée, sur un geste très bien maîtrisé.
  • Pléa montre match après match qu’il a le niveau pour briller en Bundesliga, comme l’illustre son nouveau but avec Gladbach, face à Wolfsburg. Il lui reste des détails à affiner, comme le témoigne sa balle de match envoyé en tribunes.
  • Mine de rien, Lacazette contribue énormément au jeu d’Arsenal. Il le démontre face à Watford, en provoquant un but contre son camp, et en donnant une passe décisive. En forme, le Français transfigure le jeu des Gunners.

  • Le centre de l’extérieur du pied d’Ibai est sublime pour l’ouverture du score d’Alavés. C’est malgré tout Levante qui s’impose.
  • Sur l’action où il obtient un penalty (généreux) face à l’Atalanta, Chiesa se défait facilement de 2 adversaires sur l’aile gauche. Le prodige de la Fiorentina progresse semaine après semaine.
  • Dortmund a connu une première période compliqué, avant de flamber dans la dernière demi-heure face au Bayer Leverkusen. Paco Alcacer, auteur d’un doublé, profite de ce jeu direct, en une ou deux touches de balles, comme Lewandowski, Aubameyang ou Batshuayi avant lui. La faculté de l’équipe a faire briller son avant-centre rend encore plus énigmatique le passage mitigé d’Immobile.

  • West Ham a fait un bon match, mais ce n’était pas non plus la folie furieuse… c’était largement suffisant pour venir à bout d’un Manchester United qui n’a jamais paru aussi faible et peu inspiré, malgré le joli but de Rashford.
  • Stuani n’est pas qu’un attaquant de surface bon à mettre des têtes. Le buteur de Gérone sait également marquer en finesse, comme sur cette Panenka réussie face à Huesca.
  • Empoli, qui a touché 2 fois le poteau, est tombé sur un Gervinho encore décisif. L’Ivoirien, auteur d’un super début de saison, n’est pas subitement devenu le meilleur joueur de Série A. Mais sa capacité à se créer des occasions seul, ou à faire des appels tranchants, le rend indispensable à Parme.

  • Face à Huddersfield, Lucas aurait pu se laisser tomber pour obtenir un penalty. Il préfère se relever pour donner à Trippier, qui trouve Kane : cet état d’esprit, spontané et en dehors de tout calcul, est particulièrement rafraîchissant.
  • On est donc dans un monde où le Real Madrid enchaîne un second match de Liga sans victoire, il est vrai face à Séville et l’Atlético Madrid. On avoue ne pas comprendre quand Casemiro tire un coup franc, alors que Kroos, Bale ou Modric sont sur la pelouse. Griezmann et Diego Costa d’un côté, Asensio de l’autre, ont tous manqué un duel face à Courtois et Oblak, très solides.

  • Sur le but qu’il inscrit face au Chievo Vérone, Zaza se déplace de façon à ne pas être hors-jeu, tout en prenant soin de rester dans une zone où il pourra être décisif si on répond à son appel. L’attaquant du Torino ne fait pas partie des meilleurs joueurs du monde, mais il sait ce qu’il fait.
  • Un but, une passe décisive : Rebic s’est régalé face à Hanovre. Révélation de la dernière Coupe du monde, il serait sans doute ailleurs qu’à Francfort, s’il n’avait pas prolongé avant le début de la compétition.
  • Toujours lié à Villarreal, Leo Suarez a fait mal à son employeur en marquant d’un bel enchaînement contrôle-frappe, dans un angle fermé. La façon dont l’Argentin de Valladolid se fait oublier au second poteau est astucieuse.

  • Le numéro 9 décisif de Bologne, qui marque un but de fou contre l’Udinese, et qui se montre précieux dans le jeu, est bien connu des suiveurs de Ligue 1, puisqu’il s’agit de Santander, qui n’avait pas réussi à s’imposer à Toulouse. Depuis, il a bien évolué, au point d’être intéressant en Série A.
  • Entre le but en solitaire de Kessié, la frappe enroulée de Suso, ou celle de Castillejo, on peut dire que les supporters de l’AC Milan qui ont fait le déplacement à Sassuolo ont eu de quoi se régaler.

Il a fêté son anniversaire ce week-end

Shevchenko. Le simple fait d’évoquer son nom devrait suffire à faire frissonner les supporters de l’AC Milan, qui n’ont jamais connu un attaquant du niveau de l’Ukrainien, depuis son départ. Jeune prodige révélé en Ligue des champions, où il atteint les demi-finales avec le Dynamo Kiev, il s’impose rapidement comme un des meilleurs buteurs de Série A, à une époque où le championnat d’Italie était réputé, à juste titre, pour être très difficile pour un attaquant. Pendant des années, il fait le bonheur de San Siro, remportant championnat, Ligue des champions, et marquant dans toutes les positions possibles : du droit, du gauche, de la tête, en position acrobatique, suite à un mouvement collectif ou un exploit personnel, de près, de loin… et face à tout le monde, surtout face à l’Inter Milan ou la Juventus. Si son départ à Chelsea lui fera du mal, le Ballon d’or 2005 laissera malgré tout un excellent souvenir aux fans, celui d’un attaquant complet et prolifique.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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