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Tour d’Europe : les Belges à la fête, Rafinha le crâne ouvert

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Tour d’Europe : les Belges à la fête, Rafinha le crâne ouvert

Ce week-end, on a eu tout et n’importe quoi : un but provoqué grâce à un terrain trop mouillé, des Belges impossibles à arrêter, un quadruplé en Italie, un doublé de Torres, un match du Real Madrid annulé en raison de la météo, Rafinha le crâne ouvert par son propre gardien… et une victoire de la Juventus bien sûr.

Le héros du week-end : peut-on ne pas aimer  ?

La Premier League nous réservait une affiche alléchante en ouverture de la 24e journée, entre Chelsea et Arsenal. Les confrontations entre ces 2 équipes sont souvent spectaculaires, comme en atteste leur dernière confrontation en championnat, et la démonstration des Gunners, qui avait entraîné une série de rêve pour… les Blues. Chelsea n’a plus rien à voir avec l’équipe du match aller, et on l’a bien vu, tant les hommes de Conte ont marché sur ceux de Wenger. Et parmi eux, un joyau en a profité pour nous faire vibrer en mondovision : Hazard bien sûr. Le Belge, auteur d’une prestation très satisfaisante en tout point, a pris le ballon dans le rond central avant d’aller marquer en solitaire, résistant admirablement au retour de Coquelin, et donnant le tournis à Koscielny, le tout sans le soutien du moindre coéquipier !

Le zéro du week-end : Nasri rate le coche

Très respecté, au vu de ses prestations convaincantes depuis le début de saison au FC Séville, Nasri a pour une fois manqué le coche, en ne convertissant pas un penalty face à Villarreal (0-0). Le Français a complètement topé son ballon, rendant un ballon plutôt faible et facile à capter pour Asenjo. Dans un championnat où chaque point compte, il faut espérer pour les Andalous que ces 2 points envolés ne seront pas trop pénalisants. Evidemment, ce raté n’enlève rien au renouveau du meneur de jeu français, parmi les joueurs les plus influents de la Liga sur le présent exercice, et encore important dans le jeu sévillan. Mais c’est bien parce qu’il a du talent qu’on attend qu’il soit décisif quand il en a l’opportunité.

Les faits du week-end

Hazard n’a pas été le seul joueur belge à se distinguer en Angleterre. Lukaku a profité du festival d’Everton face à Bournemouth (6-3) pour inscrire un quadruplé parfait. Et ce monstre ne se contente pas de conclure, il est également capable de participer à la construction des actions offensives.

https://twitter.com/AcherchourWalid/status/827921552696016897

Malgré la défaite sur la pelouse de l’Espanyol Barcelone (0-1), Juanpi a encore montré de belles choses. Sans être un génie, terme trop souvent galvaudé, le numéro 10 de Malaga est intéressant, et on aimerait le voir dans une meilleure équipe.

Oui, le Bayern Munich a été tenu en échec par Schalke (1-1), et ne méritait pas de gagner, malgré la balle de match que se procure Martinez. Malgré tout, quel but de Lewandowski : passe magique de Vidal, appel parfait, et balle piquée du gauche… comment ne pas s’extasier ?

Bien sûr, il ne faut rien retirer au mérite de Pucciarelli, qui élimine Hart pour égaliser avec Empoli face au Torino (1-1). Mais il compte surtout sur la chance de voir la passe en retrait à sa portée grâce à la pelouse trop humide. La pluie, le pire ennemi du Toro…

On en avait fait notre coup de cœur, lors du bilan de la Premier League la saison dernière. Defoe continue de nous enchanter, avec un beau doublé qui permet à Sunderland d’étriller Crystal Palace (0-4). Surtout, cette protection du ballon dos aux buts, suivi de ce contrôle orienté pour trouver un angle de frappe, c’est un enchainement efficace et pleinement maitrisé.

Après 10 minutes, Bilbao avait loupé 2 grosses occasions d’ouvrir le score. 7 minutes plus tard, Alcacer le faisait pour le Barça, qui a pu s’imposer (3-0). Mais entre qui manque de gêner Vidal sur le dernier but, ou ter Stegen qui explose Rafinha, et les errements défensifs, on a frôlé le grand n’importe quoi par moments.

Dortmund a enfin fait le job, face à Leipzig qui plus est (1-0). Buteur, Aubameyang n’en a pas été moins maladroit à la finition, comme Reus. Mais il n’avait qu’à conclure sur ce fabuleux déboulé de Dembélé, qui cloue un adversaire sur place, avant de passer un grand pont à un second défenseur, puis d’offrir un caviar. Félicitons au passage l’arbitre, qui refuse le but du RB dans les arrêts de jeu, pour un hors-jeu réel. Prendre une décision si importante dans ce contexte, c’est bien joué et ça mérite d’être souligné.

Alors que le score était de 2-2 à la pause, la Lazio a profité des largesses défensives de Pescara pour coller un set (2-6) avec en prime un quadruplé (dont 3 buts de la tête) de Parolo qui n’avait inscrit qu’une fois jusque-là.

On veut bien dire à ses détracteurs que la Premier League n’est pas une compétition surcotée, on aura du mal à trouver des arguments si Carroll continue à enfiler les buts. C’est la 4e réalisation sur les 5 dernières journées pour l’attaquant de West Ham, face à Southampton (1-3).

Mis à part les supporters de Leganés, tout le monde sera content de ce doublé de l’éternel Torres pour l’Atlético Madrid (2-0). Le Niño a notamment inscrit un but dans un style bien à lui : appel dans la profondeur suivi d’une balle piquée.

Quart de finaliste de la dernière Ligue des champions, Wolfsburg n’arrive plus à obtenir de résultats, comme le montre la défaite face à Cologne (1-0). Infernal, le duo Osako-Modeste a encore réussi à briller par sa complémentarité.

Malgré des Suso et Deulofeu en jambes, l’AC Milan a payé son manque d’efficacité face à Empoli (0-1). Cette 3e défaite consécutive en Série A les éloigne déjà de la prochaine Ligue des Champions…

Liverpool a peut-être déjà dit adieu au titre, avec une nouvelle contre-performance, face à Hull City (2-0). L’absence de Mané lors de la CAN n’explique pas tout, tout comme son retour n’a pas tout changé. Depuis 2017, les Reds sont méconnaissables, et inquiétants de faiblesse.

Quand on a été une grande équipe, il n’est pas facile de perdre son grade, et encore plus de se faire humilier à domicile. Valence l’a vaincu face à Eibar (0-4) avec en prime un bijou de Garcia, auteur d’une volée splendide.

Cela a été plus dur que le score ne l’indique pour Gladbach face à Fribourg (3-0). Comme souvent, Stindl et Dahoud ont régalé. Même si la concurrence est féroce, on aimerait les voir au moins une fois en sélection allemande.

Gomez a matérialisé ce qu’on appelle avoir son quart d’heure de gloire, avec un doublé précoce face à Cagliari, qui offre 3 points à l’Atalanta (2-0). Sa seconde réalisation est un bijou imparable, pleine lucarne !

Opposé à un Leicester limité, Manchester United s’est fait plaisir, sous l’impulsion d’un très bon Mkhitaryan. L’Arménien n’a plus rien à voir avec le joueur apathique qu’il était en début de saison, et montre actuellement qu’il peut devenir important en Angleterre, comme il l’était à Dortmund.

Celui qui a dit que la perfection n’était pas de ce monde n’a pas vu le duo Hamsik-Mertens à l’œuvre face à Bologne (1-7). Remuants et réalistes, le capitaine slovaque et le provocateur belge ont combiné leur football au plus-que-parfait, entre dribbles déroutants et frappes en lucarne.

https://twitter.com/Don_Miloud_/status/828340223536922624

Cuadrado ne marque pas énormément, ce n’est pas son rôle. Mais quand il le fait, le Colombien choisit le bon moment, et la manière va souvent avec. C’est l’Inter Milan qui a été victime du missile envoyé par le joueur de la Juventus (1-0).

Beaucoup d’opportunisme pour ouvrir le score, du sang froid pour donner la victoire : le doublé de Gabriel Jesus a évité une désillusion de Manchester City face à Swansea (2-1). Et entre son nom et son prénom, on a plein de jeux de mots pourris à faire.

https://twitter.com/SuperbSilva/status/828264069358551041

Il a fêté son anniversaire ce week-end

Tevez n’est pas un joueur capable de faire l’unanimité, tant il est l’homme de tous les paradoxes. Jamais considéré comme un pur buteur, il a pourtant atteint la barre des 20 réalisations en championnat lors de 3 saisons européennes. Son retour à Boca Juniors indique qu’il n’écoute que son cœur, quand bien même il a quitté Manchester United pour l’argent du voisin City, quelques années après avoir été le jouet de MSI, ce fond d’investissement qui l’avait transféré aux Corinthians puis à West Ham. Après avoir déclaré être dégoûté de l’argent qui gravite dans le milieu du foot, il est devenu le joueur le mieux payé du monde en signant en Chine.

Son passage à City, façon montagnes russes, illustre finalement bien le personnage : capitaine et symbole de la nouvelle dimension prise par le club, il boude Mancini et se voit déchu de son statut, avant de revenir en grâce pour devenir champion. Jamais indiscutable en sélection, malgré un talent fou, Carlitos pourrait faire l’objet d’un film fascinant, tant il est complexe, à la fois buteur, passeur, génie, rebelle, mercenaire, homme de convictions, imprévisible, insoumis, et plus que tout : inqualifiable.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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