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Tour d’Europe : la crise pour le Bayern et le Real

Tour d'Europe

Tour d’Europe : la crise pour le Bayern et le Real

Tout arrive : le Real Madrid et le Bayern Munich sont en crise de résultats, au moins temporairement. On a aimé Lacazette et Pléa, tandis que le BVB met toujours le feu. 

Le match du week-end : Dortmund en feu

On savait que ce match pouvait être beau : Dortmund, son armada offensive, et son joker Paco Alcacer d’un côté, Augsbourg et son revenant Finnbogason de l’autre. On n’a pas été déçu, loin de là, surtout lors d’une dernière demi-heure complètement folle. Menés à 2 reprises, le Borussia est revenu au score, avant de prendre l’avantage. Finnbogason régalait, tandis que Witsel faisait admirer son apport sur la première égalisation. Gregoritsch ne voulait pas en finir là et permettait aux visiteurs de revenir à 3-3, à quelques minutes du terme. Il pensait être le héros du match, mais oubliait un peu vite Alcacer : entré en jeu, l’Espagnol a marqué un second triplé consécutif, d’un coup franc magnifique, dans les tous derniers instants des arrêts de jeu. Alors oui, on peut pointer la faiblesse défensive des latéraux de Dortmund, ou celle de son gardien Bürki. Oui, côté Augsbourg, jouer si haut comportait des risques. Mais qu’importe : on aime ce football complètement dingue.

La petite déception : match triste entre City et Liverpool

On espérait un match spectaculaire, mais il y a eu finalement assez peu de raisons de se lever de son siège. Liverpool, avec son pressing haut, et Manchester City, obsédée par sa relance au sol, ont joué sans renier leurs idées, quitte à se mettre en danger, avec un premier rideau très haut chez les Reds, quitte à délaisser un peu le milieu, et une relance risquée chez les Sky Blues, quitte à perdre le ballon dans ses 25 mètres. C’était du haut niveau côté technique et intensité, mais le spectacle n’était pas là devant les buts. En fin de match, on pensait que le sort avait choisi le champion en titre, quand Van Dijk fauchait assez naïvement Jesus : une défaillance presque inédite pour lui. Peu en confiance, Mahrez envoie le ballon en tribunes… pour une 4e tentative ratée sur les 6 dernières qu’il a tentées. Dire que Jesus voulait le tirer…

Glory Man United !

Ce n’était que Newcastle en face, mais le bonheur est trop rare pour ne pas être pleinement savouré du côté de Manchester United. L’entame catastrophique voyait les visiteurs mener rapidement 2-0, avec un Young aux fraises, notamment sur le but de Muto où le Japonais a le temps de se retourner dans la surface. Mourinho agit vite en faisant sortir Bailly pour Mata : la technique de l’Espagnol au cœur du jeu, quitte à envoyer le pauvre McTominay en défense, à un poste qu’il ne maîtrise pas. Plusieurs occasions de 3-0 ne se concrétisent pas, encore par Muto et cette tête à bout portant, mais le coaching donne raison au Portugais : si Matic loupe une occasion en or de réduire le score, et que Rashford rate plusieurs fois la cible de la tête, Mata réussit un coup franc parfait pour redonner l’espoir à Old Trafford, qui pousse pour son équipe. En combinant avec un Pogba toujours précieux dans son jeu de passes, Martial égalise, lui qui matérialise pourtant la fissure entre son coach et la direction du club. Finalement, c’est Alexis Sanchez qui donne la victoire, dans le Fergie time, comme dans le bon vieux temps. C’est peut-être éphémère, mais les spectateurs sont repartis du stade heureux, et ça fait du bien.

La crise pour le Bayern Munich ?

Le Bayern Munich, à domicile, s’est fait rouler dessus par Gladbach. Le premier but est venu d’une frappe presque trop tranquille de Pléa, que la Bundesliga apprend à connaître, tant il empile les réalisations. Le Français a été suivi par Stindl. Ce second but illustre le manque d’implication général : à l’origine, c’est bien Thiago, pourtant parmi les joueurs les plus techniques de l’équipe, rate un contrôle facile à l’entrée de sa surface. Enfin, le but d’Herrmann est une vaste blague : l’Allemand a le temps de contrôler et de marquer dans la surface, entouré de 4 joueurs adverses. La palme revient à Hummels, pourtant si fort quand il le veut, mais qui a défendu avec la même agressivité qu’un Pires qui n’aurait pas encore musclé son jeu. Même si la situation comptable n’est pas catastrophique, le contenu des derniers matches du champion en titre est inquiétant.

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Le Real Madrid n’y arrive plus

Le Real Madrid n’arrive plus à marquer, et donc à gagner. C’est d’autant plus inquiétant que l’adversaire du week-end, Alavés, n’avait rien d’un ogre. Transparent, Benzema a été remplacé par Mariano, qui a un peu plus bougé, sans néanmoins être inspiré. Sans idée, le triple champion d’Europe en titre est tombé dans les arrêts de jeu, avec un Courtois aux fraises, et un Ramos pas assez prompt à sauver les meubles. Derrière cette panne, on peut se demander si le problème n’est pas plus profond, entre un Ronaldo pas remplacé malgré son importance, notamment dans le jeu aérien, des cadres peut-être vieillissants, et un banc léger. A moins que la Maison Blanche ne monte progressivement en puissance, de façon inconsciente, pour être prête pour les matches à élimination directe de Ligue des champions…

Ce qu’on a retenu

  • Sur l’ouverture du score du Werder, Klaassen réussit à cadrer sa volée car il se couche bien sur le ballon, évitant ainsi d’envoyer son tir dans les nuages. A noter côté Wolfsburg l’implication grandissante de Roussillon sur l’aspect offensif.
  • Arnautovic, Felipe Anderson et Yarmolenko : ça combien bien, il y a une vraie qualité technique, mais un manque de présence dans la surface. Résultat : West Ham est en bas de classement, et s’incline face à Brighton.

  • Très efficace la saison dernière, Bardhi a ouvert son compteur face à Getafe, d’un sublime coup franc. Le numéro 10 de Levante a encore tout le temps de progresser.
  • Empoli avait de quoi faire doute la Roma, mais Caputo, à plusieurs reprises, a manqué de réalisme, y compris sur penalty.

  • Rensing n’est pas chanceux : il sort magnifiquement une frappe de Bentaleb, avant de voir Burgstaller reprendre et marquer, sans que sa défense ne l’aide. L’ancien gardien du Bayern vit un début de saison compliqué avec Düsseldorf, alors que Schalke respire un peu.
  • On ne s’y attendait pas, mais les buts entre Leicester et Everton sont somptueux : Bernard danse avec les défenseurs de Leicester sur l’ouverture du score, Pereira, ancien de Nice, enrhume tout le monde sur sa feinte de frappe pour l’égalisation de Leicester, avant que Sigurdsson ne réalise un exploit personnel, entre son contrôle orienté et sa frappe en lucarne.

  • La courte victoire ne rend pas justice à Leganés, qui a bien joué face au Rayo Vallecano, surtout en première période. A noter le carton rouge de Medran, qui perd ses nerfs avec un tacle violent.
  • Si Piatek voulait vraiment placer sa tête en lob au second poteau, il est vraiment fort. C’est insuffisant pour le Genoa, défait par un Parme qui réalise un bon début de saison.

  • Gomez peut marquer jusqu’à 50 ans, ça ne changera rien pour Stuttgart, une nouvelle fois battu, face à Hanovre. Pavard n’est pas irréprochable sur les buts encaissés.
  • Bournemouth s’est régalé face à un Watford catastrophique en défense.
  • Stuani peut marquer autant qu’il le veut pour Gérone, cela ne sert à rien si l’équipe ne suit pas. Cela a été le cas face à Eibar, où l’équipe s’incline malgré un doublé de sa star.
  • La Juventus a dominé Udinese, et aurait pu l’emporter plus largement. En jambes, Ronaldo a marqué à nouveau, profitant de sa complicité avec Mandzukic.

  • Quelle mouche a piqué Ralls ? Le joueur de Cardiff sèche Lucas à 40 mètres de son but, alors que la balle est à 3 mètres, et que le score n’est que de 1-0 pour Tottenham. Carton rouge, au revoir. A noter le bon match de Son, virevoltant balle aux pieds.
  • L’Atlético s’en sort face au Bétis Séville grâce à une inspiration individuelle de Correa. Kalinic, aligné d’entrée, a manqué de chance, et a montré que son jeu ne s’inscrivait pas autant dans le collectif madrilène que celui de Diego Costa.
  • Quand il ne rentre pas systématiquement sur son pied gauche pour frapper, Suso peut être intéressant pour l’AC Milan, comme face au Chievo, où il offre 2 buts à Higuain.

  • On se demande pourquoi Baumann était si mal placé sur le but de Rebic pour Francfort : d’ordinaire si bon, le gardien d’Hoffenheim a eu une absence inexplicable.
  • Southampton n’a pas fait long feu face à Chelsea, qui a bénéficié de la forme d’un Hazard plein de sang-froid dans le dernier geste. A noter également la jolie passe décisive de Giroud, sur un geste acrobatique.

  • Alcaraz a marqué un joli coup franc pour donner la victoire à Valladolid face à Huesca.
  • Le RB Leipzig s’est amusé face à Nuremberg, qui a perdu sur un score de tennis. Werner et Poulsen ont été intenables, avec une mention spéciale pour le Danois, qui met à terre son adversaire direct sur le dernier but, avec une facilité assez déconcertante.

  • Même si c’est Doherty qui marque face à Crystal Palace, saluons l’intelligence de Jimenez en pivot. Wolverhampton continue son bonhomme de chemin, à l’abri des regards.
  • On a aimé la délicatesse de Perez sur l’ouverture du score de l’Espanyol face à Villarreal. Autant de calme dans la finition, ce n’est pas donné à tout le monde.
  • Cagliari a battu Bologne grâce aux caviars de Lucas Castro, qui a pris soin de servir ses partenaires dans les meilleures conditions, quitte à user de son joli extérieur du pied.
  • Lacazette est l’homme fort d’Arsenal en ce moment. Auteur d’un doublé face à Fulham, il est celui par qui tous les ballons passent. Solide dos au jeu, juste techniquement, collectif, il régale les Gunners, auteurs notamment d’un but magnifique via Ramsey. Aubameyang a aussi marqué un doublé.

  • Araujo n’est pas bien malin : il protège mal son ballon, le perd, et commet une faute qui lui vaut un second carton jaune. Le Celta, déjà mené à ce moment de la partie, s’incline face au FC Séville et à Sarabia, particulièrement en forme, avec un but et une passe décisive. A noter le numéro de soliste de Boufal.
  • Tel un vrai renard, Immobile est à l’affût du ballon dévié sur corner, pour passer devant son défenseur et marquer au second poteau. Le buteur de la Lazio offre aux siens une victoire précieuse face à la Fiorentina.
  • Valence et Barcelone se quittent bons amis. Sur l’ouverture du score, on ignore encore ce que Piqué a voulu faire. Heureusement pour lui, Messi sauve les meubles avec une action dont il a le secret : on se demande comment il fait passer la balle à Suarez alors qu’il est pris en tenaille par Parejo et Kondogbia. Le Barça aurait pu s’imposer sans un formidable retour de Gaya sur Coutinho, qui équivaut à un but.

  • Naples s’impose face à Sassuolo, l’équipe surprise de ce début  de saison. Si on est habitués aux frappes enroulées d’Insigne, on a eu un but inédit d’Ounas, qui profite d’une bévue pour ouvrir le score d’une frappe lourde, juste après s’être débarrassé de son défenseur par les airs.
  • Des occasions concédées, dont un penalty non transformé, une victoire par la plus petite des marges, peu d’idées en attaque : l’Inter n’a pas convaincu face à la Spal. Mais l’Inter a Icardi dans ses rangs, et ça suffit souvent à faire la différence.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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