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Tour d’Europe : le Bayern Munich champion, Manchester United humilié

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Tour d’Europe : le Bayern Munich champion, Manchester United humilié

Ce week-end des 25 & 26 avril, l’Europe du football nous offre ce qu’elle a de meilleur… mais aussi ce qu’elle peut faire de pire. Voici la liste des faits et gestes qui ont retenu notre attention. Et dans la mesure où on ne peut pas tout voir, n’hésitez pas à raconter également les moments de foot qui vous ont marqué ce week-end !

Le meilleur du week-end

Comme chaque week-end, Griezmann s’est distingué avec l’Atletico Madrid. Si les buts qu’ils marquent n’ont pas l’air d’être difficiles à rentrer, sa façon d’être toujours au bon endroit interpelle. Avec déjà 22 buts inscrits en championnat, le jeune Basque établit un nouveau record pour un Français sur une saison en Espagne.

Quand Robben n’est pas là, c’est Weiser qui créé l’étincelle. Le jeune Allemand a réussi une fabuleuse percée côté droit, se débarrassant de 4 adversaires, avant de servir parfaitement Schweinsteiger pour le but de la victoire face au Herta Berlin (1-0).

Moins inspirés qu’en Ligue des champions, le Bayern Munich est dans une forme impressionnante depuis le mois de mars, avec 9 victoires en 12 matches toutes compétitions confondues, 30 buts marqués et 6 buts encaissés, dont la moitié lors du match aller face à Porto. On l’aime ou non, mais c’est encore un beau champion d’Allemagne.

La crise de confiance est bien terminée pour Pellè. L’attaquant italien de Southampton a signé un doublé ce week-end, profitant des largesses défensives de Tottenham (2-2), notamment sur son premier but où il profite du manque de sérénité de Mason et Davies. Dommage pour lui, ses coéquipiers n’ont pas réussi à trouver le chemin des filets malgré plusieurs occasions franches. Les coéquipiers d’un Lloris de retour de blessure peuvent s’estimer heureux de s’en sortir avec le point du match nul.

Malmené sur la pelouse du Celta Vigo, le Real Madrid a pu compter sur le talent de ses joueurs offensifs pour faire la différence (2-4). Décisif en Ligue des champions, Chicharito continue de marquer en l’absence de Benzema. Le Mexicain s’est offert un doublé cette fois-ci, dans un style qui n’appartient qu’à lui. Hernandez n’est pas particulièrement puissant, rapide ou bon dribbleur. Et il n’a pas une frappe foudroyante. Mais ses appels, ses contrôles orientés toujours vers le but, sa justesse dans les combinaisons et sa protection de balle font de lui un excellent buteur. S’il n’est pas conservé par Madrid, il ferait bien de retourner à Manchester, où le physique de van Persie inquiète, et l’apport de Falcao est nul. Son temps de jeu serait probablement plus important.

Chez les gens normaux, le temps qui passe se matérialise par une baisse des capacités physiques, l’apparition de cheveux blancs ou de rides. Pas chez eux. Klose, 36 ans, a inscrit son 11e but de la saison lors du match entre la Lazio et le Chievo Vérone (1-1) d’une belle balle piquée, et après avoir déposé son adversaire direct en vitesse. Toni, 37 ans, fait encore mieux puisqu’il en est déjà à 17. Le vétéran, auteur d’un doublé face à Sassuolo (3-2), a encore prouvé qu’il était le meilleur attaquant italien. Serein sur le premier, il se débrouille seul face à 4 défenseurs sur le second. Je ne comprenais déjà pas pourquoi il n’était pas au Brésil, je commence à me demander s’il tiendra la forme pour l’Euro 2016. Le manque de relève et son niveau de jeu ahurissant sont les deux facteurs qui me forcent à soumettre cette idée, que n’exploitera probablement pas Conte, soucieux de voir sur le plus long terme.

Si on cherche la petite bête, on peut souligner que le Barça a montré des signes inquiétants en seconde période, comme face à Séville ou Valence récemment. Néanmoins, quelques jours après son quart de finale de Ligue des champions, les Blaugrana ont remporté le derby de Barcelone (2-0) grâce à et Messi, mais aussi à Suarez. L’Uruguayen, qui s’efface intelligemment sur le premier but, et qui offre le second, est redevenu le formidable joueur qu’il était à Liverpool. Ce Barça 2015 est différent de ces prédécesseurs de 2006, 2009 ou 2011, mais ferait un beau vainqueur en Ligue des champions. Encore faudra-t-il passer l’obstacle munichois.

S’il y a bien une personne sceptique envers lui, c’est bien moi. Mais face à WBA, et même s’il n’a pas été décisif, Balotelli a enfin livré un match intéressant avec Liverpool (0-0). Déterminé dans les duels, l’Italien était animé d’une volonté de combiner et jouer avec et pour ses partenaires qui n’a jamais été sa marque de fabrique. Si cela ne suffit évidemment pas à sauver sa saison, nul doute que cela lui a permis de marquer des points auprès de son entraineur, en vue de cette fin de saison.

Aubameyang est en pleine forme. Buteur et passeur décisif le week-end dernier, le Gabonais a récidivé face à Francfort (2-0). Joueur le plus souvent titularisé par Klopp en championnat, PEA a battu son total de la saison dernière et affiche 14 buts en Bundesliga. Seuls Meier, Lewandowski et Robben font mieux que lui. Parfois brouillon dans la finition, il a le mérite de provoquer beaucoup de situations dangereuses par ses déplacements incessants. Reus, qui a débuté sur le banc, et Kagawa, déjà buteur le week-end dernier, profitent pleinement de la présence de ce joueur mobile et plus facile à trouver qu’Immobile, qui porte bien son nom, ou Ramos, qui n’a pas franchi le pallier escompté. L’Allemand comme le Japonais se projettent intelligemment dans la surface lorsque leur avant-centre fait un appel sur le côté, comme sur le second but inscrit par Dortmund.

Fatalement, quand deux équipes aussi ambitieuses dans le jeu s’affrontent, on a droit à une flopée d’occasions franches. Séville a battu le Rayo Vallecano (2-0) dans un match qui aurait pu voir le tableau d’affichage prendre des proportions bien plus grandes, sans les mauvais choix de Kakuta ou la maladresse de Reyes et Gameiro. Qu’importe, car ce manque de réalisme ne parviendra pas à atténuer la bonne impression laissée par les deux équipes, qui donnent une super image de la Liga.

Mais aussi

Révélation en Allemagne, Bellarabi continue de faire des siennes avec Leverkusen, même si cela n’a pas suffi face à Cologne (1-1). Hambourg, décidé à ne pas descendre pour la première fois de son histoire, a glané 3 points importants face à Augsbourg (3-2). Une victoire acquise au mental pour une équipe qui a vu mené 2-0 avant de se faire rejoindre, puis s’adjuger la victoire de belle manière. Quatrième victoire consécutive en Premier League pour Leicester, qui croit plus que jamais au maintien. Face à Burnley, les joueurs de Pearson ont été chanceux avec un penalty concédé et envoyé sur le poteau, et surtout un but contre son camp venu de nulle part (1-0). De son côté, Schmeichel s’est distingué avec plusieurs arrêts énormes, faisant honneur ce week-end à son glorieux patronyme. Enfin, il y a des joueurs qui marquent peu, mais qui n’en mettent que des beaux. Adam en fait partie, offrant à Stoke City le match nul en nettoyant la lucarne de Sunderland (1-1).

Et le pire…

Aston Villa va se faire peur jusqu’au bout dans la lutte pour le maintien. En déplacement sur le terrain d’un Manchester City en plein doute, les hommes de Sherwood ont manqué une belle occasion de prendre un point (3-2) qui aurait pu s’avérer précieux au moment de faire les comptes. Guzan, qui ouvre l’ouverture du score au champion en titre, peut notamment s’en vouloir. Encore buteur, Aguero, seul Citizen à son véritable niveau tout au long de la saison, doit encore se demander pourquoi il n’a pas fait partie des nommés pour le titre de meilleur joueur de Premier League.

Avec 2 victoires sur ses 10 derniers matchs toutes compétitions confondues, il devient difficile de nier qu’il y a un problème à la Roma. Battus sur la pelouse de l’Inter Milan (2-1), les hommes de Garcia, qui ne pensent plus à mettre la pression sur la Juventus, et qui ont vu la Lazio leur passer devant, vont même devoir réagir au plus vite pour ne pas céder sa place sur le podium à Naples, qui revient bien. Toujours aussi peu tueuse devant le but adverse, l’équipe de la Louve a laissé des boulevards à son adversaire, notamment Icardi qui a eu un nombre inquiétant de situations de tir. Et pour ne rien arranger, les coéquipiers de Totti devront gérer un derby romain de feu lors de l’avant-dernière journée…

Surpris à deux reprises sur corner face à Mayence (2-0), Schalke n’a plus gagné depuis son élimination en Ligue des champions, soit une série de 6 matches. Une réaction urgente est nécessaire, pour assurer au moins une place en Ligue Europa, et convaincre les cadres et espoirs de cette équipe de rester l’an prochain. Car sur le papier, si l’effectif est évidemment inférieur à celui du Bayern Munich, il est comparable à ceux de Leverkusen, Wolfsburg, Dortmund ou ‘Gladbach.

Heureusement que Newcastle avait un matelas confortable pour ne pas craindre la descente. Car depuis le mois de mars, l’équipe qui compte 6 joueurs français dans son effectif reste sur un bilan catastrophique de 7 défaites consécutives, 16 buts encaissés et 4 marqués… Face à Swansea (2-3), la défense des Magpies a encore brillé par son manque de solidité, 2-3 passes réussies suffisant aux adversaires pour se procurer une occasion nette. A ce niveau-là, cela devient presque gênant.

En Italie, la Juventus a concédé sa troisième défaite de la saison en championnat, profitant de la confortable avance sur la concurrence pour faire souffler quelques cadres. Pas sûr que ça soit du goût des tifosi, puisque ce revers a été subi lors du derby de Turin (2-1)… Pirlo, buteur sur coup franc, aurait pu doubler la mise si le poteau ne l’avait pas contrarié. Pas de quoi s’inquiéter néanmoins pour le leader, qui a manqué beaucoup d’occasions et qui ne souffrira pas autant de malchance chaque week-end.

Humilié face à un Everton parfait dans l’agressivité et le harcèlement (3-0), Manchester United enchaine une seconde défaite consécutive après le revers face à Chelsea le week-end dernier. Eteints par le carré magique défensif d’Everton, constitué de Jagielka-Stones-Barry-McCarthy, les Red Devils n’ont jamais été en mesure d’inquiéter Howard et ont réalisé la mauvaise opération du week-end. L’équipe semble dépourvue de solutions en l’absence de Carrick. Et c’est inquiétant de voir que le milieu anglais, parmi les joueurs européens les plus intelligents, puisse à ce point conditionner la prestation de son équipe, même si rien ne garantit qu’il aurait fait gagner United ce week-end. En tout cas, Everton a enfin montré ce que pouvait produire ces supers joueurs quand ils étaient motivés, de quoi donner encore un peu plus de regrets à des fans qui n’ont pas vécu une saison de rêve, loin de là.

Mais aussi

Lanterne rouge de Liga, Cordoue souffre d’un cuel manque d’efficacité. Ce week-end, cette lacune a encore pénalisé la plus mauvaise attaque espagnole, défaite face à Bilbao (0-1) malgré une flopée d’occasions franches. Révélation de la saison en Premier League, au même titre que Kane, Austin a raté un penalty qui aurait offert la victoire à QPR face à West Ham (0-0) et surtout rapporté 3 points primordiaux pour croire encore au maintien. Deuxième défaite de suite pour Crystal Palace, cette fois-ci face à Hull City (0-2). Le maintient quasi-assuré, l’équipe de Pardew se relâche peut-être inconsciemment. D’un côté, si on retire à Sanogo les rares buts qu’il inscrit… Match intense mais trop fermé entre Arsenal et Chelsea (0-0), qui cherchait clairement le nul, comme en attestent les scènes de joie qui ont suivi le coup de sifflet final. Rien à voir avec Gladbach et Wolfsburg, qui ont joué la gagne et se sont créés beaucoup d’occasions, même si le score ne le reflète pas (1-0).

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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