Restons connectés

Tour d’Europe : rien n’est encore joué en Liga, la Lazio en feu

Tour d'Europe

Tour d’Europe : rien n’est encore joué en Liga, la Lazio en feu

La Liga peine à couronner son champion, et c’est tant mieux. En Italie, le Torino accroche la Juventus et joue un bien mauvais tour à son voisin honni. Bourdes de gardien et de défenseur, buts sur hors-jeu, lucarnes à droite ou à gauche, il y en a eu pour tout le monde ce week-end.

Le top du week-end : Real Madrid, des remplaçants au top

Certes, ce n’était que Grenade en face. Et oui, c’est plus facile quand dans l’équipe B, il y a des internationaux. Il n’empêche : dans un match capital pour le titre, Zidane a fait tourner son équipe, Sergio Ramos et Casemiro étant les seuls titulaires. Cela a été un pari gagnant pour l’entraineur madrilène, de façon tout sauf anodine : le Français réussit à garder tout son groupe concerné, ce qui explique que tous répondent présents quand on les sollicite. James et Morata, auteurs d’un doublé chacun, en attestent, tout comme Coentrao et Danilo, très offensifs sur leurs ailes. Quand on voit le faible apport de Gomes, Alcacer ou Arda Turan au FC Barcelone, alors qu’on parle de joueurs qui étaient des cadors de la Liga, on ne peut que souligner l’excellente gestion de son groupe de Zizou.

Le flop du week-end : l’AC Milan n’a plus rien de grand

Il y a encore 10 ans, la Roma ne se serait pas déplacé sans peur à San Siro pour affronter l’AC Milan. Aujourd’hui, elle peut repartir en étrillant les Lombards, sans que cela ne porte à contestation. Alors certes, le double une-deux sur le premier but de Dzeko est super. Mais la différence de niveau entre les 2 formations nous a attristé, tant on s’attend à mieux venant de joueurs qui portent ce blason. Le pire est que si Salah n’était pas d’humeur à tuer des pigeons, ou que Donnarumma n’était pas si bon, on aurait eu un score de tennis. Comble du mauvais goût, Spalletti a choisi de ne pas faire entrer un Totti pourtant acclamé par le public adverse. Une soirée à oublier pour les nostalgiques.

Ce qu’on a vu ce week-end :

  • Une course-poursuite entre Cologne et Werder avec un excellent Bartels. Malheureusement pour lui, il y avait Modeste en face
  • David Silva se balader tranquillement entre les joueurs de Crystal Palace, à la façon d’un Steve Nash de la belle époque

  • Arribas se trouer de façon gênante avec La Corogne, offrant à Baptistao l’ouverture du score pour l’Espanyol

  • Mertens marquer 2 buts et faire une passe décisive face à Cagliari. Oui, le Belge a les mêmes stats ce week-end que Jimmy Briand
  • Reus marquer encore (sur une position de hors-jeu). Face à Hoffenheim, il a encore montré qu’il était précieux quand il jouait. Dommage qu’il ne le fasse pas plus souvent
  • Ayew déposer en marchant la balle sur la tête de Llorente, et voir une belle reprise toucher le poteau face à Everton. Quand il se décide à jouer, le petit Jordan est intéressant. Dommage que ça ne soit pas plus souvent pour Swansea

  • Sandro tirer 150 fois sans marquer face au Celta Vigo… Et quand il obtient un penalty, c’est Recio qui lui pique le ballon et transforme. Son abnégation sera finalement récompensée dans les arrêts de jeu, pour le 3-0 de Malaga
  • Handanovic encore encaisser un but sur lequel il ne pouvait rien, face au Genoa. Samir, si tu en as marre de la défense de l’Inter, viens au PSG, ils cherchent un gardien
  • Un double contact de Bernat magistral sur son but face à Darmstadt avec le Bayern Munich. Iniesta ne l’aurait pas renié

  • Mourinho a dit que c’était la première fois que les fans d’Arsenal étaient heureux après un match face à une équipe qu’il dirige. C’est aussi la première fois qu’une formation dont il est en charge est à ce point inférieure à celle de Wenger…
  • Théo offrir la victoire à Alavés face à Bilbao d’une frappe puissante. En voilà un qui veut attirer l’oeil du sélectionneur
  • Borja sur la passe décisive du premier, et Bernardeschi sur la finition du second : la Fiorentina a fait dans l’esthétisme face à Sassuolo. Le romantisme n’est pas mort

  • Kittel réussir un sombrero puis marquer de façon acrobatique face à Leverkusen. La joie aura 5 minutes, le temps pour le Bayer d’égaliser face à Ingolstadt

  • Tottenham n’a pas craqué à West Ham, ils sont juste tombés sur un excellent Adrian dans les buts des Hammers
  • Un récital du Barça et de Messi face à Villarreal. L’Argentin casse des reins et marque sur une Panenka. De l’autre côté, Bakambu montre encore comment il faut prendre la profondeur : un modèle à suivre
  • La Lazio pulvériser la Sampdoria sur un score de 7-3 avec un Keita Baldé encore trop rapide pour ses adversaires. Si en plus, il se met à donner du caviar comme sur le dernier but, il va aller très loin

  • Niederlechner marquer sur un pointu puis sur un penalty face à Schalke, mais aussi et surtout réussir un match parfait avec Fribourg : appels dans le bon timing, bonnes passes, prises de balle réussies : la totale

  • Ntep louper l’immanquable, avant de laisser tout le monde sur place et offrir un caviar à Gomez face à Francfort. Ou comment résumer le pire et le meilleur du Français de Wolfsburg
  • Werner profiter d’une incroyable bévue du gardien du Hertha Berlin pour marquer. Le buteur de Leipzig n’a pas besoin de ça
  • Higuain permettre à la Juventus de ne pas perdre le derby de Turin, ou comment se faire adopter par son public. C’est presque dommage, car le coup franc de Llajic valait bien les 3 points

Il a fêté son anniversaire ce week-end

On lui prédisait un avenir doré, tant il avait des prédispositions uniques. est aujourd’hui joueur de Bordeaux… Talent brut jamais exploité correctement, pas suffisamment bien encadré, le Girondin symbolise, comme ses potes du fameux cru 1987, le gâchis du football français. Dommage, car il avait clairement les moyens de devenir un joueur majeur de l’équipe de France.

Rapide, technique, adroit face au but, Ménez était clairement en avance sur son temps. Sa première saison au PSG, où il régale aux côtés de Nenê et Pastore, ou sa première saison à l’AC Milan, où il porte à lui seul les Rossoneri, ne sont que 2 belles parenthèses d’une carrière au goût amer. Quand Zlatan déclare que le meilleur joueur français est Ménez, cela en dit long sur ce qu’il aurait pu devenir. Et le pire est que ce potentiel entrevu restera source d’autant de fantasmes que de regrets…

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi, je vous invite donc à me donner votre opinion.

... à lire dans Tour d'Europe

Populaire

Newsletter PKFoot

Une fois par semaine, le lundi midi.

Inscription confirmée

Une erreur s'est produite.

Dernier tutoriel

Devenez rédacteur sur le blog foot PKFoot.com
Retour