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Tour d’Europe : Manchester City monstrueux, la Bundesliga en folie

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Tour d’Europe : Manchester City monstrueux, la Bundesliga en folie

Le week-end a été particulièrement bien rempli en Europe. En Allemagne, la folie s’est emparée de la Bundesliga, avec des matches au scénario complètement dingues. L’Angleterre a vu Manchester City conforter sa suprématie domestique cette saison, tandis que les gros bras ont gagné en Italie.

Les matchs du week-end

En Allemagne, les âmes sensibles auraient bien fait de s’abstenir de suivre la Bundesliga ce week-end. Car ce n’est pas un match, mais bien 3 confrontations qui ont rendu fou le public, entre Augsbourg qui refait son retard de 2 buts face à Fribourg dans le money time, Schalke qui refait également un retard de 2 buts face à Francfort dans les 10 dernières minutes du match, et Mayence qui égalise dans les arrêts de jeu face au Werder, après avoir souffert d’un retard de 2 unités. Saluons les plus belles réalisations de ces rencontres : Haller marque d’une belle talonnade pour Franfort, et Frei réussit une volée difficile pour Mayence.

C’était un test pour Manchester City, qui devait continuer face à Tottenham sa belle série de victoires, que son voisin n’a pas réussi à endiguer la semaine dernière. Les Citizens s’en sortent haut la main, giflant allègrement des Spurs qui ont pu mesurer l’écart de niveau entre les 2 formations. Relances propres et collectives, jeu au sol, possession : si on excepte les ratés de Sterling, finalement récompensé par un doublé, tout était parfait pour les hommes de Guardiola, bien aidés par un De Bruyne encore au-dessus du lot. L’impression de puissance laissée par ceux qui ont regardé le match est finalement encore plus écrasante que le score en lui-même, pourtant déjà large. Et dire que Kane et Alli auraient pu être expulsés… En cette fin d’année, on voit mal qui peut empêcher cette équipe de devenir championne.

Les hommes du week-end

Dans l’ombre d’Eden, Thorgan est pourtant un joueur brillant. Le numéro 10 de Gladbach s’est amusé face à Hambourg, en ouvrant le score grâce à un contrôle orienté parfait du gauche, qui lui permet de conserver sa vitesse, avant de conclure d’une balle piquée du droit. Le Belge parachève son œuvre par une passe décisive pour Raffael, auteur d’un doublé. Si le Borussia s’est imposé ce week-end, ce n’est pas un hasard.

Stoke City doit l’avoir mauvaise, en grande partie à cause de Lanzini. Au terme d’une action où une faute aurait pu être sifflée en leur faveur, l’Argentin lance une contre-attaque de qualité et obtient un penalty sur une grossière simulation. West Ham ouvre le score, prend en confiance, et laisse son lutin régaler de bien meilleure manière, en offrant 2 caviars de grande classe. On lui préfère largement cet aspect-là.

Derrière Messi et Suarez, le meilleur buteur du Barça est un joueur brésilien, mais ce n’est pas Neymar. Arrivé à la surprise générale en Catalogne, facture une bonne demi-saison, solide à défaut d’être extraordinaire. Auteur de 6 buts en Liga, grâce à son doublé face à la Corogne, le milieu de terrain a été particulièrement opportuniste, au contraire d’un Messi inhabituellement malheureux dans le dernier geste, aussi bien dans le jeu que sur penalty.

Ce qu’on a retenu ce week-end

  • Le Bayern Munich a eu très chaud, mais Akolo n’a pas réussi à convertir le penalty de l’égalisation dans les arrêts de jeu. Sans être brillant, le champion en titre l’emporte face à Stuttgart et continue son bonhomme de chemin.

  • Crystal Palace allait trop vite pour Leicester, dépassé par l’ouragan Zaha. L’Ivoirien a signé un but magnifique, avant d’être à l’origine du but de Sako, non moins splendide.
  • Surprise à Eibar qui se défait de Valence. Les Basques ont su mené le piège parfait : pelouse difficile, petit stade bouillant, de la réussite… On aurait presque dit un tour de coupe !
  • Il suffit de voir la tête déconfite de Spaletti, alors qu’un penalty est sifflé contre l’Inter Milan, pour comprendre que rien n’a tourné pour eux face à l’Udinese. Cette défaite surprise n’a pas empêché Icardi de marquer un nouveau but de renard, comme on les aime.

  • Cologne a profité de la faiblesse de Wolfsburg pour s’imposer. La défense des Loups était aux abonnés absents.
  • Il ne joue que quand il a envie, mais Ozil est capable de différences incroyables. L’Allemand l’a montré en offrant la victoire à Arsenal face à Newcastle d’une splendide volée, pas si facile à cadrer.

  • Séville et Levante auraient pu jouer encore 2 heures sans marquer : leurs gardiens avaient emprunté la baraka de Jérôme Alonzo.
  • Naples a logiquement déroulé face au Torino, Hamsik profitant de l’occasion pour rentrer encore un peu plus dans l’histoire du club en égalant le nombre de buts inscrits par Maradona. Llajic et Belotti ont bien combiné pour réduire le score, mais leur duo a été insuffisant.

  • Un but sur cafouillage, un autre du genou, un bijou de Doucouré qui concède ensuite un penalty bêtement, un attentat de Deeney qui lui vaut un carton rouge : le grand n’importe quoi du week-end a profité à Huddersfield, tombeur de Watford.
  • Dortmund se reprend peu à peu, et remporte au courage une victoire face à une équipe coriace d’Hoffenheim. Le chemin est long pour le Borussia, mais c’est de bon augure, surtout quand le joyau Pulisic exprime ainsi ses qualités.

  • C’est un but de contorsionniste qui a permis à Fornals d’offrir la victoire à Villarreal sur la pelouse du Celta Vigo. Il faut une belle maitrise de son corps pour marquer de la tête de cette façon.
  • Perotti peut remercier le ciel que Fazio ait donné la victoire à la Roma sur le fil, face à Cagliari. La nonchalance avec laquelle il rate son penalty relève presque de la faute professionnelle…

  • La course-poursuite entre Hanovre et le Bayer Leverkusen a été passionnante. D’un point de vue du jeu, les défenses ont été défaillantes, mais qu’importe : nous sommes spectateurs, et pas coaches. C’est le football un peu fou qu’on aime !
  • On ne veut pas retirer le mérite d’Alonso sur ce coup franc, mais est-ce normal que Forster ait besoin d’autant de temps pour s’allonger ? Chelsea en profite pour venir à bout de Southampton, trop timide pour entreprendre quoi que ce soit.
  • Même en 2025, il continuera de servir son Atlético. On exagère, mais en marquant son premier but de la saison en Liga, Torres a permis aux siens de profiter du faux-pas de Valence et de battre Alavés, dans un match fermé.

  • Vérone a déroulé assez facilement face à l’AC Milan, qui a été d’une rare faiblesse. Pourtant, les Milanais disposent sur le papier d’une belle équipe, mais rien ne va, malgré le changement d’entraineur.
  • En marquant sur une très belle tête face à WBA, Lukaku a donné des arguments malgré lui à ses détracteurs, qui assurent que le joueur de Manchester United marque uniquement face aux petites écuries.

  • Mené de 2 buts à 10 minutes de la fin, Las Palmas a fini par égaliser face à l’Espanyol Barcelone. Cocorico : c’est Rémy qui redonne espoir aux siens, profitant d’un travail colossal de Toledo sur l’action.
  • Le Charo a frappé ! Matuidi a inscrit son premier but en Série A avec la Juventus, suffisant pour parachever le succès de la Vieille Dame sur la pelouse de Bologne.

  • Le festival de Liverpool a permis de montrer, pour ceux qui en doutaient, que Coutinho et Salah étaient beaucoup trop talentueux pour être contenus par une défense comme celle de Bournemouth. Les 2 compères ont régalé ce week-end.
  • Matri n’est pas le meilleur attaquant d’Italie, mais sur le but qui offre la victoire à Sassuolo sur la pelouse de la Sampdoria, il réussit un vrai geste d’avant-centre. Chapeau l’artiste.
  • Entre l’Atalanta et la Lazio, on a pu se régaler : combinaisons rapides, jeu offensif inspiré et ouvert, talent dans la finition… C’était vraiment une belle publicité pour le football italien. Si ce même match a lieu entre la Juventus et Naples, on en parlerait des semaines et des semaines.

Il a fêté son anniversaire ce week-end

Peut-on être une des références à son poste sur les dernières années en cumulant moins de 40 sélections ? Oui, quand on s’appelle . L’Italien ne sera jamais cité spontanément par les fans comme un des meilleurs de sa génération, puisque Buffon s’est emparé du cœur des moins de 30 ans, laissant quelques miettes à Toldo pour ceux qui ont suivi l’Euro 2000, tandis que les plus anciens ne jurent que par Zoff. Pourtant, Pagliuca mérite d’être dans le top 10 des portiers transalpins.

Deuxième joueur comptant le plus d’apparitions en Série A, derrière l’intouchable Maldini, Pagliuca a fait partie de la folle équipe de la Sampdoria du début des années 90, qui avait gagné Série A, Coupe des vainqueurs de coupe, et avait même atteint la finale de la Ligue des champions. Avec l’Italie, il a réussi 2 belles campagnes en Coupe du monde, atteignant la finale 94 durant laquelle il repousse un penalty lors de la séance de tirs aux buts, alors qu’il avait mal débuté la compétition en étant expulsé au premier tour. Il retardera également l’échéance face à la France, se montrant infaillible face aux offensives de Zidane et consorts, et arrêtant la tentative de Lizarazu dans la séance de tirs aux buts. Opposé à Peruzzi en sélection, ce qui explique son faible nombre de capes internationales, il connaitra la même chose en club, à l’Inter Milan, qu’il quitte après avoir gagné la Coupe UEFA. Doté d’excellents réflexes sur sa ligne et très bon dans les airs, Pagliuca ne laissera pas dans les mémoires collectives la place qu’il mérite dans le panthéon du football transalpin. Et c’est bien dommage.

 (c) image à la Une : The Football Times

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Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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