Tour d’Europe : Manchester United piège Chelsea, Sirigu toujours vivant

Manchester United sans Ibrahimovic, Sirigu qui en prend 3 mais qui brille quand même, un Bayern inoffensif, Kompany de retour… C’était un peu n’importe quoi ce week-end.

Le top du week-end : un derby milanais de feu

Disputé à midi pour l’audience asiatique, le derby de Milan sous pavillon chinois a tenu toutes ses promesses en termes de suspense. Si ce n’est plus une affiche pour le titre, le match a ravi les nostalgiques, qui ont profité d’une rencontre ouvert et spectaculaire. Alors qu’ils concédaient pléthore d’occasions, majoritairement créées par Deulofeu et Suso, les Nerazzuri ont marqué 2 buts coup sur coup avant la pause. Et alors qu’ils auraient pu achever leur adversaire, ce sont finalement les Rossoneri qui ont pu égaliser à la 97e minute, alors que le temps additionnel affiché était de… 5 minutes. Qu’importe pour les 2 formations, insatisfaites par ce point du match nul, on a vibré et aimé le derby, et on espère revoir bientôt ces 2 équipes compétitives sur la scène européenne.

Le flop du week-end : no Lewandowski, no party

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Sur la pelouse du Bayer Leverkusen, le Bayern Munich a été incapable de convertir la moindre de ses très nombreuses occasions. Il serait facile de blâmer Müller, maladroit en l’absence de Lewandowski, lui qui d’habitude est si infaillible. Mais c’est collectivement que les Munichois ont flanché, puisque tous ont raté une belle opportunité, d’Alaba à Lahm, en passant par Coman et Vidal. Vu les sauvetages miraculeux du Bayer, peut-être que le Polonais n’aurait rien pu faire. On en doute quand même. Car sur cette quadruple occasion de la demi-heure de jeu, qui termine par un sauvetage de Toprak, on se dit qu’avec un Lewandowski dans les parages, la conclusion aurait été toute autre…

Les faits du week-end

Aujourd’hui, il est préférable de jouer à Tottenham qu’à Arsenal ou Liverpool. Les Spurs, faciles vainqueurs de Bournemouth (4-0), s’apprêtent à membres réguliers du podium anglais. Et quand on voit la complicité entre Kane et Son, on ne peut que s’en réjouir.

Profitant du hors-jeu passif, Reus a marqué sur une Madjer pour son retour. Sokratis n’était pas en reste, puisqu’il signe un but magnifique suite à une belle feinte. Dortmund renoue avec la victoire (3-1) face à Francfort, dans un contexte évidemment un peu étrange. Comme à son habitude, Dembélé a été brillant.

Sur son premier but face à Las Palmas (5-1), Aduriz nous gratifie d’une première touche parfaite pour éliminer subtilement le gardien adverse. Benjamin Button de Bilbao, le goleador n’est pas le plus rapide, mais sa science du placement est précieuse. Et à quoi bon aller vite soi-même quand on a un partenaire comme Williams ?

Alors que le score est de 1-1, De Rossi voit de peu sa magnifique reprise acrobatique toucher le poteau. Comme Nainggolan peu après, qui atteint la barre transversale, le capitaine romain voit les siens abandonner tout dernier espoir de titre face à l’Atalanta.

Arnautovic ou Shaqiri peuvent marquer de supers buts, on ne retiendra toujours que celui de Crouch, face à Hull City (3-1). Et comment le géant de Stoke a-t-il marqué ? De la tête, évidemment.

Trop rapide pour Fribourg, Werner s’est régalé avec Leipzig (4-0). Malheureusement, un supporter décèdera pendant le match.

Si l’Atlético l’a logiquement emporté face à Osasuna (3-0), avec un Carrasco efficace et un Correa insaisissable, Sirigu n’a pas démérité. Auteur d’une belle intervention sur Torres, il repousse notamment 2 penaltys en fin de rencontre.

Parti seul en contre, entouré par 4 défenseurs, Belotti a obtenu et transformé un penalty face à Crotone (1-1), rappelant sur cette action qu’il était un crack. Entouré par Mertens et Insigne, ou par Suso et Deulofeu, il ferait un malheur…

Heureusement pour lui qu’Everton gagne face à Burnley (3-1), car on a encore du mal à voir l’intérêt de Robles d’aller concéder un penalty alors que son adversaire est dos au but et excentré… Avoir Barkley ou Lukaku comme coéquipiers permet de relativiser un peu ses erreurs.

Eviter la relégation mathématique dans les arrêts de jeu face à Schalke, c’est plutôt pas mal, non ? C’est ce qu’a réussi Darmstadt (2-1), qui a repoussé l’échéance, et fait rêver son public l’espace d’une rencontre.

Pour répondre à la belle ouverture du score de Gijon, Isco a choisi de danser entre plusieurs défenseurs avant de nettoyer la lucarne. Auteur d’un doublé, l’Espagnol permet au Real Madrid de l’emporter (3-2), et nous fait surtout regretter qu’il ne soit pas plus souvent titulaire.

Sur sa réalisation face au Chiévo Vérone avec Cagliari (4-0), Sau fait une petite démonstration de ce qu’un bon jeu de jambes peut apporter, faisant danser son vis-à-vis. Dommage pour lui, car si c’était Neymar, on verrait le but en boucle sur les réseaux sociaux.

Talentueux, c’est pourtant à l’abnégation que Capoue est allé chercher le but de la victoire de Watford face à Swansea (1-0), allant arracher le ballon au dernier défenseur, puis en suivant l’action suite à sa première tentative relâchée par le gardien adverse. Chapeau !

A l’origine des 2 buts de Messi puis buteur face à la Real Sociedad (3-2), Alcacer a réussi son meilleur match sous le maillot du FC Barcelone. Tant mieux, car on préfère voir l’ancien joueur de Valence sur la pelouse plutôt que sur le banc.

Il fallait qu’il marque face à la Lazio chère à son père. Simeone signe une jolie tête, dans une position peu évidente, pour l’ouverture du score du Genoa face à la Lazio (2-2). On ne dit pas ça uniquement parce qu’on apprécie son Cholo de paternel : il a clairement de l’avenir.

Quel talent ! Face à Chelsea rendu inoffensif par un dispositif solide de Manchester United, Rashford a fait vivre le martyr à l’arrière-garde des Blues (2-0). Buteur, le jeune espoir mancunien a notamment donné le tournis à plusieurs reprises à David Luiz.

Ce n’était pas évident qu’il marque sur un angle aussi fermé, mais pourquoi aucun défenseur ne fait opposition à Dani sur le second but du Bétis Séville (2-0) ? La dernière fois qu’on a vu ça, c’est lorsque Digne défendait avec la Roma face au Real Madrid…

8 secondes, c’est le temps qu’il a fallu pour que Pescara tente sa chance. Pas de quoi inquiéter la Juventus, qui l’emporte (0-2) mais perd Dybala dans le même temps. Muntari avait envie de découper du joueur, et il a fallu que ça tombe sur le talentueux argentin…

Buteur face à Southampton (3-0), on a retrouvé une trace de Kompany. Dommage pour Manchester City que son physique ne le laisse pas tranquille plus souvent, car il est intrinsèquement le meilleur défenseur d’Angleterre.

Encore buteur face à l’Udinese (3-0), Mertens a réussi un contrôle orienté parfait pour frapper avant que le défenseur ne revienne sur lui. Et c’est Naples qui fait la bonne affaire du week-end en Italie ce week-end.

Il a fêté son anniversaire ce week-end

D’Alessandro ? En Europe, seuls les supporters de Wolfsburg et Saragosse en ont un vague souvenir. Pour le reste, il faut être un sacré connaisseur ou un joueur de Football Manager pour se rappeler ce meneur de jeu argentin, qui a fait partie de la liste des potentiels futurs Maradona, à l’instar d’Ortega, Aimar, Saviola et bien sûr Messi.

Dribbleur au centre de gabarit bas, le gaucher brillant de River Plate devait confirmer en Europe. Mais comme beaucoup avant lui, il s’est reposé sur ses inspirations, qui par définition ne pouvaient être régulières. Indiscipliné, le numéro 10 a réalisé à de trop rares occasions les différences que son talent lui permettait. C’est vraiment dommage, car il avait vraiment les moyens de faire une carrière plus marquante. Jamais suffisamment bien entouré sur le terrain, il aurait pourtant pu faire de très belles choses au sein d’une bonne formation.

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