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Tour d’Europe : Messi au top, Ibra en difficulté

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Tour d’Europe : Messi au top, Ibra en difficulté

Héros oubliés et joueurs mal considérés, on fait le tour d’Europe des faits marquants, tout en n’oubliant pas nos grands classiques, à base de Messi hors-norme et de pénalty d’Ibra.

Le héros du week-end : Mertens, un joueur qui a du chien

Dans un match qui pourrait s’avérer capital au moment de faire les comptes, Mertens a été d’une diabolique précision sur la pelouse de la Roma (1-2). Si Naples n’a pas encore doublé le club de la Louve, le Belge a fait preuve d’une efficacité froide, via une balle piquée en pleine course, puis à la réception d’un centre d’Insigne. On ne sait pas pourquoi il a mimé un pipi de chien, mais il a bien mordu son adversaire du jour là où ça fait mal. Plus habitué à casser des reins via ses dribbles, le lutin s’épanouit comme jamais en tant que faux numéro 9.

Le zéro du week-end : Old Trafford n’a pas rêvé

Manchester United avait une belle opportunité de mettre la pression sur le haut du tableau, mais a complètement foiré son match. Ibrahimovic, s’il signe bien 2 belles remises de la tête qui auraient pu être des passes décisives, rate surtout 2 énormes occasions, avant de voir son penalty repoussé par un Boruc en feu, tout en évitant le carton rouge après un coup de coude violent, certes pour se venger car on lui marche au visage, mais tout de même inapproprié. Pogba a réussi une ouverture mal conclue par Rooney : toutes les autres étaient trop longues et ont fini dans les mains du gardien adverse. Surtout, il rate complètement la balle de match, à 2 reprises. Artisans habituels des succès mancuniens cette saison, les stars ont flanché, et le collectif de Mourinho a été trop stérile (1-1). Dommage, car il y avait clairement la place, avec cette seconde période jouée en supériorité numérique.

Les faits du week-end

Comme un grand, Townsend a récupéré le ballon au niveau de sa surface, a remonté tout le terrain, et a cassé des reins via ses passements de jambes avant de conclure. Si c’est Messi ou Ronaldo, on en parle une semaine. Là, comme c’est le but du KO entre WBA et Crystal Palace, tout le monde s’en fout (0-2).

https://twitter.com/FordeHaveMercy/status/838330919413039104

L’altruisme, c’est la qualité principale d’Oztunali, peut-être aussi la raison pour laquelle il est si peu médiatisé. Le jeune espoir s’éclate à Mayence, et a mis tout Wolfsburg sur les fesses sur un fantastique rush, conclu par un caviar pour Cordoba qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond (1-1).

Sacrée course-poursuite entre le Bétis et la Real Sociedad (2-3) avec tout ce qu’on aime : de l’action, du suspense, quelques buts magnifiques et un Xabi Prieto qui va peut-être offrir l’Europe à son club de toujours en fin de saison.

Match paradoxal pour Bacca, qui a certes inscrit un doublé grâce à son opiniâtreté, mais qui a connu de nombreux loupés, dont un penalty dans les nuages, lors de la victoire de l’AC Milan face au Chievo Vérone (3-1).

Capable du pire comme du meilleur, Arnautovic a choisi de montrer son plus beau visage face à Boro, pour offrir la victoire à Stoke (2-0). Ce contrôle et ce calme pour éliminer le gardien et marquer, sur l’ouverture du score, c’est clairement du grand art.

Ils sont chiants les hipsters qui regardent peu le foot, mais affirment que la Bundesliga, c’est génial, mieux que la très markétée Premier League. Mais comment leur donner tort après avoir vu Hoffenheim offrir un joli feu d’artifices à son public face à Ingolstadt (5-2) ?

Sans Ronaldo et Bale, Benzema a été prépondérant sur la pelouse d’Eibar (1-4) avec un doublé plein d’opportunisme, une passe décisive pour James, et en étant à l’origine du dernier but. Le Français remet les siens dans le bon sens.

On aurait pu en faire le héros du week-end. Avec un triplé salvateur face à Palerme, Belotti a offert la victoire au Torino (3-1) tout en confirmant qu’il est probablement l’attaquant italien de demain. Opportuniste, juste dans ses déplacements, il ferait un malheur dans un club plus huppé. Et dire que personne ne parle de lui…

Le football offensif, c’est la joie, c’est aller de l’avant, permuter, combiner… Fuchs et Vardy, qui ont mis à deux la défense de Hull à plat ventre, peuvent en témoigner. Et Leicester a livré un match plus conforme à son statut de champion (3-1) avec également un beau but de Mahrez.

La lucidité d’éliminer le gardien, puis celle pour piquer tranquillement le ballon : en 2 buts face à Francfort, Niederlechner a montré aux attaquants en herbe comment se comporter face au gardien, tout en offrant la victoire à Fribourg (1-2).

Si miracle il y a face au PSG, cela passera forcément par Messi, énorme face au Celta Vigo (5-0). Dans son sillage, a marqué sur un subtil lob, alors que Sergi Roberto s’est offert une chevauchée digne du plus célèbre de ses coéquipiers.

Intermittents cette année, Perisic et Banega étaient bien réveillés face à Cagliari (1-5). Pour Icardi, pas de soucis. Tête de lard, parmi les joueurs les plus détestés d’Italie, l’Argentin n’a aucun problème de régularité.

Mis au placard, puis revenu sur le devant de la scène sur un concours de circonstances, Agüero ne fait pas d’état d’âme, et continue à décanter les situations pour Manchester City, comme face à Sunderland (0-2). L’Argentin, parfois tancé par Guardiola pour son manque d’efforts défensifs, reste fabuleux dans la surface de vérité.

On ne s’ennuie que rarement à un match de Dortmund ou du Bayer Leverkusen : fatalement, leur confrontation a été spectaculaire (6-2). Dembélé a une nouvelle fois fait preuve de beaucoup de facilité dans ses prises de balle, alors qu’Aubameyang, bien que buteur, connait toujours plus de déchet qu’avant la CAN. A lui de se retrouver en Ligue des champions.

Tout va bien pour Griezmann, qui a mangé Valence avec l’Atlético Madrid (3-0), d’abord en étant à l’origine puis à la conclusion de l’ouverture du score, bien aidé par un appel tranchant dans un parfait timing, puis en étant opportuniste pour conclure. Surtout, le Français a été intenable, réussissant quelques sucreries balle aux pieds.

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Bougé comme un petit garçon sur l’ouverture du score, Bonucci a égalisé d’une tête rageuse face à l’Udinese (1-1). L’orgueil, ça peut toujours servir en foot.

Dans cet énorme bordel entre Watford et Southampton (3-4), on a bien compris que Gabbiadini souhaitait avoir le titre de meilleure recrue de l’année en n’ayant fait que 6 mois, et qu’Okaka représentait les joueurs corpulents suite au retrait de Darcheville. Les 2 idées sont sympas.

Cologne s’est battu avec ses armes, mais a cédé face au réalisme du Bayern Munich (0-3), dominateur en seconde période. Sur le dernier but, la prise de balle de Thiago rappelle un talent que doit regretter le FC Barcelone, sans idée pour remplacer

Quand on voit Immobile, auteur d’un doublé à Bologne (0-2), on se demande comment il arrive à être toujours démarqué. Les défenseurs sont-ils bêtes, ou le buteur de la Lazio est-il malin ? On opte pour la seconde option, en faveur de la résurrection de la saison en Italie.

Certes, rien ne dit qu’avec Sanchez titulaire, Arsenal aurait forcément gagné à Anfield. Mais puisque les Gunners ont perdu (3-1) et que leur réveil coïncide avec l’entrée en jeu du Chilien, on peut se demander pourquoi Wenger ne l’a pas fait débuter. Pour remonter le Bayern Munich ? De quoi être qualifier de doux rêveur par Paul Le Guen.

Un exemple où le talent individuel transcende le collectif ? Il vous suffit de regarder le second but de Gladbach face à Schalke (4-2), on a rarement vu une action aussi fluide cette année !

Habitué au luxe parisien, Sirigu peine en Liga, où Osasuna a à nouveau pris le bouillon, cette fois sur la pelouse de Las Palmas (5-2). Surtout, l’Italien ne brille pas, puisqu’il est loin d’être irréprochable. Et entre encaisser un doublé de Jesé, ou ce but gag contre son camp, il y a de quoi déprimer sérieusement…

Combien de buts Kane devra-t-il marquer pour être considéré comme un grand attaquant ? On ne sait pas, mais en attendant, il continue à planter, comme face à Everton avec ce doublé (3-2) dont cette frappe sortie de nulle part. On sait que les stats ont leurs limites, mais il a un ratio similaire à celui d’Henry à Arsenal pour le moment. Voilà, voilà…

Il a fêté son anniversaire ce week-end

Ariel Ortega, symbolise à merveille les différences entre football européen et football sud-américain. L’Argentin, qui a participé à 3 éditions de la Coupe du monde au sein d’une sélection où la concurrence est rude, est un joueur respecté dans son pays, pour sa capacité à improviser et à créer le danger seul. Malgré un talent indéniable, il n’a pourtant jamais réussi de grandes choses sur le Vieux Continent, la faute à un jeu anachronique, qui ne s’incorpore dans aucun collectif. Avec sa dégaine pas possible, Ortega a souvent joué tête baissée, pouvant mettre à terre plusieurs défenseurs, mais aussi devenir un boulet pour son équipe, empêtré dans un jeu trop individualiste. S’il n’a jamais réussi à trouver le bon équilibre entre inspiration individuel et jeu collectif, il était un des derniers représentants d’un football argentin basé sur l’instinct, où se côtoyaient dans la même époque de nombreux artistes, aux antipodes d’un jeu stéréotypé. Malgré toutes ses imperfections, le numéro 10 manque cruellement au football…

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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