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Tour d’Europe : Naples peut y croire, le Barça célèbre Iniesta

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Tour d’Europe : Naples peut y croire, le Barça célèbre Iniesta

Semaine studieuse pour Giroud et Lacazette, beaucoup moins pour Hasebe, Diabaté et Forsberg, expulsés alors qu’ils n’ont absolument pas l’habitude de ne pas terminer un match. Dans le même temps, Naples a gagné le droit de rêver.

Manchester United, ou la stratégie du hasard

Entre Tottenham qui aime imposer un rythme élevé, qui correspond aux profils de Dele, Eriksen, Son et Kane, et Manchester United, qui procède par contre-attaque, la demi-finale de FA Cup a eu le mérite d’être animée. Et ce sont les Red Devils qui l’emportent, sans que ça ne soit totalement volé, mais sans que cela ne soit logique, tant les Mancuniens semblent marquer… au hasard. Utiliser la contre-attaque n’est pas un crime, mais le faire de façon aussi peu cohérente laisse pantois, surtout quand on voit la qualité individuelle des Mancuniens. On ne fait pas le procès de Mourinho, mais on est déçu de ce manque de spectacle, surtout quand on pense aux offensives du Real Madrid de Mourinho, passé expert en contre-attaques plus limpides et rapides les unes que les autres, avec plusieurs buts magnifiques lors du titre de champion d’Espagne, en 2012. Ne pas vouloir jouer comme Guardiola n’est pas grave, ne pas vouloir jouer du tout est plus problématique, et ce malgré la qualification pour la finale.

Ce qu’on a retenu du week-end

  • Francfort doit encore se demander comment l’ouverture du score a pu lui échapper face à Hertha Berlin, avec un Rekik très fébrile en face. Outre la défaite, l’Eintracht perd aussi Hasebe, coupable d’un coup de coude violent, qui ne lui ressemble pas.
  • Dommage que Liverpool ait craqué face à WBA. Tout était parfait jusque-là, avec notamment un nouveau but de Salah, qui a encore fait preuve d’un sang-froid incroyable pour conclure d’une balle piquée.

  • Gérone a eu les meilleures occasions, mais c’est bien l’Espanyol qui l’emporte, grâce à la détermination de Moreno à la finition : une frappe de mule et une balle piquée lui ont permis de s’offrir un doublé.
  • El Shaarawy est un joueur qui divisera toujours, entre sa proportion à se créer des opportunités grâce à sa grande mobilité, et son incapacité à conclure. Contre Spal, la Roma n’en a pas souffert, avec une victoire facile, et beaucoup d’occasions pour son Pharaon.

  • Même si on ne veut pas dévaluer la performance d’Hoffenheim des bouillants Uth et Gnarby, il y a quand même un gros problème avec la défense de Leipzig en ce moment. La nervosité est palpable, comme en témoigne l’expulsion de Forsberg.
  • C’est un but de classe mondiale que Giroud a inscrit face à Southampton. Le buteur de Chelsea a fait preuve d’une lucidité remarquable pour dribbler plusieurs adversaires dans un mouchoir de poche, avant de marquer.

  • Le Barça s’est bien amusé en finale de Copa del Rey face à Séville, avec une manita. On retiendra notamment le beau jeu collectif sur le but de Messi, ainsi que la super feinte d’Iniesta, qui envoie le gardien andalou dans les fraises avant de marquer dans le but vide.
  • L’AC Milan a obtenu beaucoup d’occasions, sans marquer, face à Benevento. Ils l’ont payé cher, malgré l’expulsion de Diabaté. Cela n’enlève rien aux dernières performances abouties du Cheick.
  • Lewandowski veut le beurre et l’argent du beurre. Il a demandé une doublure pour le faire souffler au Bayern Munich, à savoir Wagner. Mais il souhaite aussi marquer toujours plus, quitte à le faire en ne jouant que 30 minutes, comme face à Hanovre.

https://twitter.com/realmadridcf_fr/status/988024954259148800

  • Manchester City a montré qu’il existait un monde entre Swansea et eux. Plusieurs actions de grande classe sont venues donner des allures de triomphe à cette raclée, notamment la frappe surpuissante de De Bruyne, et le but de Gabriel qui profite d’un caviar de Yaya Touré.
  • S’il s’excuse d’avoir marqué face à son ancien club, le but de n’en reste pas moins parfait techniquement, avec une demi-volée dans un timing parfait. Valence concède finalement le match nul face au Celta Vigo.

  • Alors que la Lazio se promenait face à la Sampdoria, il fallait qu’Immobile marque pour que tout soit parfait. L’Italien a donc inscrit un doublé en fin de match, confortant toujours un peu plus son record de buts en Série A.
  • Quitte à être rabat-joie, on n’a pas trop aimé le coup franc de filou de Gladbach face à Wolfsburg. Le Borussia sait tellement bien jouer que c’est dommage d’utiliser ce type de manœuvres.
  • Certains diront que ce n’était que West Ham en face. Il n’empêche, Lacazette a rassuré une équipe d’Arsenal hésitante avec un doublé plein d’envie. Le Gunner prouve match après match qu’il a faim en ce sprint final.

  • Oliveira a réussi un joli coup de tête pour offrir la victoire à Getafe sur la pelouse d’Eibar.
  • Politano a nettoyé la lucarne de la Fiorentina pour offrir la victoire à Sassuolo face à la Fiorentina.

  • Entre Pulisic et Sancho, cela allait beaucoup trop vite pour Leverkusen, balayé par Dortmund. Le Borussia dispose d’une richesse presque inégalée en Europe aux poste d’ailiers et de milieux offensifs.
  • S’il n’est pas le meilleur buteur de Liga, Adrian a quand même réalisé un bel enchaînement contrôle de la poitrine, volée du gauche, pour marquer face à la Real Sociedad avec Malaga.
  • La VAR, ça dénature quand même un peu le football. L’ouverture du score de l’Inter Milan face au Chievo, validée après plusieurs minutes de battement, en est la preuve.

  • Auteur d’une passe décisive et d’un but, Konoplyanka avait démarré superbement avec Schalke, mais Francfort a finalement fait son retard via un coup franc lointain et flottant de Risse.
  • Si c’est un peu un but gag qui donne la victoire à Crotone sur la pelouse de l’Udinese, Faraoni a quand même du mérite de marquer sur un angle aussi fermé.
  • Le match de la dernière chance a vu Naples l’emporter sur la pelouse de la Juventus dans le money time sur un but de Koulibaly, qui a emprunté l’espace d’un instant la détente de Ronaldo. La Vieille Dame garde la main, mais le Napoli a gagné le droit de continuer à espérer un titre de champion d’Italie. Et c’est déjà énorme.

Il a fêté son anniversaire ce week-end

C’est le dernier Ballon d’or humain, qu’il a reçu en 2007 avant l’hégémonie de Ronaldo et Messi. , déjà champion du monde à l’époque, avait signé une saison de toute beauté, notamment en Ligue des champions, où il avait endossé le rôle su sauveur face au Celtic, mais aussi et surtout face à Manchester United, où son niveau de jeu a été tout simplement ahurissant. Sa technique, ses rushs insensés, sa conduite de balle parfaite, et sa finition irréprochable lui conféraient un style à part, d’une rare élégance.

Révélé au Brésil, brillant d’entrée avec l’AC Milan, le Brésilien a malheureusement eu quelques difficultés à garder le même niveau de jeu au Real Madrid, où son duo avec Ronaldo devait entrer dans la légende du football moderne. Son retour en Italie n’a guère été plus fructueux, pas plus que sa rentrée au Brésil, où les quelques fulgurances n’ont pas réussi à faire oublier le joueur formidable qu’il était.

Après quelques saisons à régaler à Orlando, où il a offert à la MLS quelques gestes techniques de grande classe, Kaka a décidé de prendre sa retraite à l’issue de la saison. C’est clairement une page du football moderne qui se tourne.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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