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Le point JEU #14 : OGC Nice, Immobile, et les ajustements de Zidane

Tour d'Europe

Le point JEU #14 : OGC Nice, Immobile, et les ajustements de Zidane

Cette semaine, on a regardé Nice éprouver de grandes difficultés face à Lyon, et Zidane trouver les bons ajustements pour venir à bout de l’Atlético. On salue (comme chaque semaine ou presque) Haaland et Immmobile, on applaudit la virtuosité de Neymar et Thiago Alcantara, mais aussi la faculté à être décisif de Diaby et Nkunku.

Une mauvaise salade niçoise

Match observé : OGC Nice 1-2 Olympique Lyonnais

Le football est parfois étrange. Sur ce match, ce sont Thuram (en perdant un ballon chaud) et Dante (en condédant un penalty) qui plombent Nice, alors qu’ils étaient parmi les seuls joueurs satisfaisants de leur équipe… et Ounas a bien failli être le héros, alors qu’il ratait tout, au point de ne jamais pouvoir passer Marcelo ou Marçal. La lecture du match est un peu différente, et on regrette un peu la mise en place de Vieira en 4-3-3 sur le papier, qui ressemblait plutôt 4-1-4-1 sur le terrain. L’OL avait pourtant beaucoup de failles dans ce 3-4-3 où l’entrejeu était en sous-nombre, mais l’OGC Nice n’a pas su en profiter.

Cornet et Rafael étant dans un rôle de pistons, l’entrejeu lyonnais se résumait essentiellement au double pivot Tousart-Jean Lucas, face au trio Cyprien-Boudaoui et Claude-Maurice. Malheureusement, le premier a trop eu tendance à revenir bas pour assurer une relance propre, alors que Nice alignait une charnière Dante-Danilo dont la qualité de pied est significativement supérieure à la moyenne en Ligue 1. Le second, intéressant pour sa capacité à répéter les courses, a eu trop tendance à lancer des appels en profondeur dès que son équipe avait la balle, alors qu’il manquait de la présence au milieu. Enfin, le troisième n’a rien réalisé sur ce match. Ainsi, et malgré les critiques dont il est souvent victime, on a vu un Tousart à l’aise (sans être extraordinaire) face à l’absence d’adversité… Nice évoluant en 4-1-1-4 sur certaines phases.

Les entrées en jeu de Thuram et surtout de Lees-Melou amélioreront un peu le tout, mais on peut regretter que Vieira n’ait pas fait entré le second nommé lors de la blessure de Cyprien. On comprend le désarroi de Dolberg, obligé de descendre au milieu pour enfin toucher la balle, de surcroît en étant toujours dos au jeu et loin des buts adverses… Alors ce n’est pas forcément de la faute du coach si Claude-Maurice, Ounas (malgré son but magnifique) et Ganago ont été aussi mauvais individuellement, mais son incapacité à réagir tactiquement face à cette équipe lyonnaise, qui n’était pourtant pas du tout impériale, ne pourra pas être caché par un hypothétique temps additionnel supplémentaire qu’il s’est époumoné à demander en fin de match. Avec une formation sans milieu ou presque, et donc une équipe coupée en deux, la seule solution était d’envoyer de longs ballons bien trop faciles à dégager pour Marcelo. Si cela a marché une fois, sur le but d’Ounas, on aurait aimé d’avantage de variété chez ces Niçois qui ne manquent pas de qualités intrinsèques.

P.S : cela s’est un peu mieux passé en championnat, puisque l’OGC Nice a pris sa revanche.

https://twitter.com/citizengq/status/1222995049824366608

Donner des ailes à la pensée

Match observé : Real Madrid 1-0 Atlético Madrid

Il était évident que passer de la première demi-heure du match de Dortmund au derby de Madrid allait engendrer une baisse en spectacle, puisque la rencontre s’annonçait autrement plus serrée. Zidane n’a pas non plus beaucoup aidé avec une composition assez étrange, mettant Isco à gauche, et Valverde – en alternance avec Modric – à droite. Or, ce ne sont pas vraiment des joueurs de couloir : l’Espagnol est toujours aussi fort pour signer un geste technique qui enflamme tout le monde, beaucoup moins pour déborder. L’Uruguayen a un sacré coffre et une belle vitesse, mais il n’a été que très moyen dans ses centres. Enfin, le Croate n’a pas la vivacité nécessaire, et a été stoppé à chaque tentative de débordement. Face à cet échec tactique, c’est donc l’Atlético qui se montrait le plus dangereux en première période, malgré des joueurs pas forcément très inspirés. Seul Sergio Ramos parvenait à se créer des occasions, ce qui n’était pas bon signe.

https://twitter.com/melvin97one/status/1223641268196192259

En bon observateur, Zizou corrigera cette mise en place en faisant entrer, dès le retour des vestiaires, le duo Lucas Vazquez-Vinicius Jr.  Il ne faut pas être idéaliste concernant ces 2 joueurs, qui restent limités dans l’ensemble, avec notamment des lacunes dans le dernier geste. Néanmoins, ils ont le mérite de créer du mouvement, ce qui a forcé l’Atlético à faire un peu plus attention aux couloirs qu’en première période, étirant ainsi leur bloc défensif. Cela a été bénéfique aussi pour les milieux, plus libres que lorsque les Matelassiers pouvaient se concentrer presque exclusivement dans l’axe. Ce n’est pas un hasard si l’unique but vient d’un dédoublement entre Mendy et Vinicius Jr, qui fait preuve sur cette action d’une intelligence de jeu inhabituelle mais particulièrement bienvenue. Le Brésilien, s’il confirme ce bon match, peut avoir un rôle important dans l’animation dans les ailes. Un problème d’autant plus difficile à gérer pour le Real Madrid, qui n’a pas eu la chance de compter sur Hazard, Bale et Asensio en bon état cette saison.

https://twitter.com/MadridTeam_/status/1223721685976866816

Et sinon

  • Titulaire pour la première fois avec Dortmund, Haaland a encore marqué, avec un doublé à la clé face à l’Union Berlin. Le Norvégien a aussi provoqué un penalty, transformé par Reus.
  • Auteur d’un match complet, avec un doublé et une passe décisive, Immobile a régalé face à la Spal. Le buteur de la Lazio a notamment fait danser le gardien adverse sur le second but, affichant une énorme confiance en lui.

  • Malgré le doublé de Caputo face à la Roma, le joueur frisson de Sassuolo reste Boga. L’Ivoirien, passé par Rennes, a remis un bijou, après celui inscrit face à la Roma.
  • Félicitations à Fekir, buteur face à Eibar avec le Bétis.
  • La Bundesliga aime les beaux buts, entre l’exploit personnel de Thiago pour le Bayern face à Mayence, la fusée envoyée par Nkunku pour Leipzig face à Gladbach, ou ce numéro de Diaby, qui régale d’un petit pont avant de marquer face à Hoffenheim, avec le Bayer Leverkusen.

  • Si Messi offre 2 passes décisives à Fati face à Levante, la réciproque aurait pu être vraie avec un peu plus de réussite de l’Argentin à la finition. Peu importe pour le Barça, qui gagne et se découvre un duo complice.
  • Petite surprise à Léganes, victorieux face à la Real Sociedad. Mention spéciale pour Oscar Rodriguez, auteur d’un coup franc magnifique dans les arrêts de jeu.

  • Marquer face à Manchester City : il y a pire comme façon de commencer avec Tottenham. Bergwijn s’est présenté de façon mémorable à son nouveau public. A noter côté français que Lloris a repoussé un penalty, tandis que Ndombele donne une passe décisive à Son.
  • Latéral de Getafe, Suarez signe un but magnifique sur la pelouse de l’Atlhetic Bilbao, où il s’appuie sur 2 partenaires avant de feinter dans la surface et de marquer. Du grand art!
  • Peut-être échaudé par les propos de Delort, Neymar était bien décidé à faire le spectacle face à Montpellier. Le meneur de jeu du PSG a régalé, allant même jusqu’à se diriger vers le buteur de Montpellier pour lui mettre un petit pont. Lorsqu’il joue sérieusement, le Brésilien n’a évidemment pas d’égal en Ligue 1.

Amoureux du beau jeu, je suis un épicurien qui cherche avant tout à voir de beaux moments de football. Mon avis n’engage que moi.

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